I.AMl’HOIES
grosse double dont, situi'o au-dessus de l’orifice buccal marque la place de la mâchoire supérieure. Une large lame formant sept ou huit grosses dents, représente la mâchoire inférieure., La langue porte aussi trois larges dents, profondément denticulées sur leur bord. Les yeux situés sur les côtés à une médiocre distance du premier des orifices respiratoires, sont assez petits. Les nageoires dorsales sont séparées Tune de l’autre par un assez grand intervalle.
La Igimproic marine a un canal intestinal, pourvu d’une
Fiff. 137. — Bouche <le tn grande Lamproie marine {Petromyton maritms) , de grandeur naturelle.
valvule spirale qui court en droite ligne, indice d’un régime essentiellement carnivore ; un foie petit et divisé en plusieurs languettes; des organes reproducteurs symétriques occupent toute lalongiieurde la cavité abdominale. Lesovaires, notamment,
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M4 IIISTOIKE PAIlTICn.IÈHE DES POISSONS, sont immenses et se p:irt;igent en une multitude de feuillets. L.i Lamproie marine se nourrit de vers, d’insectes, de mollusques et même de jwissons, parfois d’assez grande taille, auxquels elle s’attache avec son redoutable suçoir; il suffit de considérer cette ventouse si puissamment armée pour comprendre comment elle peut s'attacher à des corps volumineux et les sucer à la manière des sangsues.
Ce Poisson remonte les fleuves, les rivières, les canaux jusqu’à d’immenses disUinces des côtes, et l’on s’en étonne en considérant combien sa locomotion est lente; la Lamproie ne peut que ramper à peu près comme les Anguilles, et encore, avec moins d'agilité; ceiamdant elle remonte la Loire jusqu’à Orléans et môme bien au-dessus de cette ville, le Rhône et ses affluents à une très-grande hauteur. On la prend dans l’Isère, à Grenoble et même en Savoie. Ces diverses circonstances ont donné à penser à un habile ichlhyologiste, le docteur Günther, que les Lamproies apparaissant dans les fleuves vers le mois de mai à la même époque que les Saumons et les .\loscs, s’attaclialcnt peut-être à ces Poissons pour se faire transporter '.
Le fait n’a pu toutefois être constaté et l’on s’imagine dilllcile- , ment qu’une Alose de taille ordinaire puisse traîner une lourde Lamproie, car, pour le Rhône et scs affluents, on ne peut attribuer aux Saumons le transport des Lamproies, auxquels d’ailleurs, personne ne les a vues attachées. Non-seulement les Lamproies sont pêchées dans les fleuves etlcs rivières, mais bien souvent aussi dans les canaux ; il est fort ordinaire qu’elles se fixent par leur bouche aux barrages, aux écluses, comme elles s’attachent souvent après les pierres.
' Die Fitche des Keckars, p. 138 ; 1833.
LAMPUOJES.