‹ Les Poissons VénéneuxChapitre 30 sur 42 · PO · texte numérisé non relu

PO

Nous n’insisterons pas autrement sur leurs caractères que tout le monde connaît. [l serait intéressant de sayoir si les œufs des nombreuses espèces (Günther en compte 163) de ce genre, partieulièrementabondantes dans l’Asie méridionale, ont déterminé des accidents d'intoxication, mais jusqu'ici on n’a d'observations que pour nos espèces locales. Elles sont en revanche fort nombreuses. Quelques-unes remontent à une époque très ancienne. Rondelet, Gesner, Aldrovandre, en effet, connaissaient déjà les propriétés purgatives des œufs du Barbeau. |

Dans notre siècle, les cas abondent, On les trouvera rapportés dans Chevallier et Duchesne, dans d’Arras, dans Coutière. 11s sont dûs à Cloquet, Lipp, Schlegel, Autenrieth, Franque Münchmeyer, Polin et Labit, etc", etc.

Les symptômes sans être en général bien graves consistent habituellement en diarrhées, nausées, vomissements, douleurs diverses, gastralgie, cardialgie, faiblésse du pouls, tendance aux lipothymies et aux syncopes.

Bien que Bloch prétende — pour en avoir mangé avec toutesa famille sans être aucunement incommodé — que c’est un préjugé de regarder les œufs du Barbeau comme vénéneux, nous croyons que l’on fera bien de vider ces animaux avec soin à l'époque du frai, c’est-à-dire au mois de mai et même si l’on veut être plus prudent de s’en abstenir complètement alors, car les œufs peuvent communiquer leurs propriétés à la chair qui n’est plus aussi saine qu’en temps ordinaire.

DILURIDÉS

Cette famille avec sa peau nue ou garnie de plaques osseuses, ses barbillons plus ou moins développés à une physionomie bien spéciale. Elle renferme une quantité considérable de genres et d'espèces parmi lesquelles quelques unes, mais en fort petit nombre, sont citées comme suspectes.

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