CITHARINUS GIBBOSUS
BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool I, p. 94, pl. XXXIX (18990).
La hauteur du corps est comprise 1 3/5 à 2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 1/4 à 4 fois. Le profil supérieur se relève fortement en ligne courbe de l’occiput à la nageoïire dorsale, ce qui donne un aspect bossu aux individus d'âge moyen ou adultes. Le museau est court et large, mais au lieu d’être carrément tronqué au bout, le contour de son bord terminal forme un angle très ouvert et dépasse très nettement la bouche; sa largeur est moins du double de sa longueur, qui égale ou excède un peu le diamètre de l’œil; celui-ci est compris 3 (jeunes) à 4 1/2 fois dans la longueur de la tête; à âge égal, l’œil est plus grand chez cette espèce que chez la précédente; une étroite paupière adipeuse en avant et en arrière ; la largeur de l’espace interoculaire est la moitié ou un peu moins de la moitié de la longueur de la tête. La nageoïre dorsale, à 20 à 23 rayons, est encore plus élevée que chez l’espèce précédente, elle occupe la même position. La dorsale adipeuse, beaucoup plus longue que haute et en grande partie couverte d’écailles, égale ou excède l’espace qui la sépare de la dorsale rayonnée. L’anale a 22 à 27 rayons. La pectorale mesure les 2/3 ou
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les 3/4 de la longueur de la tête et n'atteint pas la ventrale. La caudale est fourchue. Le pédicule caudal est plus haut que long. Sa 59 écailles le long de la ligne latérale, 14 ou 15 entre le premier rayon de la dorsale et la ligne latérale, 10 à 12 entre celle-ci et le premier rayon de la ventrale.
Argenté, gris-bleuâtre sur le dos, avec des lignes longitudinales plus foncées entre les séries d’écailles; nageoires olivâtres; iris argenté, à reflets rosâtres.
Longueur totale : 52 centimètres.
La collection Delhez renferme de beaux individus de cette espèce, provenant du Stanley-Pool (région des chutes) et de Kutu (lac Léopold I). J’en ai aussi examiné un grand individu de Monsembé, Haut- Congo (reçu de M. J. H. Weeks), un autre du Haut-Congo, sans localité précise, et des jeunes de Banana (collection Wilverth et Wagenaar), de Monsembé (Weeks) et de l'Uerré (De Bauw). M. Pellegrin cite ce poisson de Gantshu, sur la rive droite du Congo, d’où l’a rapporté la mission de Brazza. Enfin, je ne m'étais pas trompé en croyant reconnaître la même espèce dans la série de dessins de poissons du Tanganika, exécutés par M. J. E. S. Moore, car ce même explorateur en a depuis rapporté plusieurs échantillons pris dans ce lac, à Kalambo.
Pêché au Stanley-Pool près des rochers et herbages. Consommé particulièremnnt par les nègres, qui le nomment Pungo; les Européens l’estiment moins, quoique Delhez le renseigne comme très bon. D’après M. Weeks, le nom indigène à Monsembé est Loboko (au pluriel Mboko).
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