‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 318 sur 463 · OPHIOCEPHALUS INSIGNIS · texte numérisé non relu

OPHIOCEPHALUS INSIGNIS

SAUVAGE, Bull. Soc. Zool. France, 1884, p. 195, pl. V, fig. 3.

Cette espèce est si voisine de la précédente que j'ai longtemps hésité à l'en séparer ; les caractères distinctifs ne résident que dans le nombre des écailles du corps. Après avoir examiné un grand nombre d'individus du Congo et de l'Ogowé, mesurant de 8 à 45 centimètres, je crois préférable de maintenir l'espèce décrite par Sauvage.

La hauteur du corps est comprise de 6 à 7 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 à 3 1/2 fois; le diamètre de l’œil est compris 1 1/2 à 2 fois dans la longueur du museau, 5 1/2 (jeune) à 9 fois dans celle de la tête, 1 3/4 à 2 2/3 fois dans la largeur interoculaire. 40 à 43 rayons à la dorsale, 28 ou 29 à l’anale. 83 à 90 écailles en série longitudinale, — en série transversale sous le premier rayon de la dorsale; 37 à 50 tubes à la ligne latérale.

La coloration est très semblable à celle de O. obscurus, mais des bandes foncées en chevrons en travers du dos relient souventles taches latérales. Delhez représente l'iris olive ou jaunâtre, avec un cercle rouge autour de la pupille.

Les exemplaires que j'ai examinés proviennent de Kondo-Kondo sur lOgowé (Miss Kingsley), de Coquilhatville (Delhez), de Kutu et d'Ibali, lac Léopold II (Delhez), de Monsembé (Weeks), d'Umangi (Wilverth) et des Stanley-Falls (Bentley).

Nom indigène à Coquilhatville et au lac Léopold II : Singa ou Nsinga.

Delhez a pêché ce poisson à Kutu, dans une crique marécageuse ; il à constaté qu'il se tient au fond et se nourrit d’autres poissons. Sa chair est bonne et rappelle celle de l’anguille d'Europe.

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5, ANABANTIDÆ.

Bouche bordée par les prémaxillaires seulement; maxillaires petits, élargis en arrière. Os pharyngiens grands, dentifères, se rapprochant du type des Cichlidæ. Toutes les vertèbres précaudales à parapophyses très développées, portant les côtes et les épipleuraux à leur extrémité ; des côtes sur les arcs neuraux de la région caudale. Nageoires pectorales plus rapprochées du ventre que du dos; surclaviculaire court. Ventrales très rapprochées des pectorales, à 6 rayons, l’externe épineux; os pubiens en rapport avec la symphyse claviculaire par un ligament. Nageoires dorsale et anale formées en partie d'épines.

Cette famille a été associée aux Ophiocephalidæ et aux Osphromenidæ sous le nom de Labyrinthici, nom emprunté à l'organe respiratoire accessoire qui surmonte les branchies. Cope et Gill l'en ont,:il est vrai, séparée, mais sans reconnaître ses véritables affinités. Elle se rapproche beaucoup des Ophiocephalidæ et aussi des Mullidæ, dont elle reproduit la structure de la région précaudale de la colonne vertébrale. Elle diffère de toutes deux par la présence simultanée des côtes et des hémapophyses dans la région caudale, de chaque côté de laquelle se prolonge la vessie natatoire, bifide sur plus de la moitié de sa longueur. La région que l’on peut nommer précaudale postérieure chez les Ophiocéphales, et que certains auteurs ont même considérée comme caudale, est ici transformée en véritable région caudale par la fusion des parapophyses pour former des hémapophyses, mais les côtes sont restées et la vessie natatoire, au lieu de se raccourcir, s’est bifurquée en arrière EÊRE se loger entre les hémapophyses et les côtes.

Les vertèbres sont au nombre de 26 à 31 (10-13+-16-18); comme chez les Mugilidæ, les deux premières ne portent que des épipleuraux. La tête, ronde et large, couverte en dessus de grandes écailles à peine imbriquées, rappelle celle des Muges, et le crâne n'est pas non plus sans analogie avec celui de ceux-ci, quoiqu'on ne retrouve pas ici le développement exceptionnel des épiotiques. Comme chez les Ophiocéphales, les coracoïdes sont largement séparés l'un de l’autre sur la ligne médiane. L’intestin est court et les appendices pyloriques sont peu nombreux.

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. La distribution géographique de cette famille, qui ne comprend qu’ un seul genre, est la même que celle des Ophiocephalidæ..

Les, Osphromenidæ se rapprochent à beaucoup d’égards des Anabantidæ, mais le crâne est très différent dans la région occipitale, les os-pharyngiens sont beaucoup moins développés et le pelvis est attaché solidement aux clavicules. Ce dernier caractère les fait ranger parmi les Acanthoptérygiens, dont ils établissent le passage vers les Percésoces. Le genre Micracanthus, Sauvage, de l'Ogowé, insuffisamment connu par un seul exemplaire dont les caractères extérieurs seuls ont pu être examinés, doit être rapporté aux Osphromenidæ, et il ‘se

rapproche tant du genre Betta qu'il me paraît douteux qu’on puisse .l’en séparer,

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