XENOCHARAX
GünTHER, Ann. & Mag. N. H. (3) XX, 1867, p. 114.
Bouche large, garnie de très petites dents bicuspides très rapprochées, en deux séries à la mâchoire supérieure, en trois à l'inférieure; de petites dents bicuspides à la base du maxillaire. Sous-orbitaires étroits, ne protégeant pas entièrement la joue; narines très rapprochées, séparées par une papille valvulaire. Membrane branchiostège non soudée à l’isthme ; rayons branchiostèges au nombre de 3. Corps fortement comprimé, ventre arrondi. Ecailles petites, à bord fortement cilié; ligne latérale complète, à tubes droits, suivant le milieu du corps ; un appendice écailleux à la base de la ventrale. Dorsale à 20 à 22 rayons, située au-dessus des ventrales. Anale à 14 à 16 rayons. Nageoire adipeuse petite.
Le crâne ressemble beaucoup à celui du genre Citharinus. Une grande fontanelle s'étend de la crête sus-occipitale, creusée en gout-
(1) L'espèce décrite sous le nom de Coregonus niloticus par de Joannis a été retrouvée en très nombreux exemplaires près de Lougsor par M. Loat. Elle est intermédiaire aux deux espèces du Congo. La dorsale est à égale distance du bout du museau et de la racine de la caudale; hauteur du corps 5 1/2 à 6 fois dans la longueur totale; longueur de la tête 4 1/2 à 5 fois. D. 12-13; À, 10-11; Sq. 50-55.
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tière, à l’ethmoïde, interrompue par un pont étroit fourni par les frontaux: le sus-occipital forme une forte crête, à laquelle est attachée la neurapophyse de la deuxième vertèbre. Le parasphénoïde se divise en arrière en deux processus longs et grêles, et les bulles acoustiques formées par le basioccipital et les exoccipitaux sont très développées. Les vertèbres sont au nombre de 39 (23 16); la première côte libre est beaucoup plus forte que les suivantes.
L’intestin fait de nombreuses circonvolutions. Comme chez Citharinus, la branche supérieure du quatrième arceau branchial porte une aile triangulaire très développée et dirigée en haut, qui soutient la paroi latérale d’un diverticulum contenant un organe respiratoire accessoire. Un autre caractère, commun à ce genre et aux genres Distichodus et Citharinus, n’a encore été signalé chez aucun membre de la famille des Characinides, n'étant connu que chez un grand nombre de Silurides et chez quelques Cyprinides (Cobitis, Homaloptera) à vessie natatoire en grande partie emprisonnée dans une capsule osseuse. La division antérieure de la vessie natatoire est en communication avec la peau et avec le commencement de la ligne latérale ou organe sensoriel, ce qui établit un rapport entre l'extérieur et l'organe de l’ouïe, en même temps que ce réservoir gazeux interne acquiert, pour me servir de l'expression employée par Fatio, à propos des Loches, une sensibilité thermo-barométrique (1). En soulevant. la peau du corps, derrière l’opercule, on trouve les deux grosses bandes des muscles latéraux séparées l’une de l’autre par un méat assez grand, rempli d’une substance gélatineuse souvent assez transparente pour permettre de distinguer au fond la membrane de la vessie natatoire. Cette ouverture, située derrière la première côte, correspond aux premiers tubes de la ligne latérale et à la branche latérale du dixième nerf crânien.
Ce genre établit le passage entre Distichodus et Citharinus, auxquels on peut dire qu'il est intermédiaire sous beaucoup de rapports. [1 n’a aucune affinité avec le genre Crenuchus, Gthr., de l'Amérique du Sud, dont il est rapproché dans la classification si artificielle de Günther.
La longueur du tube intestinal indique un régime exclusivement végétal.
Deux espèces sont connues et toutes deux se rencontrent dans le bassin du Congo.
(1) Fatio, Faune des Vertébrés de la Suisse, Poissons, Introduction, p. LIV, et vol. V, p. 24, pl. IV, fig. 1 (1890). — Voir aussi Sagemehl, Morphol. Jahrb. XVII,
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