XENOCHARAX SPILURUS
Günrs. 1. c. pl. II, fig. B.
La hauteur du corps est comprise 2 1/2 à 3 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 à 4 fois. La tête est large et plate en dessus, à profil supérieur descendant en pente faible, plus ou moins relevé à l'occiput; le museau est près de deux fois aussi large que long; la bouche est terminale, transversale, faiblement arquée; le maxillaire s'étend jusqu’au-dessous du bord antérieur de l'œil; le museau est aussi long ou un peu plus court que le diamètre de l’œil, qui est compris 2 2/3 (jeune) à 4 fois dans la longueur de la tête; la largeur interoculaire est comprise 2 à 3 fois dans la longueur de la tête. Branchiospines assez longues, grêles, au nombre de 10 à 13 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale, à 20 à 22 rayons, dont 3 rudimentaires, commence un peu en avant de la ventrale, elle est plus élevée en avant qu’en arrière, ses plus longs rayons mesurant les 3/4 ou les 4/5 de la longueur de la tête. La dorsale adipeuse est courte, écailleuse à la base, un peu plus rapprochée de la caudale que de la dorsale rayonnée. La nageoire anale a 14 à 16 rayons, dont 3 rudimentaires. La pectorale est pointue, mesure les 3/5 ou les 2/3 de la longueur de la tête, et ne s'étend pas jusqu’à la base de la ventrale, qui n’atteint pas l’anus. La caudale est fourchue, à lobes longs et pointus. Le pédicule caudal'est à peu près aussi long que haut. 68 à 77 écailles le long de la ligne latérale, #% en série transversale.
Coloration argentée, verdâtre ou olive-noirâtre en dessus; les jeunes ont le corps traversé par de nombreuses bandelettes verticales plus ou moins foncées, et une grande tache noirâtre se trouve sur le pédicule caudal à la base de la nageoire ; ce dessin disparaît graduellement avec l’âge. L'’iris est verdâtre, avec un cercle doré autour de la pupille.
Longueur totale : 23 centimètres.
Ce poisson a été décrit pour la première fois sur de jeunes individus du Gabon. Il a été retrouvé dans l'Ogowé par Mlle Kingsley ; dans le Haut-Congo, à Monsembé, par M. J. H. Weeks ; au lac Léopold II (Kutu, Ibali) et au lac Tumba par Delhez, qui a constaté qu'il vit de préférence parmi les herbes.
Nom indigène au lac Léopold II : Loboli ou Lobuli.
CITHARINUS 201