‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 282 sur 463 · SYNODONTIS ZAMBESENSIS · texte numérisé non relu

SYNODONTIS ZAMBESENSIS

Peters, in GünrT. Cat. Fish. V, p. 214 (1864), et Reise n. Mossamb IV, p. 31, pl. V, figs, 2 et 3 (1868); VarzzanT, N. Arch. Mus, (3) VIIT, 1806, p. 126; PFEFFER, Fische O. Afr. p. 37 (1806).

Synodontis gambiensis, part., GüNTH. et PLayr. Fish. Zanz. p. 115, pl XVII, fig. 1 (1866); Vaizz. |. c. p. 155.

? Synodontis zanzibaricus, Peters, Mon. Berl, Ac, 1868, p. 6o0; VaiLL. PREMpPAAL 7

Le corps est comprimé; sa hauteur égale la longueur de la tête et est comprise 4 fois dans la longueur totale. La tête est un peu plus longue que large, fortement granulée en dessus ; la fontanelle est modérément grande, beaucoup plus longue que large; le museau, arrondi, mesure les 2/5 ou un peu moins de la moitié de la longueur de la tête; l'œil est supéro-latéral, son diamètre est compris 6 à 7 fois dans la longueur de la tète, 2 1/3 à 3 fois dans l'espace interoculaire, qui est faiblement convexe ; l’occiput, ainsi que le bouclier occipital, est tectiforme. La bouche a les lèvres médiocrement développées; le barbillon maxillaire, à bordure très peu sensible, est aussi long ou un peu plus long que la tête et atteint le tiers antérieur ou le milieu de l’épine pectorale ; les barbillons mandibulaires sont insérés sur une ligne transversale droite et portent de longues branches minces non ramifiées;

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les barbillons externes mesurent à peu près le double des internes et les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête. Les dents prémaxillaires, au nombre de 8 à 12 séries transversales irrégulières, forment une large bande ; les mandibulaires, fortement courbées et mesurant à peu près la moitié du diamètre de l’œil, sont au nombre de 20 à 30 (On LE fente operculaire ne s'étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pectorale. Le bouclier occipito-nuchal, granulé comme le crâne, est 1 1/4 à 1 1/2 fois aussi long que large et se termine en pointes qui s'étendent jusqu’au premier rayon mou de la dorsale. Le prolongement huméral est granulé, sans carène, et se termine en pointe aiguë au niveau de l'extrémité du bouclier occipito-nuchal ou un peu en avant de ce niveau. La peau est dépourvue de villosités. La nagcoire dorsale a 7 rayons branchus; l’épine est forte, aussi longue où un peu plus courte que la tête, striée et armée, à l'arrière, d'assez fortes dents réclinées. La dorsale adipeuse est 3 1/4 à 4 1/2 fois aussi longue que haute, aussi longue que la tête, 1 1/3 à 2 fois aussi longue que la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. L'’anale a 12 à 14 rayons, dont 7 à 9 branchus. L’épine pectorale est forte, striée, aussi longue ou un peu plus courte que la tête; elle est armée d'une forte serrature au bord interne, dont les dents, réclinées, sont au nombre de 22 à 25; la serrature est très faible au bord externe. La caudale est fourchue.

Brun plus où moins clair, uniforme ou semé de petits points noirs. Les bandes blanches à la base des nageoires, indiquées par Peters chez son S. zanzibaricus, sont sans doute l'apanage du jeune âge, comme chez S. schall.

Longueur totale : 31 centimètres.

Cette espèce est connue de l'Est de l'Afrique, depuis la côte de Zanzibar jusqu’au Mozambique, et du lac Nyassa. Un individu en peau fait partie d'une petite collection de poissons du lac Moero offerte au British Museum par M. A. Sharpe.

Des individus de la côte de Zanzibar ont été rapportés à S. gambiensis, Gthr. (2), espèce de la Gambie qui se distingue facilement par l'œil plus grand, les barbillons mandibulaires internes plus ramifiés et la dorsale adipeuse plus développée. Les deux espèces sont parfaitement distinctes, ainsi que j'ai pu m'en assurer sur un assez grand nombre de spécimens des deux provenances.

(1) Peters en indique40, mais ce nombre ne me paraît pas s’accorder avec la figure qui accompagne sa description et qui répond bien à ce que je vois sur les individus que je rapporte à la même espèce.

(2) Cat. Fish. V. p. 214 (1864).

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