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C'est done T°. Honckenyi BI. qui détermine au Cap ces multiples accidents dont les Archives de médecine navale sont remplies.
L'espèce est si dangereuse que les autorités du Cap avertissent les marins qui arrivent de ses redoutables propriétés et l’on dit même, qu'un de ces animaux était exposé jadis sur une place publique, afin qu’on put ensuite le reconnaitre facilementets’en garder.
Les cas mortels imputables à ce Tetrodon sont malheureusement fort. nombreux et les auteurs en reproduisent les observations détaillées. En 1826, c’est un matelot danois qui meurt empoisonné; en 1845 deux marins d’un bateau hollandais et deux marins allemands du € Postilion » périssent, ces derniers en moins de 20 minutes. L'année suivante un homme de la corvette française | (Oise » a le même sort.
Ce Tetrodon n’a pas limité sa triste réputation au Cap (1). Il est répandu dans l'Océan Indien, en Malaisie, en Chine (2) et même dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie ainsi que le rapporte de Rochas qui assimile l'espèce qui causa les accidents à bord du € Styx » au Geneion maculatum Bibron.
Il y eut deux morts sur quatre empoisonnements et l’on put faire une autopsie. Des expériences sur des Chats prouvèrent déjà que c’est le frai qui est doué de propriétés toxiques.Celles-ci sont telles que d’après une observation d’Heckel, le simple contact des mainset de la face durant la dissection minutieuse d’un de ces Tetrodons suffit pour produire divers troubles nerveux et gastriques, des démangeaisons et même une légère éruption.
(1) Nous avons plusieurs fois constaté dans divers ouvrages d’un mérite scientifique indiscutable une confusion regrettable entre le Tetrodon du Cap, qui est comme nous l'avons démontré T.Honckenyi BL. et T'. sceleratus Gm. L. Evidemment ces deux animaux sont « maculés » et Cscélérats » mais ce sont deux espèces, absolument différentes. La toxicité de T. scelerätus Gm. L. est bien moindre que celle de T. Honckenyi BI. D'ailleurs les taches du premier sont de couleur noire, tandis que celles du second sont claires.
(2) M. le D' Meunier vient d'envoyer de Macao au Muséum un certain nombre de Tetrodons parmi lesquels nous reconnaissons cette espèce.
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Une espèce voisine 7°. oblongus Bloch (pæcilonotus Schlegel, niveatus Brevoort) de l'Océan Indien, des mers du Sud, de la Chine et du Japon a été incriminée quelquefois (Bleeker, Vincent). Sa toxicité est loin d’être aussi accentuée.
Tetrodon ocellatus Linné. — Chez cet animal, le corps est plutôt ramassé, le dos couvert de petites épines, depuis l’espace interorbitaire jusqu'à la dorsale. Des épines semblables à celles du dos garnissent l’abdomen. Les côtés sont entièrement nus. Il n’y à pas de sillons aux dents supérieures. Une bande brune bordée de blane croise le dos, elle se termine latéralement audessus des pectorales par un point noir plus ou moins distinet. A la base de la dorsale existe un ocelle noir, bordé de blanc. Parfois on rencontre des bandes brunes et blanches sur la tête et le dos. Il existe plusieurs variétés. C’est une espèce chinoise. Sur un exemplaire provenant du Yang-tsé-Kiang, nous comptons : |