RENE
PHARYNGOGNATHES
; LABRIDÉS
Les Labridés ont les os pharyngiens inférieurs soudés (Pharyngognathes.) Ce fait a une grande importance car il imprime à tous les animaux de ce groupe’ un air de famille qui les fait aisément distinguer. On connaît la valeur des caraëtères tirés des dents pour la division des Mammifères en ordres ; il en est de même pour ces Poissons. C’est que ce genre de dentition mplique, en effet, un mode d'alimentation tout spécial. Ils se nourrissent en effet de Crustacés, de Coquillages qu'ils broient avec leurs puissantes plaques pharyngiennes ; or on sait qu'il existe un grand nombre de Mollusques, de Zoophytes toxiques, les Labres peuvent les ingérer et c’est suivant nous la cause la plus fréquente de leurs qualités vénéneuses.
Les Labres ont aux mâchoires des dent coniques. Chez les Scares, au contraire, elles sont lamelleuse, tranchantes, réunies en une sorte de bec osseux.
. Genre Lachnolaimus
Lachnolaimus faleatus Linné. — Parmi les Labriniens on à assez souvent incrimé le genre Lachnolaimus dont toutes les espèces distinguées par Cuvier et Valenctennes ZL. aigula C. V. duæ C. V. caninus C. V. psittacus C. V. suillus C. V. semblent pouvoir être ramenées à une seule Zabrus falcatus 1.
Chez ce Poisson les dents sont sur une seule série; il n’y a pas de canines. L’opercule est écailleux, la ligne latéralé ininterrompue. Les épines antérieures de la dorsale et les lobes de la caudale sont prolongés en longs filaments. Il existe souvent un point noir à la base des derniers rayons de la dorsale.
DNA TD PAS TN ATOME TS lat 4e Litransve 8/10;
Ces animaux habitent les mers des Antilles où ils portent
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vulgairement le nom « d’Aigrettes » ou (Gapitaines ». Cuvier et Valen-iennes vantent la chair de L. aigula, dux, surllus, mais au dire de Plée, Z: caninus serait suspect. Cette dernière variété se distingue par son museau plus court. Le quatrième rayon dorsal est une forte épine. Le corps n’est pas tacheté.
Les accidents nous paraissent provenir d’aliments contenus dans l’estomac, ainsi que le remarque déjà Poey.
Genre Scarus
Chez les Scares les joues ne portent qu’une rangée d’écailles’ les épines dorsales sont acérées.
Scearus cretensis Linné. — Le Scare des Anciens, oxxpos (Aristote) ou des mers de Grèce est une espèce qui jouissait dans l’antiquité d’un grand renom, aussi bien par les qualités de sa chair, que par la multiplicité des légendes qu’on débitait sur son compte. On sait que les Romains ne reculaient devant rien pour satisfaire leurs caprices culinaires, c’est ainsi que sous le règne de Claude, un amiral Optatus Elipertius, fut spécialement chargé, au dire de Pline, de peupler de Scares les mers d'Italie qui en étaient dépourvues.
Cette espèce abondante dans la partie orientale de la Médi-
terrannée se rencontre encore aujourd'hui parfois sur les côtes,
de Sicile et on la signale accidentellement depuis quelques années à Nice et à Marseille.
Son ingestion serait susceptible de déterminer parfois des accidents diarrhéiques. Après avoir éliminé bien entendu les cas d’ichthyosisme dont pas plus qu'aucune autre espèce les Scares ne sont exempts, il faut rapporter selon nous les intoxications
produites non au Poisson lui-même, mais à son régime alimen-
taire et à l'habitude déjà mentionnée par Martial (1), qui vantait le Scare ( visceribus bonus » et conservée par les Grecs actuels de manger son foie et ses intestins avec leur contenu. Il est possible qu’au point de vue culinaire cette habitude augmente la valeur de l’animal, mais il est certain que si la gour-
(1) Martial, L. XIII. Epigr. 84.
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mandise y gagne un peu, la salubrité y perd beaucoup. Nous conseillerons donc de vider les Scares avant de s’en servir.
Genre Pseudoscarus
Les niêmes faits s'appliquent aussi parfaitement aux Pseudoscares exotiques, Poissons aux livrées brillantes (d’où souvent leur nom de Perroquets) qui peuplent les mers tropicales et dont on compte une centaine d'espèces (1). paint
Ils se reconnaissent à leurs dents en forme de bec, à leurs joues garnies de plusieurs rangées d’écailles et à leurs épines dorsales antérieures plus ou moins flexibles. Leurs nombres habituels sont : :
D'AEdO RPA STTS ReTEtAT Mo 0n
Parmi les espèces incriminées le plus souvent nous signale-
TYODS : :
Pseudoscarus chrysopoma Bleeker. — 1] faut aussi y rapporter P. œiridis Blkr. non Bloch.
Ilexiste trois séries d’écailles sur les joues, la médiane est composée de 5, l’inférieure de 2 ou 3. Les mâchoires sont rosées, avec une dent pointue à l'angle. Les épines dorsales sont à peu près égales en longueur. La caudale est tronquée avec les angles quelquefois prolongés légèrement chez les adultes. La teinte générale est verte ; les écaïlles ont un bord rouge. Une ligne verte rayonne autour de l'œil et embrasse les lèvres. La dorsale et l’anale sont rosées encerclées de vert à la base et sur les bords, la caudale verte.
Ce poisson habite la Malaisie. [1 est consommé à Batavia. Sa
chair n’est pas estimée. M. Coutiére mentionne un cas emprunté
à Studer lors du voyage récent de la € Gazelle ». La cause des accidents remontait à un P. vridis Blkr.
(1) 64 d'après Günther mais il retranche un grand nombre de celles de Cuvier et Valenciennes qu'il n'a pas examinées et qui ont une valeur réelle comme nous avons pu nous en rendre compteen faisant la révision de toute la collection des Labridés du Muséum de Paris.
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Pseudosearus pyrrhostethus Richardson, (Scarus pstttacus Forskal non Linné, Scarus harid C. V.). — Il y a deux rangées d’écailles sur la joue et deux écailles sur le bord inférieur du préopercule. La rangée médiane comprend £inq écailles. La lèvre supérieure est large; les dents sont blanches, petites ; les épines dorsales à peu près égales en longueur. La caudale est tronquée avec les angles prolongés chez les adultes. Les pectorales ont quinze rayons. La tête est rouge, les écailles bleues à bord rouge, les lèvres rayées transversalement de bleu. Une raie bleue va de l’angle de la bouche au dessous de l'œil. Les nageoires verticales sont rouges, encerclées de bleu, la caudale parfois ponctuée de bleu.
C’est une espèce de la Mer Rouge et de l'Océan Indien. On fait peu de cas de sa chair ; à Batavia elle n’est mangée, dit Bleeker que par les indigènes et par les Chinois.
Dussumier qui l’a observée aux Seychelles remarque que les habitants s’en défient parce qu'elle se nourrit parfois de Coraux. P. Dussumiert C. V. qui est aussi abondant aux Seychelles ne serait jamais dangereux.
Pseudoscarus maculosus Lacépéde. — Cette espèce est fort voisine de la précédente. [n’y a qu’une seule écaille sur le bord inférieur du préopercule. Il n’existe pas de dent pointue à l’angle de la mâchoire. La couleur est jaunâtre, ponctuée irrégulièrement de bleu. Les nageoires verticales sont bordées de
bleu. |
Elle habite les côtes orientales d'Afrique.
Commerson qui l’a observée à l’île Maurice en 1769, a constamment trouvé dans son estomac des débris de Coraux. C’est là sans nul doute la cause de sa toxicité.
Pseudoscaruspsittacus Linné (Scarus vetula Bloch Schnei der). — Le Scare à raies vertes possède trois rangées d’écailles sur les joues, la médiane en comprenant 7. Les dents sont petites. La teinte générale est verte, les parties supérieures de la tête et la nuque sont rougeàtres. La coloration est extrêmement riche et variée.
On le rencontre aux Antilles. Il porte à Cuba le nom de