‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 137 sur 463 · HYDROCYON · texte numérisé non relu

HYDROCYON

Cuvier, Règne Anim. Il, p. 167 (1817), part. (1); Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss. XXII, p. 309 (1849).

Museau assez allongé; bouche très grande, armée de dents très fortes, pointues, plus ou moins comprimées, à bords tranchants, peu nombreuses, disposées en une seule rangée; prémaxillaires légèrement mobiles dans le sens vertical ; maxillaire médiocrement grand. Joue cuirassée par les os sous-orbitaires; narines très rapprochées, près de l'œil, séparées par une papille valvulaire ; membrane branchiostège non soudée à l'isthme. Rayons branchiostèges au nombre de 4. Corps allongé, comprimé; ventre arrondi. Écailles modérément grandes, non ciliées : ligne latérale complète, à tubes droits, plus rapprochée du ventre que du dos; un appendice écailleux à la base de la ventrale. Dorsale à 10 ou 11 rayons, située audessus des ventrales. Anale à 13 à 18 rayons. Nageoire adipeuse petite.

Ce genre établit le passage du précédent aux Alestes et formes voisines. C'est ce que démontre surtout l'examen du crâne, beaucoup plus semblable à celui des Alestes qu’à celui des Sarcodaces. Le susoccipital se relève en crête, à laquelle s'attache la neurapophyse de la deuxième vertèbre; il y a une fontanelle qui sépare les pariétaux et les frontaux dans leur partie postérieure; cette fontanelle se ferme avec l’âge ; les prémaxillaires sont beaucoup plus grands que les maxillaires, auxquels ils sont solidement ankylosés, et ils sont doués d’une légère mobilité de bas en haut, formant charnière avec l’ethmoïde. Les vertèbres sont au nombre de 49 ou 50 (32 <- 17-18) chez H. Forskalii, l'espèce commune du Nil. |

Les « chiens de fleuve » ou « loups d’eau », comme on nomme ces poissons féroces, sont représentés dans le Nil, les lacs et les fleuves de l'Afrique tropicale par 5 espèces, dont 2 sont propres au Congo.

(1) Hydrocynus.

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HYDROCYON tai

Synopsis des espèces du bassin du Congo (1).

À. 16-18; Sq. 54-58 = ; longueur de la tête 4 à 4 1/2 fois dans la Res Pre RENTE secte ai oo Ha Goltute, Diet. .173 Sq. 56-57 —-; longueur de la tête 4 à 4 1/3 fois dans HoneueurtotleM Elus de . 2. H-vittatus, BIpr. . 13-16 ; Sq. 44- 187 =: longueur de la tête 3 . à 4 1/4 fois DONS IR IDNEUEUTIOAIE FE URI Se Lt, 2 3. H. lineatus, Blgr.

I CHVDROCYON GOLIATEH (PISVEL BouLeNG. Ann. Mus. Congo Zool. I, p. 23, pl. XI (1898).

La hauteur du corps est comprise 3 2/3 à 4 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 4 à 4 1/2 fois. La longueur de la tête excède de 1/6 à 1/5 sa plus grande hauteur; sa plus grande largeur est comprise r 1/2 à 2 fois dans sa longueur; le museau égale 1 1/2 à 2 fois le diamètre de l'œil, celui-ci étant compris 4 1/2 à 5 1/2 fois dans la longueur de la tête, 1 1/2 à 2 1/2 fois dans la largeur interorbitaire; la paupière adipeuse, en ‘avant et en arriére de l’œil, est très développée. La fente buccale s'étend jusqu'au-dessous du bord antérieur de l’œil, et le maxillaire jusqu’audessous du centre de celui-ci; les dents, fortement comprimées, à bords tranchants, sont relativement plus grandes et plus élargies à la base que chez les espèces voisines ; on en compte 6 à 9 (5 grandes et 1 à 4 petites) à la mâchoire supérieure, 5 (4 grandes et 1 petite) à l'inférieure. Les os qui cuirassent la joue sont, ainsi que l’opercule, assez fortement striés. Branchiospines très courtes, 10 à 12 à la branche inférieure du 1 arceau. La nageoire dorsale, à 10 ou 11 rayons, dont 8 ou 9 branchus, naît au-dessus des ventrales et à égale distance du bout du museau et de la nageoïre caudale, ou un peu plus près de celle-ci; sa hauteur égale 1 4/5 à 2 1/4 fois salongueur. La nageoire anale, à 16 à 18 rayons, dont 13 à 15 branchus, falciforme, commence à égale distance de la base de la ventrale et de la caudale. La nageoire dorsale adipeuse est courte mais bien développée. La nageoire pectorale, de même longueur que la ventrale, mesure les 3/4 ou les 4/5 de la longueur de la tête. La nageoire cau-

(1) Deux des rayons de l’anale sont rudimentaires, le quatrième est le premier qui soit branchu. « Sq. » indique le nombre d’écailles percées par la ligne latérale, le nombre de celles entre la série médiane immédiatement en avant de la nageoire dorsale et la ligne latérale, et entre celle-ci et la grande écaille allongée à la base de la nageoire \entrale.

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dale est profondément fourchue, et la longueur du pédicule caudal mesure 1 2/3 fois sa propre hauteur Il y a 54 à 58 écailles sur la ligne latérale, © en série transversale, 3 séries entre la ligne latérale et l’écaille allongée à la base de la nageoïre ventrale.

Coloration argentée, brun olivâtre plus ou moins foncé sur le dos; des lignes foncées plus ou moins distinctes s'étendent le long des séries d'écailles des côtés du corps, au dessus de la ligne latérale; dorsale rouge ou jaune, orangée en avant, nageoire adipeuse noire ; lobe supérieur de la caudale jaune ou gris, l’inférieur rouge, le bord libre de la nageoire brun ou noirâtre. [ris argenté ou verdâtre; un cercle jaune entoure la pupille.

Longueur totale : 1 mètre. Atteindrait 2 mètres au dire des indigènes.

J'ai examiné onze exemplaires, mesurant de 11 centimètres à 1 m., provenant du bief de Manyanga, de Léopoldville et d'Umangi, par MM. Wilverth et Wagenaar, de Boma, de Matadi et de Dolo par Delhez, de Monsembé par M. Weeks.

Noms indigènes : Sonja à Boma, Sakoi à Matadi, Salamangue au Stanley-Pool, Binga à Umangi et à Monsembé.

C'est le plus formidable des poissons d’eau douce du Congo. D'après les indigènes il est le seul poisson qui ne craigne pas le Crocodile. Selon l'observation des membres de la mission de Brazza, l’armature effrayante de ces poissons leur permet de couper avec la plus grande facilité jusqu'aux fils de cuivre qui servent à attacher l’hamecon à la ligne. C’est ainsi que les indigènes sont obligés, pour s'en emparer, de les rabattre dans de petites anses où ils finissent par les prendre dans des filets ou les tuer à la lance; ils profitent aussi de la baisse des eaux, pendant laquelle ces animaux se réfugient dans de petites criques, pour les pêcher plus facilement.

3,, HN DROCYON NILTATUS.

BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 24, pl. X, fig. 2 (1898).

La hauteur du corps égale la longueur de la tête et est comprise 4 à 4 1/3 fois dans la longueur totale. La hauteur de la tête est comprise 1 2/7 à 1 1/3 fois dans sa longueur, sa largeur 2 1/2 à 2 2/3 fois; le museau égale 1 1/3 à 1 1/2 fois le diamètre de l'œil, qui est compris 3 1/2 à 4 fois dans la longueur de la tête, et égale à peu près la largeur de la région interorbitaire. La paupière adipeuse est bien développée, quoiqu'un peu moins que chez l'espèce précédente. Le maxillaire n'atteint qu'au-dessous du tiers antérieur de l'œil, et les dents sont

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plus effilées que chez l'espèce précédente ; il y a 5 grandes dents à la mâchoire supérieure, qui peuvent être suivies de 4 autres très petites ; 4 grandes dents et une très petite à la mandibule. Os des joues et opercule très faiblement striés. 10 rayons à la nageoïre dorsale, qui occupe la même position que chez l’espèce précédente. De même de l’anale, qui a 17 rayons, et de la nageoire adipeuse. La pectorale mesure les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête. La caudale est profondément fourchue, à lobes prolongés en pointe fine. La longueur du pédicule caudal est comprise deux fois dans sa propre hauteur. La ligne latérale comprend 56 ou 57 écailles; la série transversale — ; 2 séries d’écailles entre la ligne latérale et la grande écaille à la base de la nageoire ventrale.

La couleur, chez les exemplaires conservés, est brun-olive en dessus, rosâtre en dessous; une bande noirâtre s'étend le long du corps, de l’opercule à la racine de la nageoïre caudale, sur les 2me et 3me séries d’écailles au-dessous de la ligne latérale; un peu avant l'adipeuse, toutefois, cette bande se déplace pour baisser d’une série d’écailles. La nageoire adipeuse est noire et le bord libre de la caudale est noirâtre.

Trois spécimens font partie de la collection recueillie par MM.Wilverth et Wagenaar. Le plus grand, d'Umangi, mesure 34 centimètres; le plus petit, d'Upoto, 12; le troisième, de Manyanga, est de taille intermédiaire

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