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SYNODONTIS VAILLANTI

Synodontis labeo, part., VAILLANT, N. Arch. Mus. (3) VII, 18096, p. 112. pl. XII, fig. 2.

Sy-nodontis Vaillanti, Boucexc. Ann & Mag. N. H.(6) XX, 1807, p. 424.

La hauteur du corps est comprise 4 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 1/4 fois. La tête, 1 1/2 fois aussi longue que large, est médiocrement déprimée, très rugueuse, grêlée et vermiculée à partir de la région interorbitaire; la fontanelle frontale est petite; le museau, long et subacuminé, est dilaté en une sorte de ventouse à la région buccale ; l'œil, situé dans la seconde moitié de la longueur de la tête, est supère, son diamètre est compris 8 1/2 fois dans la longueur de la tête, 3 1/4 fois dans la largeur de la région interorbitaire, qui est un peu convexe; pas de carène occipitale. La bouche a les lèvres très développées; le barbillon mandibulaire, simple, mesure la moitié de la longueur de la tête ; les barbillons mandibulaires sont insérés sur une ligne convexe antérieurement, à branches courtes, unisériées sur les externes, qui sont aussi longs que les maxillaires, bisériées sur les internes, qui sont un peu plus courtes. Les dents prémaxillaires sont petites, en plusieurs séries ; les mandibulaires, assez fortes et crochues mesurant un peu moins du tiers du diamètre de l'œil, sont au nombre de 8 ou 9 seulement. La fente operculaire ne s'étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pe:torale. Le bouclier occipito-nuchal, rugueux comme l'occiput, relevé faiblement en toit en arrière, est d’un quart plus long que large et se termine en pointes obtuses qui ne s'étendent pas au delà de la base de l’épine de la dorsale. Le prolongement huméral, à fortes rugosités granulaires et vermiculaires, est aussi large que l’espace qui le sépare du bouclier occipito-nuchal, se termine en pointe mousse qui ne s'étendent pas aussi loin que le dit bouclier. La peau du corps est dépourvue de villosités. La nageoire dorsale a 7 rayons branchus; l’épine est très forte, striée, sa longueur le double de la base de la nageoire, les 3/5 de la longueur de la tête, et n’a de faibles serratures qu’au bord postérieur de sa moitié terminale. La dorsale adipeuse est basse et mesure les 3/5 de la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. L’anale a 12 rayons, dont 8 branchus. L’épine de la pectorale est un peu plus forte, mais pas plus longue, que celle de la dorsale, striée, à peine denticulée au bord antérieur, et porte environ 30 dents réclinées assez faibles au bord postérieur. La nageoire ventrale atteint l’origine de l'anale. La caudale est profondément échancrée.

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La coloration paraît brunâtre, semée de taches arrondies plus foncées.

Ce Synodonte, qui se rapproche surtout de S. guttatus, Gthr., ne m'est connu que par un individu empaillé, long de 58 centimètres. C'est donc une des plus grandes espèces connues. Le type, conservé au Muséum de Paris et provenant de Bangi, Haut-Ubangi, a été rapporté par Vaillant à S. /abeo, Gthr., espèce qui en diffère par le barbillon maxillaire plus allongé, atteignant le tiers antérieur de l’épine pectorale, par le prolongement huméral plus court, ne s'étendant pas plus loin que le milieu du bouclier occipito-nuchal, enfin par la dorsale adipeuse beaucoup plus allongée, mesurant presque le double de l'espace entre elle et la dorsale rayonnée. |

Le second spécimen, jeune, également de l'Ubangi, décrit et figuré par Vaillant sous le nom deS. /abeo, diffère, entre autres caractères, par la présence de branches aux barbillons maxillaires, et se rapproche beaucoup de S. decorus, s’il n’en est même pas le jeune âge.

S. guttatus, espèce décrite par Günther d’après un individu empaillé mesurant 62 centimètres, indiqué comme provenant de l'Afrique occidentale, diffère de S. Vaillanti par le barbillon maxillaire plus long et les dents mandibulaires grêles beaucoup plus longues et plus nombreuses:

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