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et celle de la pectorale 3 et 2/3 dans la longueur totale. La caudale est fourchue. Il y a souvent un point noir à l’échancrure de l’opercule. La poitrine est nue, non écailleuse. Les pectorales sont tachées de noir. Ces trois derniers caractères la différencient de l’espèce précédente.
D. VII à VIII-I, 49 à 21 ; A. II-I, 16 à 18 ; Bouc. lat. 30.
C. BartholomæiC. V.et C. cibi Poey sontconsidérés comme suspects, le premier par Hill, le second par P. Lesmes, sans raisons sérieuses.
C'. secundus Poey et C. lugubris Poey sont bons au dire de cet auteur.
Genre Seriola
Seriola gigas Poey porte le nom de (« Coronado » à la Havane où elle est probibée depuis les temps les plus anciens, car elle peut y déterminer des accidents graves de (ciguatera ».
Seriola Lalandi C. V. que l’on rencontre sur les côtes du Brésil, dans le sud de l'Atlantique et au Japon, est aussi quelquefois suspecte quoiqu’à un moindre degré.
Genre Trachynotus
Les écailles sont vraiment petites, arrondies. L’operculen'’est pas denticulé. Il y a deux dorsales, la première composée de quelques épines séparées. Les deux épines de l’anale sont aussi éloignées de la partie molle. Il n’existe pas de petites nageoires. Des dents caduques sont disposées sur les mâchoires, le vomer et les palatins.
Trachynotus glaucus Bloch.— La hauteur du corps est contenue 3 fois dans sa longueur ; celle de la tête 5 fois 1/3; l’un des lobes de la caudale 3 fois. Les premiers rayons mous de la dorsale et de l’anale sont extrêmement prolongés d’où son nom
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de (Carangue à plume » à Haïti. La couleur est argentée avec quatre raies verticales sur les côtés du dos, d’où son nom de (Quatre » à la Martinique.
NO ET RARE T4 6 a. Va:
Il habite les Antilles, est habituellement bon, mais peut déterminer parfois des accidents où l’on doit invoquer surtout le botulisme. :
SCOMBRIDÉS
La chair des Scombres entre en putréfaction extrêmement facilement, surtout dans les pays chauds. Il nous est arrivé, maintes fois, en Grèce de voir de magnifiques Poissons pêchés le matin même se décomposer presque sous nos yeux, en quelques heures à peine. Il n’est donc pas étonnant qu’on ait imputé à ces animaux un grand nombre d’empoisonnements qui doivent assurément être rangés avec le botulisme. Mais il est une remarque intéréssante à faire ici, c'est que l’extraordinaire rapidité de décomposition, porte à donner au Poisson vivant des propriétés toxiques ce qui n’est pas exact dans la grande majorité des cas. Néanmoins il ne serait pas absolument déraisonnable de considérer cette famille comme présentant une forme de transition entre les accidents d’ichthyosisme et ceux de (ciguatera )». \
Quoi qu’il en soit nous conseillerons pour la généralité des Scombridés de les consommer le plus rapidement possible après la pêche et de se méfier de l’altération de leur. chair qui souvent est peu apparente et extrêmement prématurée. M. le professeur Gréhant a bien voulu nous indiquer un procédé qu’il nous a dit avoir été expérimenté par un médecin de marine et qui conviendrait parfaitement aux animaux de cette famille dont il préviendrait la putréfaction. [1 consiste à jeter les Poissons à peine pêchés et pour ainsi dire encore vivants dans de l’eau en ébullition. C’est du reste un système presque analogue. qu’on emploie sur nos côtes pour la fabrication de certaines onserves.
SÔPE
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Nous allons passer rapidement en revue les espèces plus particulièrement incriminées. Ne nous étonnons pas de trouver en première ligne, puisqu'il s’agit d'accidents d’ichthyosisme, les animaux les meilleurs et les plus souvent consommés,.
Genre Scomber
Seomber scomber Linné. — Le Maquereau, par exemple, cet excellent Poisson que tout le monde connaît, qui habite la Méditerranée et l'Atlantique a déterminé parfois des intoxications plus ou moins graves et évidemment devant être rapportée au botulisme.
Un cas remarquable est celui cité par le docteur Niel (1814). Quarrier dit que le Maquereau devient vénéneux à Sainte- Hélène, si on le conserve plus d’une nuit.
Seomber preumatophorus De la Roche (Fig. 14), qui doit
Fig. 14
sans doute être assimilé à S. colias Gmelin Linné se pêche sur nos côtes de la Méditerranée. On le trouve aussi dans l’Altlantique et au Japon où il est cité par Geerts comme se décomposant extremement rapidement.
Genre Thynnus
Les Thons ont les dorsales rapprochées. Il ya 6 à 9 petites nageoires à la suite des rayons mous de la dorsale et de l’anale.
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Les dents des mâchoirs sont fines, courtes ; le vomer est denté sauf chez 7°. pelamys L. Les écailles de la région pectorale forment une sorte de ceinturon. Il existe une éarène latérale des deux côtés de la queue.
On en compte une quinzaine d'espèces, pour la plupart d’un
usage alimentaire fréquent mais qui toutes ont été plus ou moins
incriminées comme susceptibles de déterminer dés accidents d’ichtyosisme.
Thynnus thynnus L.— Le Thon commun chez lequel les pectorales ne dépassent pas la première dorsale qui esttriangulaire, habite la Méditerranée et l'Atlantique. L'usage alimentaire de cette excellente espèce est bien connu de tous, (mais, dit
€ Valenciennes, il est bon toutefois de remarquer qu’autant le
€ Thon frais ou salé en temps utileest salubre et agréable, autant (il peut devenir nuisible pour peu qu'il approche de la putri- « dité ; ses arètes deviennent alors rouges ; la chair voisine ( prend un goût àcre comme si elle était poivrée et elle occa- (« sionne des inflammations d'æœsophage, des douleurs d’esto-
(« mac, des diarrhées et même la mort quand on en à beaucoup
(C pris. »
A Venise, d’après M. de Martens, on fait impitoyablement . jeter ceux qui présentent la plus petite trace de décomposition. Chevallier et Duchesne, d'Arras, rapportent un certain nombre d'observations d’ichthyosisme. Il en existe de fort récentes de Lussana et Pagnoni par exemple.
Aux Antilles les Thons sont particulièrement dangereux. Nous mentionnerons aussi que Maracci à trouvé dans le sang du thon une ichtyotoxine analogue à celle qui serencontre dans le sérum des Murénides.
Thynnus thunnina C. V.— La Thonine chez laquelle les pectorales ne dépassent pas la première dorsale qui est falciforme se rencontre sur nos côtes méditerranéennes.
Elle habite A LUS chiudes de l'Océan Atlantique, l Océan Indien, le Japon où,au dire de Schlegel,elle occasionne des diarrhées lorsqu'on la mange crue.C’est pour cette raison, ajoute-t-il, qu’on la sèche convenablement avant de s’en nourrir. Geerts est du même avis.
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Thynnus àlalonga Gmelin Linné. — Le Germon, aux pectorales dépassant la seconde dorsale, plus abondant sur nos côtes de l’Atlantique que de la Méditerranée, et qu’on vend à Paris sous le nom de « Thon » possède une chair excellente, mais qui se décompose facilement. Risso prétend, d’après les pêcheurs de Nice, que son foie donne la fièvre et fait écailler la peau.
Geerts indique comme produisant assez souvent des accidents
de botulisme deux espèces que l’on mange séchées ou crues au Japon :
Thynnus sibi Temminck et Schlegel, est défendu en temps de choléra et peut déterminer, dit Rémy qui l’a observé une fois, une congestion faciale et oculaire assez intense.
Thynnus macropterus Temminck et Schlegel est à craindre frais, mais fort bon desséché.
Reste une espèce sur laquelle nous devrons un peu plus insister à cause de la fréquence de accidents qu’elle cause:
Thynnus pelamys L. — Chez la Bonite à ventre rayé la hauteur du corps est conténue quatre fois dans sa longueur, (jusqu'au milieu du bord postérieur de la caudale) ; celle de la tête trois fois et demi. Les pectorales se prolongent jusqu'au dessous de la dixième épine de la dorsale. Les épinés de cette nageoire sont faibies. La couleur du dos est bleuâtre. Il y a quatre ou cinq bandes noires, longitudinales en dessous de la ligne latérale.
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Elle habiteles eaux tropicales del’Atlantique et de l'Océan Indien. Ce qui n'empêche pas de la rencontrer parfois sur nos côtes de la Méditerranée ou de l'Océan, mais tout à fait exceptionnellement. c
Au dire d'Osbeck, de Dussumier, sa chair est peu agréable, mais fraiche. elle ne cause pas d'accidents. EUe se décompose extrêmement, facilement et devient alors très vénéneuse. Selon Lesson et Garnot, les officiers de l’équipage de l'expédition Duperrey en furent un jour très incommodés; les uns se virent recouverts de rougeurs exanthémateuses suivies de chaleur, de
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sueurs et de violents maux de tête; les autres eurent des coliques et des diarrhées très fortes.
Dans l'observation de Morvan, à bord de la « Cornaline » à Ténériffe, on voit bien que la putréfaction est l’origine des empoisonnements. Des personnes qui mangèrent les Poissons, le jour même ne présentèrent aucun symptôme, tandis qu’elles furent très incommodées après le déjeuner du lendemain, où l’on servit des Bonites de la veille, réservées pour ce repas.
Guyon, à la Martinique, à été témoin d’un fait analogue.
Au Japon, où elle porte lenomde (Katsuwoo » on mange souvent la Bonite à ventre rayé. Nous suivrons volontiers le conseil de Geerts qui dit qu’elle est bonne sèche, c’est à dire bien préparée et bien conservée et à craindre fraîche car cette fraicheur est souvent trompeuse.
Genre Pelamys.
On a quelquefois incriminé Pelamys orientalis Temminck et Schlegel qu’on nomme au Japon (Ha-Katsuwoo ». Pas plus que tous les Poissons dece groupe, il ne mérite de mention spéciale. L’habitude qu'on a de le manger cru explique facilement les accidents. |
Genre Cybium.
Les Tassards comprennent une douzaine d'espèces dont les plus souvent critiquées, sont :
Cybium chinense CG. V., dont on mange, au Japon, la chair facilement décomposable, soit crue, soit sèche.
Cybium aceroum C. V. des Antilles, qui pas plus que C. regale Bloch dont elle est voisine ne doit être suspectée autrement que putréfiée, et
Cybium caballa G. V. dont la toxicité est peut-être un peu mieux établie.
M. Méry, médecin à bord de l'(Achéron» a vu 15 hommes, présenter de graves symptômes d’empoisonnement après avoir mangé d’un Tassard pêché dans le bassin de carénage à Fortde-France.
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Genre Coriphæna | Les Coryphènes habitént toutes les mers chaudes et tempérées du globe. Elles partagent les propriétés des autres SCOM-
bridés. | $
Coryphæna hippurus Linné (fig. 15).— Cette espèce qui se
Fig. 15.
répand dans l'Atlantique, l'Océan Indien et le Pacifique se pêche accidentellement sur nos côtes de la Méditerranée, où elle arrive souvent à la suite des bateaux venant des ‘régions tropicales.
C. dorado C. V. qui n’est qu'une variété est indiquée par Hill comme suspecte à la Jamaïque. Kllese mangesans aucune crainte à la Havane dit Poey.
C. lippurus L. est citée comme suspecte par Orfila. On a observé des accidents même mortels produits par les Coryphènes, à Madagascr et dans les Indes Orientales, mais toujours c’est la décomposition et par conséquent le botulisme qu’il faut invoquer, aussi n’insisterons-nous pas.
PÉDICULÉS
La forme extraordinaire de ces animaux a donnné heu à un grand nombre de fables sur leur compte. Elle n’a pas peu contribué non plus à leur faire souvent attribuer des propriétés
ne men
vénéneuses plus où moins justifiées. Nous croyons quant à nous que c’est surtout l’aspect bizarre de ces Poissons qui pousse les indigènes à s’en défier. Cependant quelques espèces méritent au moins d’être mentionnées.
Genre Lophius.
Dans le genre Baudroie a incriminé Lophius setigéerus Wahl qui habite les côtes de la Chine et du Japon et une partie du Pacifique. Sa chair est en général très recherchée, mais elle est citée comme toxique d’aprés Clouet.
Genre Antennarius.
Antennarius marmoratus Lesson.— Il habite toutes les mers tropicales et ses variétés sont nombreuses. Son nom japonais est ( Hanaoogose ». On le prend quelquefois dans la baie de Nagasaki, mais on ne le mange jamais suivant Schlegel, sa chair étant réputée vénéneuse. :
Genre Malthe
Malthe vespentilio L.— Sur les côtes américaines de l’Atlantique, au Brésil et aux Antilles se rencontre ce curieux Poisson. Les auteurs s'accordent pour dire qu’on le laisse de côté etavec raison, semble-t-il, car d’après une observation de Poey sur un Chat il semblerait doué de propriété vénéneuse. Il y aurait peut être lieu de rapprocher ces animaux des Gymnodontes quant à la cause de leur toxicité.
BATRACHIDÉS
Genre Batrachus
Batrachus grunniens L.—C'estune espèce malaise qui appartient à une famille fort voisine de ceile Pédiculés. Au dire de Cantor les naturels lui attribuent des propriétés vénéneuses,
OR
mais nous ne nous y arrêterons pas, aucune expérience ni aucune observalion sérieuses n’ayant été signalées à ce sujet.
TRIGLIDÉS
Pour tous les Poissons de ce groupe ce sont les propriétés redoutables des aiguillons, l’aspect étrange et extraordinaire qui font l’objet de la crainte des pêcheurs, bien plutôt que la toxicité de leur chair qui paraît dans la généralité des cas être excellente.
Genre Scorpæna.
On sait que sur nos côtes de la Méditerranée Scorpæna scrofa L. et S. porcus L. entrent dans la composition de la bouille-abaissesi chère aux palais marseillais etqui n’a jamais passé pour dangereuse, même... à Paris.
Scorpæna grandicormis G. V.— La hauteur du corps est égale à la longueur de la tête. Il y a des écailles à la base de l’opercule et sur les joues. La concavité de l’espace intérorbitaire est très accentuée , il n’y a pas de crêtes saillantes entre les yeux. Sur la nuque se trouve une fossette carrée. Les tentacules orbitaires sont larges et frangés. Le troisième rayon de la dorsale estégal au second de l’anale et est contenu 2 fois 1/3 dans ka longueur de la tête. La couleur est rougeâtre, maculée de brun. La tête et le corps sont ponctués de blanc, la caudale et l'anale rayées de brun.
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Cette espèce au dire de Poey porte à la Havane le nom de, « Rascacio », elle passe pour excellente, et l’on en confectionne des soupes, mais on craint Sa piqure. Suivant Ricord on a, à Haïti, le Cpréjugé», (le mot est fort exact), que sa chair est vénéneuse et fait mourir dans la journée, ce qui l’a fait appeler («Rascasse 24 heures ».
Ensommenous avons affaire à un Poisson puissamment armé dont on redoute les blessures, ce qui a conduit à confondre ses propriétés venimeuses et vénéneuses.
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Scorpæna brasiliensis C.V. — Ilen est exactement de même pour cette espèce également américaine.
Scorpæna diabolus G. V. — Cette Scorpène habite l'Inde archipélagique ; on la rencontre aussi à Taïti. Comme pour ses congénères des Antilles ce sont ses qualités venimeuses qui la font suspecter et à tort. Les noms de «(poisson sorcier, poisson diable», indiquentlacraintequ'elleinspire. Valentyn cité par Cuvier et Valenciennes rapporte que sa chair est mauvaise et qu'aucun indigène n’oserait en manger ; les Hollandais moins superstitieux la trouveseulement un peu sèche.
Genre Pterois
Ce genre voisin des Scorpènes partage ses propriétés ou plutôt son absence de propriétés toxiques.
Pterois antennata Bloch, habite l'Océan Indien et la Malaisie. Les pectorales atteignent et dépassent la caudale. La couleur générale est rose avec des raies brunes. Il est cité par M. le professeur R. Blanchard.
Pterois miles Bennett (Pterois muricata C. V.) peuple aussi l’Océan Indien. On n’est pas d’accord sur se salubrité à Ceylan.
Pterois volitans L. Aux Moluques les Malais lui donnent le nom d’ (ikans-owanggi » (poisson sorcier) ce qui les empèêche d’en manger bien qu'il soit d’après Valentyn excellent au goût, très sain et très léger.
Nous citerons pour mémoire le Dactyloptère volant (Dactylopterus volitans Gmelin Linné) qu’on rencontre parfois sur nos côtes de la Méditerranée et les Chaboisseaux ou Cottes (Cottus scorpius L.) dont les mâles d’après Fries et Ekstrôm seraient regardés par les pêcheurs scandinaves comme vénéneux, tandis que les femelles serviraient à J’alimentation des pauvres gens. }
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SPARIDÉS.
Ces Poissons à corps oblong, à dents antérieures habituel lement tranchantes et à dents latérales arrondies, en forme de molaires, disposées en plus ou moins nombreuses séries forment un groupe assez compact au point de vue zoologique. Plusieurs espèces sont d’un usage alimentaire fréquent, d’autres sont plus ou moins toxiques; nous allons les passer en revue.
La plupart des genres intéressants appartiennent au groupe des Pagriniens (Lethrinus, Pagrus, Pagellus, Chrysophrys), Sparidés aux dents coniques en avant et aplaties sur les côtés.
Genre Pagellus.
Il est caractérisé par l’absence de canines et la présence d’écailles sur les joues.
Pagellus erythrinus Cuvier et Valenciennes (Sparus érythri-
nus L.) Cette espèce se rencontre dans la Méditerranée et:
l'Océan. Elle est absolument saine (1), ainsi que les autres « Pagels » ou (Gros-yeux » comme on les appelle sur nos marchés, qui peuplent nos côtes. Citée par Moreau de Jonnès peut: être à la suite de Forster on la retrouve dans toutes les listes dé Poissons vénéneux sans aucune raison.
Genre Pagrus.
Les joues sont écailleuses. Il existe des canines. Les grosses molaires de la mâchoire supérieure sont sur deux rangs.
Pagrus vulgaris G. V. (Sparus pagrus L.) Il habite la Méditerranée ; on le pêche aussi aux Canaries. Sa chair est fort estimée. On le range dans les Poissons vénéneux depuis le cas de G. Forster, compagnon de Cook, observé dans le voisinage des Nouvelles-Hébrides. Une détermination douteuse a fait incriminer deux espèces excellentes et qui ne se rencontrent jamais dans les eaux où ont eu lieu les accidents. Sparus pagrus de Forster qu’il appelle ailleurs Sparus erythrinus, n’est pas plus Payrus vulgaris G. V. que Pagellus erythrinus
(1) Sauf les cas accidentels de botulisme, bien entendu.
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C: V. tous deux n’habitant pas ces régions. Il s’agit peut-être de Pagrus unicolor Quoy et Gaimard, mais bien plutôt d’un Lethrinus, car il en existe plusieurs espèces plus où moins toxiques dans l'Océan Pacifique.
Genre Lethrinus.
Les joues sont dépourvues d’écailles. Il y à des dents en forme de carde en avant des mâchoires, ainsi que des canines. Les espèces au nombre d’une vingtaine environ sont répandues principalement dans l'Océan Indien et le Pacifique. Quelquesune paraissent douées de propriétés vénéneuses véritables.
Lethrinus rostratus Kuhletvan Hasselt. La hauteur du corps est contenue 4 fois dans la iongueur totale; celle de la tête 3 fois 1/2. Le museau est allongé et pointu. Les canines sont modérées, les dents des séries latérales Jlégèremient comprimées, pointues. Les épines de la dorsale ont une dimension moyenne. La caudale est émarginée. La tête, le dos, les nageoires sont marquées de brun. Il y a une tache noire quadrangulaire entre la ligne latérale et la pectorale. Les rayons des ventrales sont blancs, leur membrane noire.
D:'X., 9: L'URL S AAC L lat; 50: L. transv. 6/16.
C’est une espèce qui se rencontre aux Moluques et dans les îles de la Sonde.
Dans une « Note pour servir à l’histoire ichthyologique des archipels de la Société et des Pomotous », M. le professeur Vaiilant rapporte un cas intéressant observé par M. Ingouf et Pradier. En 1883, des pêcheurs de nacre, au nombre de 224 durent par défaut de vivres se nourrir de la chair de ces Poissons qui portent le nom d’ (utura » aux Pomotous. Cette alimentation malsaine avait déterminé chez eux de la dysenterie, des vertiges, des crampes et une extrême faiblesse. Ces accidents s’amendèrent à la suite d’un régime alimentaire différent.
Loihrinus mambo Montrouzier. Le préopercule est arrondi, sans dentelure, bordé de jaune et de bleu. Les dents des séries latérales sont coniques. Les mâchoires sont rosées. L’inférieure présente une tache rouge foncé à son extrémité. Le corps est
bleu violacé à la partie supérieure, bleu pâle sur les côtés, argenté sous le ventre, avec des bandes longitudinales alternativement plus claires et plus foncées.
Cette espèce dont on doit la description au P. Montrouzier, est abondante à la Nouvelle-Calédonie ; elle y porte le nom de « mambo ». Elle semble être voisine de Zethrinus esculentus, que nous ne connaissons que par une figure de Cuvier et Valenciennes. Celle-ci peut se rapporter aussi à Z. centurio C. V. qui habite l'Océan Indien. fl est intéressant de rapprocher l’épithète de Capitaine donnée à ce Lethrinus de ce même nom servant à désigner le faux Sparus pagrus du cas de Forster; ce qui nous pousse à considérer le Poisson qui détermina les accidents relatés par le célèbre compagnon de Cook à un Lethrinus et peut être à cette espéce. |
L. centurio C. V., lui-même n’est probablement qu’une variété de L. nebulosus C. V.
Quoiqu'il en soit, Lethrinus mambo Montrouzier est cité par tous les auteurs comme une espèce redoutable à la Nouvelle- Calédonie. Gasquet, de Rochas, Guégan ont rapporté plusieurs cas d’empoisonnement par cet animal.
Cequ’ilyad’intéressantc’estque le Poisson jeune (0"13 à0m14) est absolument inoffensif et peut être consommé sans crainte tandis que quand il est adulte (0m70 à Om80), il détermine de nombreux accidents. Ce fait semblerait prouver que c’est dans le développement des organes génitaux qu’il faut rechercher la cause de sa vénénosité. Certains observateurs l'ont placée dans sa chair. [l'est possible que les parties musculaires qui avoisinent les glandes sexuelles, finissent par acquérir par contact une certaine toxicité.
En somme on fera bien de se méfier de cetteespèce. Des cuissons répétées atténueraient au dire de Rochas ses propriétés vénéneuses.
Genre Chrysophrys
Chez les Dorades l’opercule est écailleux. Il existe des canines. Les grosses molaires de la mâchoire supérieure sont sur plus de deux rangées. Les espèces, au nombre d’une vingtaine, habitent les mers chaudes et tempérées du globe.
Chrysophrys aurata TL. — La Dorade vulgaire dont la dorsale est marquée d’une bande longitudinale noirâtre abonde dans la Méditerranée. On la rencontre aussi souvent sur nos côtes du sud-ouest. C’est'un fort bon Poisson. Sa chair est plus ou moins délicate suivant les fonds qu’elle fréquente mais en somme apsolument salubre.
C’est donc au botulisme qu’il faut rapporter les quelques cas où elle est incriminée. Nous nous rappelons d’ailleurs qu’en Grèce, pendant les chaudes journées de septembre, nous avons plus d’une fois pu constater que des Dorades péchées la nuit et servies au repas de midi étaient déjà dans un état de décomposition suffisamment avancé pour être rejetées. C’est ce qu’on ne fit pas sans doute dans le cas observé à Grenade et rapporté par Chisholm, où l’ingestion de ces Poissons fut suivie de constrictions, de maux de tête, d’éruptions diverses et de démangeaisons.
Chrysophrys calamus C. V. — Le Sarde à plume ainsi nommé à cause de la disposition du premier interépineux de l’anale qui à la forme d’une plume à écrire, habite les Antilles et les côtes du Brésil. I à bien été indiqué comme suspect par Hill, mais sans raison semble-t-il, car à la Martinique, au dire de Plée, il est très estimé.
Chrysophrys sarba Forskal (Sparus psittacus Lacépède). — La hauteur du corps est contenue deux fois et 2/3 dans la lonoueur totale; celle de la tête quatre fois. L'espace interorbitaire est bien plus grand que le diamètre de l'œil. Il existe une petite protubérance au coin antérieur de celui-ci. Les incisives sont larges et obtuses. Les molaires en grand nombre forment quatre séries en haut et en bas. Il y à une grande molaire ovale à l'extrémité postérieure de chaque mâchoire. La quatrième épine dorsale est la plus longue. La seconde et la troisième épine anale sont à peu près d’égale longueur. La couleur est argentée avec quatorze raies longitudinales.
DL TRADE EME Tan a. -transv.<7/14;
Cette espèce se rencontre dans tout l'Océan Indien et jusqu'aux Moluques. Signalée comme ayant déterminé des acci-.
dents, nous croyons qu'il faut faire la plus large part au botulisme.
Sa chair, est en effet, des plus estimées. Elle abonde à Pondichéry où elle porte le nom de ( Kaloury ». C’est un des meilleurs Poissons qui serve au ravitaillement des navires.
Payer a communiqué à Fonssagrives et Leroy de Méricout, ue observation d’épidémie d’hématurie survenue sous l'influence d'ingestion de Dorade salée, Ce qui prouve bien qu'il s'agissait d'accidents d’ichthyosisme c’est que la fraîche ne produisait rien. L’interdiction des Dorades salées arrêta l'épidémie.
Chrysophrys hasta Bloch Schneider (CArysophrys longispinis C. V. C. berda CG. V.). — Cette espèce se distingue par la force et la longueur du second rayon de l’anale. Elle habite la baie du Bengale et pénètre dane les rivières. On la rencontre aussi en Chine et au Japon où elle est très commune et sert généralement de nourriture. C’est sans doute par superstition que les Japonais pensent qu’elle peut être nuisible aux femmes enceintes,
PRISTIPOMATIDÉS
Genre Mæna
Sans être précisément toxique la chair de ces Poissons est en
Fig, 16
général peu appréciée, L’'habitude de se tenir dans les endroits vaseux où ils se nourrissent de substances animales souvent
plus ou moins décomposées n’a pas peu contribué à les faire tenir en suspicion.
Meæna vulgaris C. V. (Sparus mæna L.) (Fig. 16.). — C’est une des quatre espèces qu’on rencontre sur nos côtes. Elle est assez abondante à Nice et à Port-Vendres. Son vomer denté, ses épines faibles, sa dorsale non écailleuse, ses canines assez développées, l’écaille axillaire de la ventrale d’une longueur inférieure à la moitié de cette uageoire permettront de la reconnaître.
Sans remonter jusqu’à Aristote et à Martial qui signalaient déjà que sa chair devient mauvaise à l'époque du frai, il suffit de rappeler pour montrer combien elleest peu estimée, qu’à Venise il n’est pas de plus grave injure que celle de (« magnamenole » (mangeur de Mendoles) (1).
SERRANIDÉS
Genre Epinephelus
Les espèces de ce genre sont extraordinairement nombreuses ; on en compte une centaine au moins. Quelques-unes méritent une mention au point de vue qui nous occupe, mais d’une façon générale on peut dire que la plupart de celles qu’on a suspectées ne l’ont pas toujours été bien légitimement et que plus d’une mérite le pardon accordé généreusement par Poey à toutes celles des Antilles. |
Les Mérous ont les épines de la dorsale au nombre de 9 à 11 ; celles de l’anale sont fortes. Les palatins sont garnis de dents ; il y a habituellement des canines. [lexiste un os maxillaire supplémentaire. Les ventrales s’insèrent sous les pectorales.
Epinephelus loutt Bloch Schneider. — On voit de chaque côté une ou deux canines recourbées en arrière de l’antérieure
(1) C'est ainsi que nous avons remarqué que sur certains points de nos côtes de Bretagne l'épithète de « mangeur de Crabes » est considérée comme absolument outrageante.
qui est forte. La couleur est d’un beau rouge passant à l’argenté sur le ventre. Toutes les parties du corps sont parsemées de taches sombres.