MASTACEMBELUS OPHIDIUM
GünTser, Proc. Zool. Soc. 1893, p. 630.
Le corps est très faiblement comprimé, presque cylindrique, et la queue s’atténue graduellement en pointe; la hauteur du corps est comprise 21 à 28 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 9 1/2 à 10 fois. L’anus est beaucoup plus rapproché du bout du museau que de la nageoire caudale; la distance qui le sépare de la tête égale 2 2/3 à 2 3/4 fois la longueur de celle-ci. Le museau est 2 à 2 1/2 fois aussi long que l’œil et se termine en un appendice plus court que celui-ci; la fente buccale s’étend jusqu’au-dessous du bord postérieur de l’œil ; pas d’épines sous la narine ni au préopercule. Les nageoires dorsale et anale se confondent avec la caudale qui est étroite et pointue; la dorsale a 30 à 32 épines courtes et 103 à 120 rayons mous; l’anale a 1 épine courte et 116 à 130 rayons mous; la distance entre la première épine de la dorsale et la tête égale à peu près la
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moitié de la longueur de celle-ci, La longueur de la nageoïre pectorale est comprise 3 fois dans celle de la tête. Les écailles sont extrêmement petites; il y en a 25 environ entre l’origine de la nageoire
dorsale molle et la ligne latérale.
On distingue à peine, sur les individus décolorés, des traces de nombreuses taches brunes arrondies,
Longueur totale : 30 centimètres.
Plusieurs individus ont été recueillis à Ujiji, lac Tanganika, en 1889, par M. Coode Hore et font partie des collections du British Museum. Comme M. Tanganicæ, cette espèce, si remarquable par sa forme cylindrique et sa longue queue atténuée, a échappé à ceux qui ont récolté depuis dans le vaste lac qui doit nourrir tant de poissons
non encore décrits.
Sous ordre VII. PLECTOGNATHI.
Vessie natatoire dépourvue de conduit pneumatique. Maxillaire et prémaxillaire généralement plus ou moins complètement coossifiés ; os pariétaux séparés par le susoccipital ; préoperculaire ankylosé à l’hyomandibulaire ; opercule très réduit. Ceinture pectorale suspendue au crâne ; pas de mésocoracoïde; pas de clavicule distincte du cleithrum. Nageoires ventrales réduites à une épine ou absentes ; os pelviens complètement coossifiés ou absents. Branchies pectinées; orifice branchial très étroit. Squelette souvent imparfaitement ossifié (1). Pas d’écailles proprement dites.
Les Plectognathes constituent un groupe aberrant très voisin des Acanthoptérygiens, auxquels ils sont reliés par les Acronuridæ, ainsi que cela a été reconnu par Dareste (2). A l'exception de quelques espèces du genre Z'etrodon, tous sont marins. On en fait trois divisions : 1. Sclerodermi, couverts de plaques scléreuses, à dorsale épi-
(1) Voir les observations de P. Stephan sur la réduction d’ossification chez les poissons. Bull. Sc. France Belg. XXXILII, 1900, p. 385. (2) Ann. Sc. Nat., Zool. (3) XIV, 1850; p. 105, et C. R. Acad. Sc. LXXIV, 1872,
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neuse, à dents distinctes; 2. Ostracodermi (1), encaissés dans une carapace, sans dorsale épineuse, à dents distinctes; 3. Gymnodontes, à peau nue ou hérissée d’épines, sans dorsale épineuse, à dents réunies en une sorte de bec. C'est à la troisième division qu'appartient le genre Tetrodon, dont une espèce habite le Congo.
DIVISION DES GYMNODONTES.
Corps court, nu ou armé d'épines érectiles. Une seule nageoire dorsale, composée de rayons mous, articulés. Pas de nageoires ventrales. Dents réunies en une sorte de bec, couvert d’une -couche d’émail continue, formé d'une ou deux pièces à chaque mâchoire.
Trois familles : Triodontidæ, Tetrodontidæ, Molidæ.