SYNODONTIS NUMMIFER
PouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 47, pl. XXIV (1899).
Corps fortement comprimé, sa largeur près de 2 fois dans sa plus grande hauteur, qui est comprise 3 1/3 à 3 1/2 fois dans la longueur totale. La tête est comprise 3 1/2 à 3 4/5 fois dans la longueur totale; elle est d’un tiers ou de moitié plus longue que large et finement granulée à partir de la région interoculaire, qui est à peine convexe; la fontanelle frontale est très étroite, sa largeur étant comprise 4 à 6 fois dans sa longueur; l’opercule est faiblement strié; le museau, obtusément conique, mesure de 1/3 à 2/5 de la longueur de la tête; l'œil est supéro-latéral, son diamètre est compris 3 à 4 fois dans la longueur de la tête, 1 à 1 3/4 fois dans l’espace interoculaire; l'occiput ne forme de carène qu’à partir du bouclier nuchal. La bouche a les lèvres médiocrement développées ; le barbillon maxillaire égale la longueur de la tête, ou un peu moins; il est finement denticulé au bord externe et bordé en dedans d'une large membrane; les barbillons mandibulaires sont insérés sur une ligne transversale droite, les externes, un peu plus
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longs que les internes, mesurent le tiers de la longeur de la tête ; ils sont porteurs de branches elles-mêmes ramifiées, qui leur donnent un aspect arborescent. Les dents prémaxillaires, petites et espacées, sont disposées en plusieurs rangées; les mandibulaires, crochues, sont au nombre de 8 à 12 et mesurent le quart ou le tiers du diamètre de l’œil. La fente operculaire ne s'étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pectorale. Le bouclier occipito-nuchal, finement granulé comme le dessus de la tête, forme une carène très obtuse ; sa largeur est comprise 1 1/2 fois dans sa longueur ; ses processus postérieurs sont arrondis et ne s'étendent pas au delà de la base de l'épine de la dorsale. Le prolongement huméral, finement strié, est très large, au moins aussi large que l’espace nu qui le sépare du bouclier nuchal; il est tronqué ou arrondi en arrière et s'étend aussi loin que ce dernier. La peau du corps est dépourvue de villosités. La nageoire dorsale a 7 rayons branchus; l’épine est forte et longue, au moins 2 fois aussi longue que la base de la nageoïre, striée, munie d'assez faibles serratures réclinées sur les 2/3 supérieurs de sa face postérieure. La dorsale adipeuse est à peu près 4 fois aussi longue que baute et sa longueur est de beaucoup supérieure à la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. L’anale a 10 à 12 rayons, dont 7 ou 8 branchus. L’épine pectorale est un peu plus courte que la tête, à serrature très forte : 20 à 23 dents dirigées en arrière à la face externe. 13 à 20, plus fortes et dirigées en sens inverse, à la face interne. La nageoire ventrale n’atteint pas tout à fait l’origine de l'anale. La nageoire caudale est profondément échancrée, en forme de croissant.
La coloration est jaunâtre, olive sur le dos; une ou deux taches noires arrondies de chaque côté du corps, la première sur la ligne latérale au-dessus de la base de la ventrale: quelques taches brunes sur la caudale. [ris bronzé, avec un fin cercle jaune autour de la pupille.
Longueur totale : 185 millimètres.
Le spécimen type provient de Léopoldville (coll. Wilverth et Wagenaar), un second, de la même collection, est de Matadi. Delhez en a rapporté des spécimens de Dolo, Stanley-Pool. Nom indigène à Dolo : Kundu. Delhez a pu constater que ce poisson peut vivre longtemps hors de l’eau et qu'il produit alors les cris rauques mentionnés à propos du S. A/berti.
Cette espèce est très voisine du S. notatus, qui s’en distingue par le barbillon maxillaire moins largement bordé, les barbillons mandibulaires moins ramifiés, les épines des nageoires moins fortes et par la dorsale adipeuse beaucoup plus courte. Ces deux espèces établissent le passage des formes à yeux supères à celle décrite sous le nom de S. pleurops.
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