‹ Les Poissons VénéneuxChapitre 19 sur 42 · DRE PES ATOUT U · texte numérisé non relu

DRE PES ATOUT U

Déjà Osbeck accusait ce Tetrodon de faire périr en moins de 2 heures. Lacépède s'étend assez longuement sur les qualités toxiques du Croissant (7. ocellatus). Pour lui elles proviendraient probablement des aliments, mais il ajoute, ce qui estau moins curieux comme hypothèse, «qu’il se pourrait qu’une lon- « gue habitude de convertir en sa propre substance des aliments « nuisibles fit contracter à la chair du Croissant ou aux sucs (renfermés dans l’intérieur de son corps des propriétés véné- : (« neuses. » | |

Ce Poisson est au dire de Chevallier et Duchesne d’un goût exquis, mais si l’on veut éviter sanuisance, il faut aussitôt après l’avoir pris, le vider et le nettoyer et ne pas attendre pour le manger.

Tetrodon rubripes Schlegel. — Le corps est plutôt ramassé. Le dos ést recouvert de petites épines, depuis l’espace interorbitaire jusqu’à la dorsale. I en existe de semblables sur l’abdomen. Les flancs sont nus. Chaque dent supérieure possède un sillon près de la ligne médiane. Les flancs de couleur acier sont maculés de taches noires plus ou moins irrégulières ; une à la

base de la dorsale, l'autre sous la pointe de la pectorale. L'anale :

est rouge, l'abdomen blanchâtre. Chez les jeunes, des bandes claires transversales à la partie antérieure se réunissent pour devenir longitudinales en arrière. Ces bandes latérales peuvent persister chez les adultes dit Günther et constituent alors la variété æanthropterus dont Schlegel avait fait une espèce.

D AG PTT et AE TA ei TO)

Ce Tetrodon habite les côtes de la Chine et du Japon.

Schlegel nous apprend que la chair de 7°. rubripes Schleg. esttrès recherchée et se paye un prix élevé. Ilest vrai qu’il ajoute qu'on ne pêche cette espèce qu'au mois de janvier et de février, c’est-à-dire en MAL à une époque où les glandes génitales sont en repos.

Cependant Geerts signale 7. ont ne Schleg. comme une des plus vénéneuses du Japon etla variété xanthopterus comme suspecte, Cette différence dans la toxicité confirmerait l'opinion de Günther d’après laquelle 7°. æanthopterus serait plutôt une forme jeune et où par conséquent les organes sexuels n’ont pas encore atteint leur complet développement.

Bien qu’au dire de Rémy on puisse manger en hiver un certain nombre d'espèces de Tetrodons avec précaution, il ajoute qu'on s'abstient en toute saison de 7! rubripes. La plupart des expérimentateurs qui ont étudié l’action du poison des Poissons sur les animaux ce sont servi de ce Tetrodon : Rémy, Miura et Takesaki, Takahashi et Inoko ont obtenu des résultats terribles avec lui. De plus ces derniers ont rapporté un certain nombre de cas d'intoxication mortelle chez l’'Iomme à la suite de son ingestion. Aussi n'hésitons-nous pas à le faire entrer parmi les plus dangereux que nous ayons décrits.

Une espèce australienne assez voisine 7. Hamiltoni Richardson a été aussi incriminée (Clarke).

Tetrodon vermicularis Schlegel. — La peau est totalement dépourvue d’épines. I existe seulement quelques petits grains à peine sensibles sur le dos. Il n’y a rien sur le ventre. Le dos est d’un gris. bleuâtre entrecoupé d’un grand nombre de

et

traits bruns, irréguliers, vermiculés. À la base de la dorsale et derrière les pectorales se trouve une large tache foncée. DRAP r TO RE PA LOE Er CTO

C’est une espèce japonaise. Elle est très commune dans la baie de Nagasaki. Elle se mange quelquefois mais au dire de Schlegel elle est réputée vénéneuse et suivant Geerts c’est une des cinq plus toxiques du Japon.

Tetrodon stictonotus Schlegel. — Le dos et le ventre sont couverts de petites épines à doubles racines, se rejoignant! derrière les pectorales. Le museau et la queue sont nus. La couleur générale du corps est d’un blanc jaunâtre ; sur les parties supérieures se trouvent des traits et des taches foncées si nombreuses que la teinte claire du fond n'apparait plus que sous la forme de lignes vermiculées extrêmement étroites.

DORE ES MAUETS Cette espèce japonaise est simplement suspecte.

Tetrodon pardalis Schlegel. — Le pli de la peau séparant les flancs de l’abdomen est remplacé par une rainure très peu apparente, surtout à la partie antérieure. La peau est lisse, assez douce, parsemée, sauf sur les flancs, de petits tubercules mous: Les nageoires sont arrondies. Le dos est brunâtre avec des taches noires réunies en petits cercles. Ces taches sont isolées sur la tête et sur les flancs; les pectorales et l’anale sont d’un rouge sang, la caudale brunâtre, les flancs jaune orangé, le ventre blanc.

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Cette espèce est des plus souvent apportée sur le marché au Japon bien que ce soit aussi une des plus toxiques.

Tetrodon Heraldi Günther (geometricus Richardson). — Comme les précédents, ce Tetrodon a le dos large, les organes olfactifs nettement visibles, les narines doubles de chaque côté, situées sur une même papille proéminente. Bien qu’il n’existe

ESA VASE pas de repli cutané, au dire de Günther, le long du pédoncule caudal, sur les exemplaires assez jeunes que nous examinons il y en a un. Cette espèce est très proche de 7°. testudineus L. Le dos est couvert de petites épines, depuis l’espace interorbitaire jusqu’à la dorsale, l'abdomen épineux. Il y à réunion entre les épines dorsales et abdominales derrière les pectorales. Le museau, les côtés en avant des pectorales, la queue sont nus: Le museau est assez court, l'œil plus rapproché de celui-ci que de la fente branchiale chez les adultes. Sur le dos des lignes blanches, régulières, géométriques circonscrivent un certain nombre de taches noires polygonales. Les côtés sont mouchetés de petits points noirs, irréguliers, labdomen est orange, les nageoires immaculées, la moitié postérieure de la caudale noire. Sur les exemplaires que nous avons vus, nous trouvons :

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