CHRYSICHTENS
BLEEKER, Act, Soc. R. Sc. Ind. Nederl. IV, 1858, p. 60, et Nederl. Tijdschr. Dierk. 1, 1863, p. 95; GünTHeRr, Cat. Fish, V, p. 70 (1864).
Melanodacty lus, BLEEKER, Il, cc.
Chrysobagrus, BouLencer, Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 46 (1899).
Corps médiocrement allongé. faiblement comprimé. Nageoire dorsale courte, composée d’une épine et de 5 ou 6 rayons mous; une dorsale adipeuse plus ou moins grande; nageoire anale courte. Nageoires pectorales à premier rayon épineux. Nageoires ventrales à 6 rayons, insérées en arrière de la dorsale. 4 paires de barbillons : une aux narines, une aux maxillaires, deux au menton ; narines largement séparées, la postérieure munie d’un barbillon; yeux supéro-latéraux, à bords libres. Mächoires munies chacune d’une bande de dents en velours; une bande de dents {souvent interrompue au milieu) sur le vomer, souvent plus ou moins prolongée sur les ptérygoïdes. Membrane des ouïes libre, profondément échancrée. Vessie natatoire grande, libre.
Une vingtaine d’espèces, de l’Afrique tropicale et du Nil.
Le crâne, tantôt lisse, tantôt rugueux en dessus, est exactement intermédiaire entre celui des genres précédents et celui de Synodontis. Un processus occipital s'articule, comme chez ces derniers, avec un bouclier osseux formé par les trois premiers interneuraux, mais ce bouclier reste toujours très étroit. A la face supérieure du crâne on distingue l’ethmoïde, une paire de frontaux, une paire de préfrontaux, une paire de postfrontaux, une paire de sur-temporaux, une paire de post-temporaux, et l’os unique nommé pariéto-occipital. Il y a une fontanelle unique, bordée par l’ethmoïde et par les frontaux. Le maxillaire supporte la base du barbillon. Le palatin est un os étroit, qui repose sur la face dorsale des ptérygoïdes (ento-et ectoptérygoïde)et s'étend en avant jusqu’au prémaxillaire. Le sur-claviculaire est suturalement attaché au sur-tèemporal et au squamosäl et son processus interne, très développé, s'articule au basioccipital; l’arcade très massive formée par la clavicule et le coracoïde peuvent se relever verticalement en arrière pour former un diaphragme osseux plus ou
278 SILURIDÆ
moins développé (1), mais toujours moins que chez les Synodontis. Les six premières vertèbres sont ankylosées et leurs apophyses transverses forment une plaque unique, une sorte de selle qui recouvre la vessie natatoire ; leurs apophyses épineuses sont aussi unies entre elles et au processus occipital. En arrière de ce complexe on compte 10 à 20 vertèbres précaudales et 24 à 27 caudales. 8 à 13 des vertèbres précaudales sont munies de côtes, les antérieures attachées à la face inférieure de longues parapophyses; chacune des 2 à 4 dernières vertèbres précaudales est transformée en arc hémal par un pont osseux reliant ses parapophyses.
Les rayons branchiostèges sont au nombre de 9 ou 10.
L'absence de muscles entre la peau et la partie antérieure de la vessie natatoire permet de reconnaître la présence de celle-ci de l'extérieur, bien qu’à un degré moindre que chez Eutropius et Schilbe.
Me rangeant à l'opinion de Günther (2), opinion fondée sur la variabilité de la dentition chez certaines espèces, je réunis aux CArysichthys le genre Chrysobagrus que j'avais cru devoir en séparer. Il n'en est pas moins vrai que la disposition des dents sur le palais fournit, le plus souvent, d'excellentes indications et je crois encore pouvoir disposer les espèces du bassin du Congo en deux groupes répondant à ceux que j'avais d’abord distingués génériquement, c’est-à-dire, d’une part celles dont les os ptérygoïdiens portent des dents, d’autre part celles dont le vomer seul en est pourvu.
Synopsis des espèces du bassin du Congo.
I. Dents du palais formant une bande sur le vomer et les ptérygoïdes. A. 12 à 16 rayons à l’anale, 8 à 11 branchus.
1. Caudale à lobes longs et pointus, les plus longs rayons mesurant au moins le triple des médians; tête presque lisse en dessus.
Tête d’un tiers ou de moitié plus longue que large;
longueur du museau égalant à peu près la largeur de
la bouche; le plus long rayon de la dorsale un peu
plus court que la tête. . . . 1 ©. furcatus, Gthr Tête d’un quart plus longue Le Pres Het du
museau égalant les 3/5 de la largeur de la bouche; le . plus long rayon de la dorsale beaucoup plus court que
HRÉTENERERN Po) E M EC S OT EU ler
(1) Plus chez C. auratus et C. macrops que chez C. pnrons existe peine chez C. Cranchii.
(2) Proc. Zool. Soc. 1899, p. 718.
CHRYSICHTHYS 279
2. Les plus longs rayons de la caudale ne mesurant pas plus de 2 1/2 fois les médians (1); le plus long rayon de la dorsale plus court que la tête.
Tête rugueuse en dessus, d’un quart ou d’un tiers plus
longue que large; barbillon mandibulaire externe
mesurant les 3/5 ou les 2/3 de la longueur de la tête. 3. C. Cranchii, Leach. Tête rugueuse en dessus, d’un cinquième ou d’un
sixième plus longue que large; barbillon mandibulaire
externe mesurant la moitié ou le tiers de la longueur
COURBE RS RENE 1e el 1 SSSR M0 T ON, Dpt:
Tête lisse en dessus, d’un cinquième ou d’un sixième
plus longue que large; barbillon mandibulaire externe
mesurant la moitié ou le tiers de la longueur de la
RÉ le ep Te 00e je A RL Ar UC Aynema; DIgt.
B. 11 rayons à l’anale, 7 branchus; lobes de la caudale arrondis.
Bandes de dents vomériennes séparées sur la ligne
médiane par un espace égal au tiers ou à la moitié
de la distance qui sépare les narines antérieures; tête
rugueuse en dessus; caudale assez profondément
échancrée; le plus long rayon de la dorsale mesure
les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête . . . . 6. C. punctatus, Blgr. Bandes de dents vomériennes étroitement séparées sur
la ligne médiane; tête en grande partie lisse en dessus;
caudale très faiblement échancrée ; le plus long rayon
de la dorsale mesure la moitié de la longueur de la
ÉTÉ R PNENR E due ee AU SR Ne a GC; Delhi bles: Bandes de dents vomériennes séparées par un espace
égal à la distance qui sépare les narines antérieures ;
tête lisse en dessus ; caudale faiblement échancrée ;
le plus long rayon dela dorsale égale les 3/4 de la lon-
aueuride la télés...) de 0 4 lime tes, ©. Wagenaari, BIpr:
IL. Dents du palais en deux petits groupes sur le vomer; 12 ou 13 rayons à l'anale, 8 ou 9 branchus; caudale fourchue, à lobes longs et pointus.
Barbillon maxillaire ne dépassant pas, ou dépassant à
peine, la base de l’épine pectorale. . . . . . . 9. C.brevibarbis, Blgr. Barbillon maxillaire atteignant la nageoire anale ou le pédicule caudal. . . . . . . . . . . . .10. C.longibarbis, Blgr.
Ce synopsis est tout à fait provisoire. Le nombre des spécimens qui ont servi à le dresser est beaucoup trop restreint pour que les changements qui se produisent avec l’âge puissent être bien compris.
(1) La caudale est plus profondément échancrée, plus fourchue, chez les jeunes que chez les adultes.
280 SILURIDÆ