‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 323 sur 463 · ANABAS WEEKSII · texte numérisé non relu

ANABAS WEEKSII

Ctenopoma Petherici (non GünrT.), Scuizrauis, Tijdschr. Nederl. Dierk. Ver. (2) III, 1891, p. 84.

Ctenopoma Weeksii, BoucenG. Ann. & Mag. N. H. (6) XVII, 1806, p. 310.

Anabas Weeksii, BouLenc. op. cit. (7) I1I, 1800, p. 243.

Ctenopoma ocellatum, PELLEGRIN, Bull. Mus 1809, p. 350.

Ctenopoma acutirostre, PELLEGRIN, |. c. p. 360.

La hauteur du corps égale ou excède la longueur de la tête et est

comprise 2 à 2 1/2 fois dans la longueur totale. Museau assez

pointu, aussi long ou un peu plus court que le diamètre de l'œil, qui est compris 3 1/2 à 4 fois dans la longueur de la tête et égale ou excède un peu la largeur interorbitaire; maxillaire s'étendant jusqu’au-dessous du quart ou du tiers antérieur de l’œil; une bande étroite de dents palatines chez l'adulte; préorbitaire étroit, à bord entier ; 4 à 7 petites épines au-dessus et 1 à 4 au-dessous de l'échancrure de l'opercule ; sous-opercule et interopercule entiers chez les jeunes, dentelés chez les adultes ; 5 ou 6 séries d’écailles non denticulées entre l'œil et l'angle du préopercule; des écailles épineuses derrière l’œil chez certains individus (mâles?). Dorsale à 16 ou 17 épines et 8 à 10 rayons mous; épines subégales, mesurant le quart, le tiers ou les 2/5 dela longueur de la tête; les plus longs rayons mous mesurent près de la moitié de la longueur de la tête. Pectorale mesurant les 2/3 de la longueur de la tête. Ventrale atteignant l'origine de l’anale. Celle-ci a 9 ou 10 épines et 9 à 11 rayons mous. Caudale arrondie, en contact ou presque en contact avec la dorsale et l’anale. Écailles striées, rugueuses, à bord fortement cilié, au nombre de 27 à 29 en série longitudinale, de nes en série transversale ; ligne latérale composée de 14-19/8-13 tubes.

Brun ou jaunâtre (en alcool), tacheté ou marbré de brun foncé ou de noir; souvent une grande tache de chaque côté du corps et une ocelle plus ou moins distincte à la base de la caudale; ventrales noires.

Longueur totale : 13 centimètres.

Cette espèce a été trouvée au Stanley- Pool par M. Greshoff, à Monsembé, Haut-Congo, par le rév. J. H. Weeks, aux Stanley-Falls par M. Demeuse. Le Muséum de Paris en possède des individus de Diélé sur l’Alima et de Mobaka sur la Sanga (de Brazza).

Nom indigène d’après M. Greshoff : Zabakali.

378 ACANTHOPTERYGII

Sous-ordre V. ACANTHOPTERYGII.

Vessie natatoire dépourvue de conduit pneumatique (1). Opercule bien développé ; os pariétaux séparés par le susoccipital. Ceinture pectorale: suspendue au crâne; pas de mésocoracoïde ;‘pas de clavicule distincte du cleithruin. Très souvent des épines aux nageoires. Nageoires ventrales jugulaires ou thoraciques. Branchies pectinées.

… Ce qui reste des Acanthoptérygiens de Cuvier après élimination des. Notacanthi, des -Opisthomi et des Hemibranchii (Gastrosteidæ, Fistulariidæ, Centr iscidæ), sous-ordre qui sé rapproche dès Lophobranchit (2),et de certaines familles dont nous avons traité plus haut à propos des Percesoces, constitue un très vaste groupe, dont les principales divisions sont les Ber -yciformes, Perciformés, Scombrifor mes, Scleroparti, Gobiifor mes, Pediculati, Jugulares et Pleuronecti. Les Perciformes sont les seuls qui soient représentés dans les eaux douces du Congo. La division des Gobiiformes n’a pas encore ‘fourni de repré- Sentants au delà de l’estuaire et s’il.y est fait allusion ici c’est simplement pour citer un des poissons les plus frappants de cette région : le Périophthalme ou poisson marcheur, Periophthalmus Koelreuteri, Schneid.,- de la famille des Gobiidæ, qu'on voit en grand nombre se promenér à terre à l'embouchure du Congo, s'appuyant comme un phôque sur ses mémbres antérieurs, la tête redressée, et: sgrimpant même sur les r: racines aériennes A PRES °

DIVISION DES PERCIFORMES.

Sous-orbitaires. non prolongés jusqu'au préopercule. Dorsale épineuse bien développée. Os épipleuraux non insérés sur les centres des vertèbres. Ventrales thoraciques, à cinq (rarement quatre) rayons branchus. Ptéryglaux actinostes) des pectorales plus longs que larges, plus ou moins en forme de sablier.

(1) Les quelques exceptions qui ont été constatées relativement à ce caractère l'ont été chez les Berycidæ, groupe encore mal défini, ayant certains rapports avec les Malacoptérygiens et précurseurs, la paléontologie nous l'enseigne, des Acanthoptérygiens Perciformes. — Voir Kner, Sitzb. Ak. Wien, XLIX, 1, 1864, p. 457.

(2) Au sujet des rapports si intimes qui existent entre les Hémibranches, particulièrement les Fistulariidæ, et les Lophobranches, voir la description du genre fossile Pseudosyngnathus, par Kner et Steindachner, Denkschr. Akad. Wien, XXI, 1862, p. 28.

SERRANIDÆ 379

Notre perche d'Europe (Perca fluviatilis, Linn.), est le type de cette division, très riche en espèces, qui se décompose en un assez grand nombre de familles, dont quatre: sont ‘représentées dans les eaux douces du Congo et caractérisées dans le synopsis suivant :

I. Second sous-orbitaire prolongé du côté interne en une lame ‘soutenant le globe de l'œil; deux narines de chaque côté.

Partie mollé dla nagéoire dorsale pas beaucoup plus: déve. APR “rloppée que l’anale ; le-plus souvent des dents sur Le” palais. 1. Serranidé. c Partie molle de la nageoire dorsale beaucoup plus développée ÉPCS |

pans : rérCriagre que l'anale ; pas de dents sur'le palais 2. Sciænide.

IT. Pas de lame sous-orbitaire ; pas de dénts sur le-palaïs.- 25 CTI

Une:seule narine de chaque côté. …. , . D ME NET er Cichhideæe..

Deux narines-de chaque côté; : 2 7: 3. Pristipomatidæ.

LSERRANIDArE4S onu converter Deuxième sous-orbitaire prolongé en lame. interne supportant le globe de l'œil : entoptérygoïde présent. Presque toujours des dents au. palais. Vertèbres. antérieures sans parapophyses ; toutes ou.la. plupart des côtes insérées sur les parapophyses quand celles-ci existent. Deux narines de chaque, côté, Membrane des ouïes ne, $'unissant pas à l'isthme ; 6 ou 7 rayons branchiostèges: 4 branchies.. Os pharyngiens inférieurs ordinairement séparés. Nageoire dorsale composée d'une partie: épineuse et d’une partie molle, cette dernière pas beaucoup plus développée que anale vs RE D NEC VARIE" Gin

-Cétté famille est une dés plus nombreuses parmi: les poissons, mais ses représentants sont pour la plupart marins. Le genre uniqué que nous avons dans les eaux douces de l'Afrique: appartient à: la’ petite “sous-famille des Centropominæ qui ‘comprend en outre les genres Centropomus d'Amérique et Psammoperca des océans Indien'et Pacifique. Les Centropominæ, qui se caractérisent par le maxillaire grand, ne glissant pas entièrement sous le préorbitaire, la ligne latérale prolongée sur la nagéoiïre caudale, un appendice écailleux à la ‘base de la -ventrale;l'anale à trois ‘épines; Id ‘lame sous-oculaire prolongéé en pointe dirigée en arrière, les pseudobranchies rudimentaires: ou absentes, et la vessie natatoire grande et épaisse, avec ou sans appen-

dices, constituent une sorte de trait d'union entre les Serranidæ et les Sciænidæ.

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