‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 130 sur 463 · PELLONULA ACUTIROSTRIS · texte numérisé non relu

PELLONULA ACUTIROSTRIS

BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 63, pl. XXXV', fig. 7 (1899).

La hauteur du corps est comprise 4 à 4 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 3/4 à 4 fois. Le profil supérieur de la tête est un peu moins oblique que l’inférieur; le museau, très pointu et dépassant un peu la mâchoire inférieure, est aussi long que le diamètre de l'œil, qui fait le tiers de la longueur de la tête et excède légérement la largeur interoculaire; le maxillaire s'étend un peu au delà du bord antérieur de l'œil; la paupière adipeuse est bien développée. Branchiospines minces, beaucoup plus courtes que les filaments branchiaux, au nombre de 25 environ au premier arceau. La nageoire dorsale, à 13 ou 14 rayons, dont deux rudimentaires, commence

(1) Congo Illustré, II, 1893, p. 56.

(2) Lire « blanchaille », — G. A. B.

(3) Par quoi il faut entendre que le parent protège sa ponte en lui donnant asile dans la bouche, comme cela a été obervé chez certains Cichlidæ et Siluridæ. A rapprocher de la note de Livingstone (Last Journals, 11, p. 17), d'après lequel un petit poisson nommé l'agala ou Nsipé au Tanganika se conduirait de même. Peut-être est-ce là la source du renseignement fourni par M. Cornet et appliqué à tort par lui à un poisson étranger à la faune du Tanganika. Voir plus loin, à propos de Haplochilus tanganicanus. — G. A. B.

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au-dessus du premier rayon de la ventrale, beaucoup plus près du bout du museau que de la base de la caudale. L’anale, à 17 ou 18 rayons, dont deux rudimentaires, est près de 2 fois aussi éloignée de la base des ventrales que de la caudale et commence bien en arrière des derniers rayons de la dorsale. La pectorale mesure les 3/5 ou les 2/3 de la longueur de la tête et n’atteint pas la ventrale, qui mesure la moitié de la longueut de la tête. La caudale est fourchue, à lobes pointus. Le pédicule caudal est un peu plus long que haut. 40 à 42 écailles en série longitudinale, 10 en série transversale; 12 ou 13 scutelles épineuses en avant des ventrales, 12 entre celles-ci et l’anale.

Olive en dessus, blanc en dessous ; une bande latérale argentée ; une grande tache bleu d’acier sur la tempe et la région au-dessus de la pectorale, et une autre à la base de la caudale; iris argenté avec un cercle jaune autour de la pupille, qui est'allongée verticalement.

Longueur totale : 75 millimètres.

Delhez a rapporté deux exemplaires de cette espèce, de Coquilhatville, où elle est confondue par les indigènes avec Pellonula vorax et l'espèce suivante sous le nom de Losera. J'ai pu, en outre, en examiner deux autres, provenant du Haut-Congo, sans localité précise.

Pellonula acutirostris se distingue de P. vorax par le museau plus pointu et dépassant la mâchoire inférieure, par la position plus en avant de la dorsale et le nombre moindre de ses rayons, par la position plus en arrière de l’anale, et le nombre moins élevé d’écailles en travers du corps.

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