JE D
HAPLOMI
Sous-Ordre III. HAPLOMH..
Vertèbres antérieures simples, distinctes; pas d’osselets de Weber ; vessie natatoire communiquant avec le canal intestinal par un conduit pneumatique. Opercule bien développé; os pariétaux séparés par le sus-occipital ; ceinture pectorale suspendue au crâne; ni mésocoracoïde, ni clavicule (infraclavicule). Nageoires ventrales abdominales, sans épines ; les autres nageoires également formées uniquement de rayons mous, articulés.
Les familles des Esocidæ (1), Dalliidæ, Amblyopsidæ et Cyprinodontidæ, qui se distinguent des Malacoptérygiens par l'absence de l'os mésocoracoïde (souvent nommé épicoracoïde), comme chez les Percésoces et les Acanthoptérygiens, ont été réunis par Cope (2 sous le nom de Haplomi (érh6s uos, épaule simple). Nous n'avons à traiter que des Cyprinodontidæ, la seule famille qui soit représentée en Afrique, les autres étant propres aux eaux douces de l’Europe, du nord de l’Asie et de l'Amérique septentrionale (3).
LR EYPRINODONTIPDE
Bouche protractile, bordée par les prémaxillaires seulement; maxillaires petits ; des dents aux mâchoires et aux pharyngiens. Arcade ptérygo palatine très peu développée ou tout à fait rudimentaire. Vertèbres précaudales à parapophyses très développées, portant les côtes ; épipleuraux bien développés, portés par les côtes. Nageoires pectorales situées plus ou moins bas, à ptérygiaux très courts, insérés
(1) Umbra me semble ne différer des brochets qu'au même degré, à peine, que diffèrent entre eux divers genres rangés dans la famille des Characinidæ (A lestes et Sarcodaces par exemple), ou dans celle des Cyprinodontidæ (Haplochilus et Belonesox}). Je ne saurais donc admettre la famille des Umbridæ, que je réunis aux Esocidæ, à l'exemple de Joh. Müller.
(2) Trans. Amer. Philos. Soc. XIV, 1871, p. 455, et Amer. Nat. XXIII, 1889, P. 857.
(3) Les poissons marins de la famille des Scopelidæ répondent par tous leurs caractères à la définition des Æaplomi, quoiqu'ils en soient.exclus par les auteurs américains.
CYPRINODONTIDÆ 343
sur le scapulaire et le coracoïde ; sur-claviculaire allongé. Ventrales à 5 à 7 rayons, parfois absentes. Une seule nageoire dorsale.
En dépit de son nom, cette famille n'a aucun rapport avec les Cyprinides, dont les anciens auteurs l'avaient rapprochée. Elle est très voisine des Esocides et se rapproche aussi, quoiqu’à un moindre degré, des Scombrésocides, qui forment la première famille du sousordre suivant. Elle renferme un grand nombre de petits ou très petits poissons, pour la plupart propres aux eaux douces ou saumâtres, reconnaissables extérieurement à la tête très aplatie en dessus, à la bouche très protractile, à la nageoire dorsale unique, formée de rayons mous généralement peu nombreux, aux nageoires pectorales plus rapprochées, de la ligne ventrale que de la ligne dorsale; à l'absence des organes tubuleux qui constituent ce qu’on nomme la ligne latérale, ici complètement absente ou réduite à une série de petits points, aux écailles généralement grandes et à bord entier (1).
Le nombre des vertèbres varie de 22 à 53; la première est dépourvue de parapophyses et de côtes, mais elle porte généralement des épipleuraux. Le crâne est large et lisse en dessus, les frontaux, très grands, s'étendent au-dessus des orbites; les pariétaux sont très petits; le susoccipital est relevé en une courte crête; les épiotiques sont parfois prolongés en arrière, étalés en lames à bord libre découpé; l’arcade sous-orbitaire est réduite à un ligament. Les dents varient beaucoup : tantôt cardiformes, tantôt villiforme, tantôt comprimées et bi- ou tricuspides ; il y en a rarement sur le vomer; les dents pharyngiennes sont coniques, rarement molariformes. La membrane des ouïes est libre; il y a quatre arcs branchiaux et 4 à 6 rayons branchiostèges ; pas de pseudobranchies.
Cette famille peut être divisée, au point de vue physiologique, en formes carnivores ou insectivores, à intestin relativement court et à circonvolutions peu nombreuses, et en formes herbivores ou limnophages à intestin long et formant de nombreux replis. Le genre représenté au Congo appartient à la première division. Il n'y a pas d'appendices pyloriques à l'estomac. La vessie natatoire est simple quand elle existe, mais elle manque chez plusieurs genres.
Les sexes différent souvent non seulement par la coloration mais aussi par la forme et la disposition des nageoires, ainsi que par la taille, les femelles étant plus grandes que les mâles. Chez ceux-ci la nageoire
(1) Le genre Neolebias, Stdr., représenté comme Cyprinodontide à écailles cténoïdes, appartient aux Characinides. Voir plus haut, p.183.
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anale peut être transformée en un organe intromittent, la fécondation des œufs étant interne; aussi chez la plupart des genres les
jeunes sont-ils produits vivants, à un état de développement plus ou moins avancé.
Trois genres seulement sont représentés en Afrique : Cyprinodon,
Haplochilus et Fundulus. Le second est le seul qui doive nous occuper ici.