‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 438 sur 463 · PLECODUS PARADOXUS · texte numérisé non relu

PLECODUS PARADOXUS

BouLenG. Il. cc. p. 22, fig. et p. 152, pl. LILI, fig. 4.

La hauteur du corps est comprise 4 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 1/2 à 4 1/2 fois. Le profil supérieur du museau est un peu convexe ; le diamètre de l’œil égale ou excède un peu la longueur du museau et est compris 3 fois dans la longueur de la tête, 1 à 1 1/4 fois dans la largeur interoculaire; le maxillaire s'étend jusqu’audessous du tiers antérieur de l’œil; 14 dents à la mâchoire supérieure, 12 à l’inférieure; 3 séries d’écailles sur la joue; de petites écailles sur l’opercule. Branchiospines minces, assez courtes, au nombre de 16 à la partie inférieure du premier arceau. Nageoire dorsale composée de 19 ou 20 épines et de 12 à 14 rayons mous; épines subégales à partir de la 7e, mesurant les 2/5 de la longueur de la tête. La ventrale atteint l'anus. L’anale est composée de 3 épines et de 11 ou 12 rayons mous; la 3° épine plus forte et presque aussi longue que les épines de la dorsale. La caudale est arrondie (?). Le pédicule caudal est 1 1/2 à 2 fois aussi long que haut. 65 à 75 écaailles en série longitudinale, Es en série transversale; ligne latérale supérieure sur 50 à 57 écailles, l’inférieure sur 36 à 45.

Il ne m'est pas possible de rien dire de la coloration.

Longueur totale : 105 millimètres.

Lac Tanganika. — Le type de cette espèce, en mauvais état, provient de la petite collection du capitaine Descamps. Deux autres individus, mieux conservés, ont été recueillis par le capitaine Hecq à Albertville.

MASTACEMBELIDÆ 489

Sous-Ordre VI. OPISTHOM!..

Vessie natatoire dépourvue de conduit pneumatique. Opercule bien développé ; os pariétaux séparés par le susoccipital. Ceinture pectorale suspendue à la colonne vertébrale bien en arrière du crâne ; pas de mésocoracoïde ; pas de clavicule distincte du cleithrum. Des épines aux nageoires impaires. Nageoires ventrales absentes. Branchies pectinées.

Associés aux Scombres par Cuvier (1), aux Notacanthes par J. Müller (2), rapprochés des Blennies par Günther (3), les Mastacembles ont été isolés du reste des Acanthoptérygiens par Cope (4), en un groupe nommé Opisthomi, qui occupe vis-à-vis de ces derniers à peu près la même position que les Apodes vis-à-vis des Malacoptérygiens. Comme chez ceux-ci, la disparition des ventrales est accompagnée du détachement de la ceinture pectorale du crâne, l'os post-temporal étant absent et le sur-claviculaire suspendu, par un ligament, aux vertébres antérieures; mais la vessie natatoire, dépourvue de conduit pneumatique, et la conformation de la bouche éloignent les Mastacembles des Apodes : tout semble indiquer qu'ils sont dérivés des Acanthoptérygiens.

On n'en connaît qu'une famille, dont toutes les espèces sont propres à l’eau douce, On l’a longtemps considérée comme caractéristique de la région indienne, mais aujourd'hui l'Afrique l'emporte sur l'Asie par le nombre des espèces connues.

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