‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 289 sur 463 · SYNODONTISRPEEUROES · texte numérisé non relu

SYNODONTISRPEEUROES

BouLencer, Ann. & Mag. N. H. (6) XX, 1897, p. 423.

Corps médiocrement comprimé, sa largeur d’un tiers oude moitié moindre que sa hauteur, qui égale la longueur de la tête et est comprise 3 1/3 à 3 3/4 fois dans la longueur totale. La tête est d'un quart ou d’un tiers! plus longue que large, fortement granulée à partir de la région interoculaire, qui est plane; la fontanelle frontale est étroite, 3 ou 4 fois aussi longue que large; l’opercule est lisse; le museau est pointu et mesure un peu moins de la moitié de la longueur de la tête; l’œil est absolument latéral, visible d'en bas aussi bien que d'en haut, son diamètre est compris 3 1/2 à 4 fois dans la longueur de la tête, 2 1/3 à 2 2/3 fois dans l’espace interoculaire; l’occiput ne forme pas de carène; celle-ci, très obtuse, ne commence qu’à partir du bouclier nuchal. La bouche a les lèvres très développées ; les barbillons sont courts; le maxillaire, bordé à la base d’une membrane distincte, ne mesure que les 3/5 ou les 2/3 de la tête et n'atteint que la fente operculaire ou à peine la base de l’épine pectorale; les mandibulaires, insérés sur une ligne transversale droite, porteurs de branches obtuses et ramifiées, d'aspect arborescent, ne mesurent, l’interne que 1/5, l’externe qu’à peine 1/3 de la tète. Les dents prémaxillaires, assez longues, sont disposées sur 5 ou 6 rangées transversales irrégulières ; les mandibulaires, crochues, sont au nombre de 12 à 10 et mesurent le tiers ou la moitié du diamètre de l'œil. La fente operculaire ne s'étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pectorale. Le bouclier occipito-nuchal est granulé comme le dessus de la tête; sa largeur est comprise 1 1/3 à 1 1/2 fois dans sa longueur ; ses processus postérieurs sont arrondis où obtusément pointus et ne s'étendent pas au delà de la base de l’épine de la dorsale. Le prolongement huméral, granulé, strié à la base, est large et s'atténue en pointe obtuse, qui peut mème être tronquée carrément; elle s'étend à peine aussi loin en arrière que le bouclier nuchal. La peau du corps manque de villosités. La nageoire dorsale a 7 rayons branchus; lépine est forte, un peu plus de 2 fois aussi longue que la base de la nageoire, striée, munie de très faibles serratures:réclinées sur les 2/3 supérieurs de sa face postérieure, et d’une simple indication de semblables dents à l'extrémité de son bord antérieur. La dorsale adipeuse est petite, 2 ou 3 fois aussi longue que haute, et sa base n'égale que la 1/2 ou les 2/3 de la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. L’anale a 11 où 12 rayons, dont 7 ou 8 branchus; sa base correspondant à celle de la dorsale adipeuse. L’épine pectorale est.un

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peu plus courte que la tête, fortement striée, à serrature médiocrement forte (16 à 23 dents) et réclinée au bord interne, nulle au bord externe. La nageoire ventrale atteint ou dépasse un peu l’origine de l'anale. La nageoire caudale est profondément bifurquée.

Brun en dessus, blanchâtre en dessous ; une bande noirâtre plus ou moins distincte le long des lobes de la caudale.

Longueur totale : 23 centimètres.

Décrite d’après un exemplaire unique, assez mal conservé, recueilli par M. W. H. Bentley aux Stanley-Falls, cette espèce a été retrouvée à Léopoldville (coll, Wilverth et Wagenaar). Un troisième individu provient du haut Congo, sans indication de la localité.

S. pleurops se reconnaît facilement parmi tous ses congénères par la position des yeux qui, étant parfaitement latéraux, se distinguent aussi bien de la face ventrale que de la face dorsale.

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