‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 103 sur 132 · I.A LAMPKOIE DE PLANER · texte numérisé non relu

I.A LAMPKOIE DE PLANER

(FETBOMYZON PI.AXEHI *)

La Lamproie de Planer ou la petite Lamproie de rivière, comme on la désigtie plus ordinairement ; le Sucet, la Chatouilte ou Salotnl/e, ainsi que l’appellent les pécheurs de diverses localités, ne quitte jamais les e.iux douces.

Plus petite que la Lamproie fluviatile, car sa plus grande taille est de 0“,20 h 0",23, elle a la irféme coloration, mais son corps cylindrique est proportionnellement plus court.

La Lamproie de Planer se montre parfaitement distincte au premier coup d'œil, si l’on porte attention aux nageoires dorsales qui succèdent l’une à l’autre sans aucun intervalle.

D’un autre côté, la bouche, qui no présente, comme chez la Lamproie fluviatile, qu’une seule rangée de dents, offre une différence dans la forme des dents; ici, nu lieu d'étre aiguPs

de celui des autres espèces du genre. Celle l.amproie n'a encore été rencontrée que sur la côte de Belgique. — Bulletin de l’ Académie de Belgique, 2' série, IS.'iT.

' Bloch, part. 111, p. Kl, pl. 7S, flg. 3. — Yarrcll, British Fishe$, t. Il, p. 007; |S36. — lleckel cl Kner, Die Süsswasierfische, etc., p. 330; 1853. — Siebold, Oie Sûstwasferfisehe von Milleleuropa, p. 375 ; 1803.

I.e jeune ilge. — Petrjmyzou branehialit, t.inné, SyjU. ml., 1. 1, p. 3W ; 1706. — Ammortriet brrmcliiulii, Varrell, British Fishet, 1. Il, p. (K)S ; 1830. — Heckel et Kner, Die Süisumsserfiiche, clc., p. 382 ; 1858.

518 UISTOIHI-; PAKTICLI.IÈHE »ES POISSONS, i^omme chez l'espèce précédente, les dents sont ohtnses à l’extrémité.

La petite Lamproie parait se rencontrer dans les eaux de presque toute l'Europe ; elle se tient ordinairement dans les

ruisseaux peu profonds, au milieu des pierres où elle rencontre les petits animaux dont elle fait sa nourriture. On assure qu'elle fraye pendant les mois de mars et d’avril.

Mais ce Poisson n’a pas dans le jeune ûgc les caractères de l'adulte, et il conserve les caractères du jeune âge jusqu’au moment où il a acquis à peu près toute sa croissance. On comprendra donc sans peine que les naturalistes aient admis deux

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