‹ Les Poissons VénéneuxChapitre 31 sur 42 · RAT D DES · texte numérisé non relu

RAT D DES

Genre PFlotosus

Plotosus lineatus C. V.— On a beaucoup multiplié les espèces de Plotoses, aussi serions nous d'avis d’assimiler avec Günther P. lineatus C. V. à Silurus arab Forskal à Platystacus anguillaris Bloch, à Plotosus anguillaris Lacépède.

Cette espèce jouit du double privilège d'être à la fois vénéneuse et venimeuse, mais c’est cette dernière qualité qui la rend de beaucoup particulièrement redoutable. Bottard relate dans sa thèse un certain nombre d’accidents occasionnés par la piqûre des épines de la dorsale et de la pectorale des Plotoses, qui sont extrêmement acérées et vulnérantes (1).

Ils habitent l'Océan Indien et une grande partie du Pacifique. Au Japon où ils portent le nom de « gigjoo » ils sont très abondants dans la baie de Nagasaki. Leur chair est sèche et dure, on ne la mange pas au dire de Schlegel.

Genre Silurus <

Silurus japonicus Schlegel que l’on doit rapporter à S. asofus L. est considéré suivant Geerts comme suspect au Japon, dont il peuple les rivières. On le mange rarement d’après Schlegel, car sa chair est dure et huileuse, mais on s’en sert pour la fabrication de certains remèdes contre diverses maladies.

Genre Pseudobagrus

Il se distingue du genre Bagrus qui se rencontre principalement dans le Nil par le nombre de ses rayons. Il y a chez Pseudobagrus, 20 ou plus de 20 rayons à l’anale et 5 à 7 à la

(1) Nous én avons faitsur nous-même involontair rement l'expérience. En examinant des Plotoses, nous nous sommes cruellement piqué par mégarde, au doigt. Cette piqûre n’a d'ailleurs été suivie d'aucun accident, le venin ayant complètement perdu ses propriétés, car les animaux étaient depuis assez longtemps déjà dans l'alcool et l'épine devant se briser dans les tissus pour qu'il y ait pénétration, ce qui n'avait pas eu lieu.

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dorsale, tandis que chez Bagrus,la dorsale a 9 ou 10 rayons mous, l’anale en revanche moins de 20.

Pseudobagrus aurantiacus Schlegel. C’estune espèce àäépine dorsale non dentelée, à adipeuse aussi longue que l’anale, dont voici les nombres.

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Elle se rencontre assez rarement dans les eaux douces du Japon principalement dans les districts de Satzuma, Kuruma, Higo, etc. On la désigne sous le nom de (kigikjoo ». Sa chair que l’on ne mange jamais est réputée vénéneuse suivant Schlegel. Geerts la dit aussi suspecte.

On a encore incriminé plus ou moins un curieux Silure marin des côtes américaines Ælurichthys marinus Mitch, (Silurus bagre Bloch).

En somme toutes ces espèces sont surtout coriaces et indiges-. tes, mais leurs propriétés toxiques ne sont pas bien accentuées.

ANACANTHINIENS

(GADIDÉS

Il y à peu de chose à dire de ces animaux au point de vue qui nous occupe, Les espèces alimentaires sont nombreuses et leur salubrité est absolument générale.

Genre Lota

La Lote commune (Lota oulgaris Cuv. Gadus lota L.) est un Poisson relativement assez répandu dans nos rivières principalement dans la région alpestre. Tout le monde apprécie sa chair qui est excellente, mais ses œufs causent parfois quelques accidents sans grande gravité d’ailleurs.

Genre Gadus

Gadus morrhua L. — Il n’y a personne qui ne connaisse la Morue dont la pêche est si importante pour nos populations maritimes. Ce beau Poisson.qui est assez commun sur nos côtes de la Manche, mais que l’on va chercher en Islande ou à Terre- Neuve pour le trouver en abondance, se mange, comme on le sait, salé, séché et conservé.

La place importante qu’il tient dans l’alimentation fait que les cas d’ichthyosisme que l’on peut imputer à l’altération et à la putréfaction de sa chair sont extrêmement nombreux. Ils ont été étudiés en grand détail principalement par Bérenger-

Féraud. Plusieurs sont intéressants à divers titres, les uns par le nombre des individus atteints, c’est ainsi qu'à Lorient 222 matelots furent malades pouravoir consommé de la Morue malsaine; les autres par la gravité des accidents, dans une observa. tion prise à Saint-Pétersbourg et empruntée au D" Hermann, deux Hommes moururent du fait de l’ingestion de Morue avariée, Nous ne mentionnerons que pour mémoire les importants travaux entrepris dans les temps récents sur la Morue rouge et les organismes qui la déterminent. Ils sortent du cadre que nous nous sommes tracé, aussi nous contentons nous de les signaler sans commentaires renvoyant aux nombreux mémoires de Bérenger-Féraud et aux intéressantes analyses de M. Coutière. ,

PLEURONECTIDÉS

Dans les Poissons plats, nous n'avons guère à signaler que

la Barbue: Æhombus lævis EL. (fig. 11). Elle se rencontre sur

Fig: 11

toutes nos côtes, où on la pêche en grande quantité. Ses yeux sontà gauche, l’espace interorbitaire est égal au moins au diamètre vertical de l’œil. Les écailles sont lisses, minces, adhérentes. Elle fournit une chair estimée.

Les œufs jouissent parfois de propriétés vénéneuses légères.

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