‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 322 sur 463 · ANABAS KINGSLEYÆ · texte numérisé non relu

ANABAS KINGSLEYÆ

Ctenopoma Petherici, part., Gonra. Ann. & Mag. N. H. (3) XX, 1867, p. 110, et (6) XVII, 1806, p..270.

Ctenopoma Petherici (non FREE STEIND. Sitzb. Ak. Wien, LXI, I, 1870, p. 974 et Notes Leyd. Mus. XVI, 1894, p

Ctenopoma Kingsleyæ, GüNTH. Fa & Mag. N.H.(6)XVIL, ‘1806, P. 270, pre XIII, fig. A; PectecriN, Bull. Mus. Paris, 1890, p. 350. :

Anabas Kingsleyæ, BouLenc. Ann. & Mag. N. H. (7) III, 1890, p. 243.

La hauteur du corps est comprise 2 1/5 à 2 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 à 3 2/5 fois. Museau largement arrondi, plus court que le diamètre de l'œil, qui est compris 3 1/2 à ‘4 11/2 fois dans la longueur de la tête et 1 à 1 1/2 fois dans la lar-

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geur interorbitaire; maxillaire s'étendant jusqu’au-dessous du quart ou du tiers antérieur de l’œil; une bande de dents palatines; préorbitaire étroit, à bord entier; sous-opercule et interopercule à bord faiblement denticulé; plusieurs épines au-dessus et au-dessous de l’échancrure de l’opercule; 4 à 6 séries d’écailles non denticulées entre l’œil et l'angle du préopercule; quelques écailles épineuses parfois présentes derrière l’œil chez l'adulte (mâles?). Dorsale à 16 ou 17 épines et 8 à 10 rayons mous; épines subégales, mesurant le tiers de la longueur de la tête ; les plus longs rayons mous mesurent la moitié ou les 2/3 de la longueur de la tête. Pectorale mesurant les 3/4 ou les 4/5 de la longueur de la tête. Ventrale atteignant l'anus ou l’origine de l’anale. Celle-ci a 9 ou 10 épines et autant de rayons mous. Caudale arrondie, très étroitement séparée de la dorsale et de. l’anale. Écailles striées, rugueuses, à bord fortement cilié, au nombre de 25 à 28 en série longitudinale, de ue en série transversale; ligne latérale composée de 15-16/9-14 tubes.

Brun foncé sur tout le corps et les nageoires ; une grande tache noire arrondie à la base de la nageoïire caudale.

Longueur totale : 165 millimètres.

Cette espèce, dédiée à Miss Mary Kingsley, habite la Sénégambie, la côte de Guinée (1), le Gabon et l'Ogowé, et aussi le Congo, d’où l'Expédition de M. de Brazza en a rapporté trois individus recueillis à Diélé sur l’Alima, individus qu'il m'a été permis d'examiner au Muséum.

A. Kingsleyæ est très voisin de À. Petherici, Gthr., du Nil Blanc, avec lequel il a souvent été confondu. Le caractère des écailles épineuses derrière l'œil, que je croyais propre à A. Petherici, se retrouve chez un grand individu (165 millim.) du Muséum de Paris; il n’est donc pas constant. Le corps plus élevé (sa hauteur est comprise 2 2/3 à 3 fois dans l’espèce du Nil) et les écailles non cténoïdes sur la joue peuvent en tous cas servir à distinguer les spécimens de l'Afrique occidentale, pour lesquels le nom de À. Kingsleyæ a été proposé, en attendant qu’on découvre d’autres caractères plus importants. J’ajouterai qu'il y a 10 épines à l’anale chez les cinq À. Petherici que j'ai pu examiner, tandis qu'il y en a généralement 9, rarement 10, chez À. Kingsleyæ; d'après Steindachner il n’y aurait même parfois que 8 épines chez les individus de Liberia. Enfin les jeunes individus du Nil Blanc sont tout achetés de brun foncé, tandis que ceux de l'Afrique occidentale sont d'un brun uniforme avec une seule tache à la base de la nageoïire caudale, comme chez les adultes.

{) Steindachner a décrit des individus du Sénégal et de Liberia et le British Museum en possède de la Gambie et de Lagos.

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