‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 136 sur 463 · SARCODACES ODOË · texte numérisé non relu

SARCODACES ODOË

Salmo odoë, BLocu, Aus'. Fische, VILT, p. 122, pl. CCCLXXXVI (1794) .

Xiphorhamphus odoë, Mur. et Trosc. Horæ Ichthyol. I. p. 18 (1845).

Xiphorhynchus odoë, Cuv. et Var. Hist. Poiss. XXIT, p. 345 (1849).

Sarcodaces odoë, Güntu. Cat Fish. V, p. 352 (1864), et Ann. & Mag N. H (3) XX, 1867, p. 1143 SAUVAGE, Bull. Soc. Zool. France, 1882, p, 319; Steinp. Notes Leyd. Mus. XVI, 1894, p. 63.

La hauteur du corps est comprise 4 1/2 à 5 1/3 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 à 3 1/3 fois. La tête est 2 1/2 à 2 2/3 fois aussi longue que large, plate en dessus, à profil supérieur droit et tout d’une venue avec la ligne dorsale; tous les os de la tête sont rugueux ou striés ; l'extrémité prémaxillaire du museau est rétré-

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cie, arrondie, et dépasse la mâchoire inférieure ; l’œil est latéral, subinfère, visible d’en bas et non d’en haut, son diamètre est compris 2 à 2 1/2 fois dans la longueur du museau, 5 à 7 fois dans la longueur de la tête, 1 2/3 à 2 1/2 fois dans la largeur interorbitaire ; le maxillaire s'étend jusqu’au dessous du bord postérieur de l'œil ou un peu au delà; les dents canines sont très inégales en longueur, la plus grande mandibulaire est reçue dans un trou percé dans le prémaxillaire et apparaît à la surface du museau quand la bouche est fermée; un appendice cutané triangulaire à la mâchoire inférieure se rabat sur l’échancrure entre le prémaxillaire et le maxillaire Les branchiospines sont longues et minces, il y en a 12 à 14 à la partie inférieure du premier arceau. La dorsale, située au milieu de l’espace entre les ventrales et l’anale, est 2 1/2 à 3 fois plus éloignée du bout du museau que de la racine de la caudale; les rayons sont au nombre de 0, dont 7 branchus, les plus longs mesurant les 3/5 ou les 2/3 de la longueur dela tête. La dorsale adipeuse est un peu plus rapprochée de la caudale que de la dorsale rayonnée. L’anale, falciforme, a 12 rayons, dont 9 branchus; les plus longs égalent ou dépassent un peu ceux de la dorsale. La pectorale, pointue, mesure la moitié ou les 3/5 de la longueur de la tête; elle est loin d’atteindre la ventrale, qui atteint ou n’atteint pas l’anale. La caudale est fourchue, à lobes pointus. Le pédicule caudal est un peu plus long que haut. Les écailles, un peu rugueuses, sont au nombre de 49 à 58 en série longitudinale, de Ÿ® en série transversale (1), de 3 ou 4 entre la ligne latérale et l’appendice à la base de la ventrale.

Brunâtre ou olivâtre plus ou moins foncé en dessus, argenté en dessous ; les jeunes ont des barres verticales foncées, très peu distinctes, au-dessus de la ligne latérale, et une petite tache noire derrière la tête, au-dessus de la ligne latérale; nageoires grisâtres ou noirâtres, la dorsale, l'anale et la caudale souvent avec de petites taches rondes plus foncées entre les rayons ; l’adipeuse noire, orange à la base. A M’Bali, P. Delhez a trouvé ce poisson presque entièrement noir, ce qui est dû à un enduit comme de la suie, qui se détache quand on le manie.

Longueur totale : 33 centimètres.

Ce poisson, dont la physionomie rappelle à la fois la truite et le brochet, habite le versant occidental de l'Afrique, depuis le Sénégal jusqu'au lac Ngami. Au Congo, il a été trouvé aux Stanley-Falls par M. Bentley et au lac Léopold II (M'Bali, Ibali) par Delhez. Nom indigène au lac Léopold II : Buengué.

(1) Les spécimens du Congo et du district du lac Ngami se distinguent par les écailles plus petites, et par conséquent plus nombreuses : 53-58 es au lieu de 49-53 7. Cette différence n'est cependant pas assez tranchée pour justifier à mes yeux une distinction spécifique ; je me borne donc à la signaler et à proposer

pour la forme à petites écailles le nom de var, microlepis.

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