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En voyant, à chaque printemps, les Lamproies quitter la mer, on a cru |iar analogie avec ce qui a lieu pour les autres Poissons migrateurs, qu’elles recherchaient les eaux douces pour y frayer. Cette supjMJsition parait aujourd’hui à peu près inadmissible. Jamais personne n’a pu voir ni leurs pontes, ni leurs jeunes; toutes les Lamproies marines que l’on pèche ont un volume considérable. D’un autre côté, d’après les observations de quelques naturalistes, chez tous les individus prison rivière on trouverait les œufs, encore assez éloignés de l’état de maturité. L’histoire de la Lamproie marine demandera donc bien des observations, bien des expériences peut-être, avant d’étre complète. .Autrefois, la Lamproie marine, quiétait fort estimée pour la table, paraît avoir été fort abondante ; on pourra en juger dans la suite de cet ouvrage, d’après la citation de certaines ordonnances relatives à la vente de ce Poisson dans Paris ; elle est devenue sinon rare, du moins assez peu commune jwur qu’on ne s’occupe guère de sa présence ou de son absence sur les marchés.
LA LAMPROIE ELUVIATILE
(PETKüMÏZlIS FI.CVUT1LIS ‘)
La Lamproie fluviatile, on le croit aujourd’hui volontiers, ne serait pas, comme son nom semble l’indiquer , un Poisson vivant trune manière permanente dans les eaux douces.
Cette espèce est bien petite si on la compare à la Lamproie marine; sa Lûlle ne dépasse guère 0”,30 à 0",40. Sa cou-
' (.inné, Sÿ^lrma nnlurœ, t. I, p. 391 ; l7B(i. — YarrcII, Brilish Fiihn, t. Il, p. fini ; 183(1. — Siebeld, Die Süttwasserfische von MiUeUuruia, p. 372 ; 1863.
5l« HISTOIRE PARTICn.IÈRE DES POISSONS, leur est imifurrae , d’un brun olivâtre sur les parties supérieures, d’un gris jaunAtre sur les côtés, d’un blanc argenté, parfois un peu grisAtre sur les régions inférieures. La Lamproie fluviatile, extrêmement semblable à la Lamproie marine par sa conformatioTi générale, par la position de ses yeux, de sesoriOces respiratoires, en diffère essentiellement par l'armature de sa bouche. Il n’y a (ju’une .seule rangée circulaire de dents ; une lame semi-circulaire jMjrtant deux dents au-devant de l’orifice occupe la mAcboire supérieure ; la mâchoire inférieure est représentée par une lame transversale garnie de sept petites dents aigués. Toutes ces dents, comme celles de l’espèce précédente, .sont revêtues d’une gaine cornée.
Les deux nageoires dorsales de la Lamproie fluviatile sont séparées l’une de l’autre par uu assez large intervalle; la première commençant vers le milieu de la longueur du corps, est peu élevée; la seconde est beaucoup plus haute, mais elle s’abaisse vers l’extrémité postérieure et vient se confondre avec la nageoire caudale.
La Lamproie fluviatile paraît avoir les mêmes habitudes que la Lamproie marine ; des auteurs assurent qu’elle passe, comme cette dernière, une partie de son existence dans la mer, et qu’elle entre périodiquement dans les eaux douces. Cependant, divers observateurs, parmi lesquels ou ]ieut citer le savant ichthyologiste anglais, Yarrell, affirment qu’on la pnuid dans les riv ières â toutes les époques de l’année et qu’elle e.st uniquement fluviatile. La vérité est que nous ne savons rien encore de positif, soit sur les habitudes, soit sur le développement de cette espèce '.
' M. Vaii Bcncden a décrit sous le nom de Pelromi/:on Omnlii, une pelile l.amproie remarquable par son appareil dentaire très-dilTérenl