Belone senegalensis Cuvier et Valenciennes
Belone senegalensis CuviER et VALENCIENNES, Hist. Poiss. XVIII, 1846, p. 421 ; GÜNTHER, Cat. Fish. VI, 1866, p. 254.
La hauteur du corps est comprise 15 à 16 fois dans la longueur, bec compris, la longueur de la tête 2 fois 3/4 à 3 fois. Le bec fait 1 fois 1 /2 à 2 fois la longueur du reste de la tête. La mandibule est un peu plus longue que la mâchoire supérieure ; elle est garnie comme elle de dents moyennes, très pointues, assez espacées. Il n’y a pas de dents vomériennes. Le dessus de la tête est aplati, strié, horizontal, avec un sillon longitudinal médian plus ou moins écailleux. Le diamètre de l’œil est légèrement inférieur à l’espace interorbitaire, et est contenu 2 fois 1 /2 à 3 fois dans la région postoculaire. Le maxillaire est à demi caché par le préorbitaire quand la bouche est fermée ; il s'étend jusque sous le 1/3 antérieur de l’œil. Le corps est large, subcylindrique, recouvert de petites écailles, minces et caduques. La dorsale débute 2 fois 1 /3 à 2 fois 4/5 plus près de la base de la caudale que de la fente branchiale ; ses rayons antérieurs sont prolongés en lobe. L’anale commence un peu en avant de la dorsale et lui est opposée ; elle se termine à une certaine distance de la caudale. La pectorale, pointue, égale environ la longueur de la région postoculaire de la tête. La ventrale s’insère un peu plus près de la fente branchiale
(1) Il y a lieu de noter que chez les très jeunes spécimens, les 2 mâchoires ne sont pas prolongées en bec, c’est la mandibule qui s’accroît plus vite, de telle sorte que de petites Orphies ont pu être prises pour des Hemiramphes, Poissons chez lesquels, à l’état adulte, la mandibule seule est prolongée.
L’'Hemiramphus Schlegeli Bleeker fréquente, d’ailleurs, l'embouchure des rivières de Gambie, de Casamance et de Guinée.
que de l’origine de la caudale. Le pédicule caudal est comprimé, 2 fois 1 /2 environ plus long que haut. La caudale est émarginée.
La coloration est argentée.
Longueur totale : 440 millimètres.
L'Orphie du Sénégal ou Orphie de fleuve ne craint pas de remonter dans les eaux douces. L’espèce a été décrite d’après 3 individus envoyés du Sénégal par le Contre-amiral Jubelin (Coll. Mus.- N° 4.581) ; ces échantillons sont en assez mauvais état, le plus grand mesure 440 mm. Cette Orphie a été retrouvée en Sierra-Leone et dans la lagune de Bingerville (Côte d'Ivoire).
XVIIL CYPRINODONTIDÉS ©
Tête et corps écailleux. Bouche très protractile, garnie de dents bordée par les prémaxillaires seulement. Maxillaires petits. Des dents aux pharyngiens, qui sont séparés. Pas de barbillons. Œil à bords libres. Branchiostèges au nombre de 4 à 6. 4 arcs branchiaux. Appareil operculaire bien développé. Membrane des ouïes libres. Ligne latérale absente ou réduite à de petits points. Vertèbres précaudales avec de fortes parapophyses portant les côtes. Nageoires impaires souvent différentes dans les deux sexes. Dorsale unique, formée de rayons mous, peu nombreux. Pectorales situées plus ou moins bas. Ventrales composées de 5 à 7 rayons, parfois absentes. Vessie natatoire pouvant manquer.
Ces petits Poissons cosmopolites des eaux douces ou saumâtres sont divisés, au point de vue physiologique, en carnivores ou insectivores et en végétariens où limnophages. L’intestin est relativement court chez les premiers, il décrit de nombreuses circonvolutions chez les seconds. Les sexes sont souvent distincts et il y a parfois modification de l’anale en organe Rte chez le mâle et ovoviviparité chez la femelle.
Les 6 genres représentés en Afrique se rapportent à des types carnivores, ovipares et à anale non modifiée ; 3, à dentition conique, se rencontrent en Afrique Occidentale.
(1) M. BOULENGER, qui rangeait jadis cette famille parmi les Haplomes, la classe aujourd’hui dans le sous-ordre des Scombresoces.