‹ Les Poissons VénéneuxChapitre 24 sur 42 · DATES TT EAU SE C · texte numérisé non relu

DATES TT EAU SE C

T, grammatocephalus Schlegel se rapproche beaucoup de T'. rivulatus Schleg, il ne s’en distingue que par ses épines plus rapprochées, son dos plus caréné et ses teintes un peu différentes.

Ces deux espèces sont japonaises.

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Schlegel dit que T. rivulatus Schleg. se prend en abondance en été, mais qu’on le rejette aussitôt car sa chair est très vénéneuse et il est défendu, sous des peines sévères de l'apporter au marché. SES

Geerts est d’ de avec e Schlegel, il range ce Tetrodon parmi les plus dangereux du Japon. T, grammatocephalus Schlegel serait simplement suspect.

Telles sont les plus redoutables espèces de Tetrodons dont nous ayons jugé utile de donner la description ; nous considérons que ce sont les plus importantes à connaître et celles qui ont déterminé des accidents dans la grande majorité des cas ; néanmoins nous ne saurions trop répéter que tout le Eee doit être tenu en suspicion,

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Les cas de (ciguatera » proprement dite, dûs à des Apodes, sont en général assez rares et le nombre des espèces incriminées est relativement restreint. La plupart des accidents rapportés sont, en effet, plutôt imputables à l’ichthyosisme.

Depuis les belles expériences de Mosso, on sait que le sérum du sang des animaux de ce groupe est doué de propriétés toxiques extrémement violentes puisqu'une Anguille de taille moyenne à dans son sérum de quoi tuer dix Hommes. Cette ichthyotoxine est en quelque sorte un venin généralisé, non encore localisé dans une glande adaptée à un but spécial. Elle se comporte en effet comme un venin; terrible en injection sous-cutanée, elle est inoffensive par ingestion stomacale; la putréfaction, la chaleur lui font perdre ses redoutables qualités. Aussi nous ne pouvons que signaler Îies remarquables travaux de Phisalix, d'Héricourt et Richet et surtout de Camus et Gley mais sans nous y arrêter car nous sortirions du cadre que nous nous sommes tracé. :

Nous ferons rémarquer toutefois en passant que si par ses effets sur les animaux l’ichtythoxine du sérum diffère des leucomaïnes élaborées dans certains organes comme les ovaires et qui sont douées de propriétés vénéneuses considérables, la différence est loin d’être aussi tranchée au point de vue du mode de formation et du rôle physiologique chez l'animal qui en est porteur et permet jusqu'à un certain point de la considérer comme un terme de passage entre la venimosité et la vénéno-

site,

Genre Anguilla

Anguilla vulgaris Cuvier, (Maræna anguilla L.). — L’Anguille se rencontre en Europe, dans la région méditerranéenne, dans le nord de l’Asie et de l'Amérique. Bien que les Juifs et les Musulmans la rejettent comme les autres animaux aquatiques dépourvus d’écailles, (elle en a cependant, mais de fort petites et cachées sous la peau), sa chair si elle n’est pas d’une digestion aussi facile que celle de certains autres Poissons n’en est pas moins excellente et en général fort saine.

On à bien rapporté quelques cas d’'empoisonnements par des Anguilles, mais ils semblent provenir, soit de ce qu’on a employé des individus malades, c’est-à-dire atteints d’affections parasitaires où microbiennes, soit, comme dans le cas de Defay, de ce que ces animaux avaient ingéré des aliments plus que suspects.

Genre Conger

Conger vulgaris Cuvier, (Muræna conger L.). — Le Congre si commun sur nos côtes surtout sur celles de Bretagne où l’on en prend souvent d'énormes, (plus de deux mètres,) a été quelquefois ineriminé. C'est ainsi que Risso pense que sa chair pet acquérir des propriétés délétères au moment du frai. Le fait est possible sans doute mais tellement rare dans nos régions que nous ne croyons pas utile d'insister davantage.

C'est surtout aux Antilles qu'on a signalé des intoxications par le Congre. Déjà indiqué par Moreau de Jonnès dans sa liste de Poissons vénéneux, il à été aussi accusé par Janière à la Guadeloupe.

Sous ces climats chauds la chair de ces animaux doit se putréfier assez rapidement et plusieurs accidents relatés peuvent sans doute être rapportés à l’ichthyosisme. Néanmoins il n’est pas rare de voir un Poisson considéré etavec raison comme inoffensif sur nos côtes, acquérir des qualités vénéneuses sous les tropiques. Cette toxicité dépend sans doute dans la majorité des cas de ce que la décomposition et conséquemment la forma

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tion de toxines de putréfaction y est plus facile et plus rapide, mais il est permis aussi parfois, dans certaines circonstances où l’on a affaire à la € ciguatera » proprenentdite, de supposer que les propriétés vénéneuses vont en s’atténuant à mesure qu’on se rapproche vers le nord ainsi que Bottard l’a montré pour la veuimosité.

Nous ne ferons que citer le Myre (Myrus vulgaris Cuvier, Murcna myrus L.) assez rare sur nos côtes et dont la tête est parfois suspecte au dire de Linné.

Genre Muræna

Ces animaux se reconnaissent à l’absence de pectorales, à leurs nageoires impaires bien développées et unies. Les espèces sont extrémement nombreuses (76 d’après Günther). Dans le nombre quelques unes retiendront un moment notre attention.

Tybring dit que la Murène est parfois malsaine quand elle atteint de grandes dimensions. Il s’agit de Muræna helena L. qu'on rencontre sur nos Côtes méditerranéennes. On sait le cas

qu'en faisaient les Anciens.

Muræna moringa Cuv. (Gymnothoraz rostralus Agassiz). On mange fréquemment à la Havane où elle s'appelle (Morena pintada » cette espèce qui habite les Antilles. Bien que Hil la suspecte elle peut être ingérée sans crainte, Ce qu’il y a à redouter chez elle, c’est sa morsure ; or il arrive bien souvent, ainsi que nous le constaterons dans la suite, de voir confondre les propriétés venimeuses et vénéneuses et craindre un animal dont l’ingestion serait pourtant absolument inoffensive.

Murcæna afra Bloch. — C'est à cette espèce qu'il faut rapporter Gymothorex infernalis Poey. La dorsale n’est pas élevée, les dents sont placées sur une seule ligne, excepté les dents vomériennes qui sont parfois bisériées. L'ouverture branchiale est presqu'aussi large que l'œil. Le dos estbrunâtre, les nageoïres sans bord clair.

Cette Murène se rencontre dans les parties tropicales de l'Atlantique, dans l’Océan Indien et sur les côtés d'Australie,

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Pour elle aussi nous croyons que c’est de beaucoup sa morsure qui est à craindre. La (Morena verde » est avec raison aû dire de Poey prohibée à la Havane depuis un temps immémorial. Il cite après son ingestion, un cas mortel chez un Chat, mais l’autopsie démontra que‘les intestins étaient perforés par les épines du Poisson, ce qui suffit amplement à expliquer cette terminaison fatale. | :

Muræna nebulosa Ah], (M. ophis Risso). — Cette espèce habite l'Océan Indien etle Pacifique. Elle à été incriminée mais ne doit pas être bien dangereuse.

Nous ne nous étendrons pas davaniage sur les animaux appartenant à ce groupe Car, comme on le voit, leur vénénosité est relativement tout à fait exceptionnelle et en général peu redoutable.

Le 140)

MALCCOPTÉRYGIEN S ABDOMINAUX

SA LMONIDÉS

Les Salmonidés qui constituent une des principales familles des Physostomes abdominaux, renferment un nombre considérable de bons et beaux Poissons d’un emploi alimentaire de premier ordre. Tout le monde apprécie la chaire saine et légère de nos espèces indigènes : le Saumon (Salmo salar L.),l'Omblechevalier (Salmo umbla L.), les différentes espèces de Truites, la Truite commune (S.(Trutta) fario L.), la Truite de mer (Salmo argenteus Cuvier et Valenciennes), la Truite de Baïllon CS. Bailloni C. V.)

Aucun animal de ce groupe ne paraît occasionner d'accidents de (eiguatera » proprement dite. Néanmoins quelques cas d’empoisonnement ont été relatés à la suite d’ingestion de Salmonidés. Ils proviennent suivant nous, la plupart du temps de divers états pathologiques.

Les maladies infectieuses parasitaires et microbiennes se rencontrent, en effet, assez souvent dans toute la classe des Poissons en général et peuvent être invoquées pour une certaine part dans les accidents qu’ils provoquent. Toutefois nous ne croyons pas que les toxines élaborées par ces divers micro-organismes (Protozoaires, Champignons, Bactéries), aient une action bien accentuée lorsqu'elles sont introduites dans le tube digestif.

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