‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 128 sur 463 · GEUPEIDEE · texte numérisé non relu

GEUPEIDEE

Bouche bordée par les prémaxillaires et les maxillaires, ceux-ci souvent les plus développés. Os pariétaux très petits, séparés par le sus-occipital, qui s'articule aux frontaux ; un grand trou de chaque côté du crâne, bordé par le frontal, le postfrontal et le pariétal ; os operculaires au complet; symplectique présent. Membrane branchiostège non soudée à l'isthme. Des dents pharyngiennes. Côtes pour la plupart sessiles, insérées derrière des parapophyses ; épineuraux, épipleuraux, et adpleuraux présents. Nageoires pectorales insérées plus ou moins bas, se repliant comme les ventrales, dont les rayons sont au nombre de 6 à 10. Postclaviculaire appliqué sur la face externe du claviculaire. Vessie natatoire communiquant avec l'oreille.

La famille des Clupes, dont le Hareng est le type bien connu, embrasse une assez grande variété de formes, marines pour la plupart. Le corps est plus ou moins allongé, souvent fortement comprimé et caréné sur le ventre et parfois aussi sur le dos, les arêtes soutenues par une série de scutelles osseuses en V, formées d’une ou detrois pièces, pourvues chacune d’une épine et formant ensemble une arête dentelée en scie. Les écailles sont minces et cycloïdes, à bord parfois cilié, se détachant facilement. La ligne latérale est le plus souvent absente. La tête est dépourvue d’écailles. Le maxillaire est composé de deux ou de trois pièces; sa partie basilaire est située derrière le prémaxillaire, dont il est complétement détaché, et s'insère directement sur l’ethmoïde. Les dents sont souvent faibles, parfois absentes. La membrane branchiostège est libre, soutenue par 5 à 10 rayons. La nageoire dorsale est courte ou modérément longue, rarement absente; l’anale est plus ou moins allongée; les ventrales peuvent manquer; la caudale est fourchue. Les appendices pyloriques sont généralement nombreux. Les vertèbres sont au nombre de 40 à 56. Pel!onula vorax en a 46 (28 + 18). Les arcs neuraux et hémaux ne sont pas des os distincts des centres. En approchant de la région caudale, les côtes cessent d’être sessiles et s’attachent de plus en plus bas sur les parapophyses, tandis que les épipleuraux s’insèrent sur les centres dans la position habituelle aux vraies côtes. Parfois, les adpleuraux se confondent avec

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les côtes, beaucoup plus épaisses à l'extrémité qu’à la base ; une fusion analogue de ces deux éléments du squelette s’observe aussi chez . Notopterus. Les coracoïdes forment ensemble une carène ventrale; le postclaviculaire, composé de plusieurs pièces, a ceci de particulier qu'il est appliqué sur la face externe du claviculaire, au lieu de l’être sur la face interne, comme chez tous les autres Téléostéens.

Cette grande famille, répandue dans les mers du monde entier et dont plusieurs espèces sont d’une si haute importance comme ressource alimentaire, ne renferme qu’un petit nombre d’espèces fluviatiles. Le genre Clupea n'est représenté qu’à l'embouchure du Congo (1), aucune espèce ne remontant le fleuve au delà de l'estuaire. Deux genres, en Afrique, sont propres à l’eau douce et tous deux habitent le bassin du Congo.

EANPÉELONUIEA

GünrTHer, Cat. Fish. VII, p. 452 (1868).

Corps fortement comprimé, caréné en scie depuis les nageoires pectorales jusqu’à l’anale. Écailles de moyenne grandeur ; pas de ligne latérale. Bouche assez grande ; une série de dents coniques assez fortes et inégales à chaque mâchoire ; des dents minuscules le long du maxillaire ; des dents coniques sur les palatins et sur la langue (2). Nageoire dorsale courte, commençant au-dessus des ventrales ; anale modérément allongée, à moins de 20 rayons. Membranes des ouïes séparées; six rayons branchiostèges. Pseudobranchies bien développées.

Ce genre, excessivement voisin de Clupea et n'en différant que par sa dentition plus développée à l'état adulte, est représenté par deux espèces dans l'Afrique tropicale et par une troisième (P. bahiensis, Stdr. 1880) dans l'Amérique méridionale.

(1) Clupea dorsalis, C. et V., a été recueilli par Delhez dans le fleuve et dans les criques à Banana, où les indigènes le désignent sous le nom de Masupo. C'est une sorte d'Alose, commune à l'embouchure des rivières de l'Afrique occidentale, qui se reconnaît à ses écailles striées et à bord cilié, au nombre de 45 environ le long de la ligne latérale, et à ses branchiospines très minces et longues et excessivement nombreuses.

(2) Les dents sont absentes, ou à peine développées, chez les individus mesurant moins de 4 centimètres.

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