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se développait chez eux. Le fait n’a pas encore été étudié et serait cependant fort intéressant à éclaircir.
Dans plusieurs cas il y a lieu aussi certainement de faire intervenir le botulisme dans la genèse des accidents produits.
Il existe une quinzaine de Sphyrènes. Celles de la mer des Indes et du Pacifique pas plus que notre espèce méditerranéenne n’ont été incriminées à l’exception toutefois d’une dont la toxicité d’ailleurs, ne paraît pas beaucoup démontrée :
Sphyræna jello G. V. — La hauteur du corps est contenue 9 fois dans la longueur totale. L’opercule a 2 piquants. La première dorsale et les ventrales commencent sur la même ligne que le bout des pectorales. Le dos est verdàtre, cette teinte forme sur les côtès une ligne festonnée avec huit raies, croisant la ligne latérale. Le ventre est argenté, les nageoires jaunâtres.
DIE DL AT ATOS Rat, 125.
Elle se rencontre dans l'Océan Indien, en, Malaisie et en
Chine. Elle est peu estimée au dire de Russell.
TETRAGONURIDÉS
La famille des Tetragonuridés qui se place entre les Atheridés et les Mugilidés est représentée par un seul genre et une seule espèce :
Genre Tetragonurus
Tetragonurus Cuoviert Risso. (fig. 13).—Le corps est allongé,
couvert d'écailles dures, ciliées. Il y a 2 crètes ou carènes laté-
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-rales. Les mâchoires sont garnies de dents sur une seule rangée, Le vomer et les palatins sont dentés. Les deux dorsales sont très rapprochées. La première est longue, basse, épineuse; la seconde est plus courte, à peu près opposée à l’anale. Les ventrales sont assez avancées, mais en arrière des pectorales. La couleur du dos est lilas foncé, plus claire sur les côtés, avec des reflets rougeätres. La longueur est de 30 à 35 centimètres environ.
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C’est une espèce méditerranéenne fort rare, on la prend quelquefois à Nice où elle porte le nom de € Courpata». Sa chair est comestible, mais au dire de Risso qui en fit deux fois l’expérience, elle devient très dangereuse en été. Il pense que cette toxité, et cela n’a rien d’invraisemblable, est due au genre d’alimentation du Poisson qui se nourrit de Stéphanomies et autres Radiaires mollasses dont la causticité et l’âcreté sont considéra: bles.
C'est donc une espèce dont on devra se défier. Sa rareté d’ailleurs rend les accidents relativement exceptionnels, mais elle est particulièrement intéressante pour nous, puisqu'on la rencontre sur nos côtes.
GOBIIDÉS
Genre Gobius
I comprend plus de 150 espèces qui se reconnaissent facilement à leurs ventrales unies en une seule nageoire n’adhérant pas au Corps qui est écailleux. Les dents sont coniques, fixes; celles de la mâchoire supérieure disposées en plusieurs séries.
Trois espèces de l'Océan Indien ont été incriminées.
Gobius setosus C. V.(Gobrus acutipinnis C. V.) qui porte à Pondichéryaudirede Leschenaultle nor de (Natiououlouvé» (1) ce qui n'empêche pas qu'on le mange sans scrupule et avec raison car il est absolument inoffensif.
() Oulouvé signifie vénéneux.
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Gobius venenatus C. V., est désigné de même et également à tort, car il est aussi à retrancher du nombre des espèces vénéneuses,
Gobius criniger C. V. — On compte neuf rangées d’écailles entre la seconde dorsale et l’anale. La hauteur du corps est le sixième de la longueur totale ; celle de la tête, le quart. L’œil occupe le second quart de la tête. La hauteur de celle-ci égale la moitié de sa longueur. Le museau est court, les dents petites, la tête nue. Les dorsales sont d’une longueur égale, aussi hautes que le Corps. La seconde épine de la première dorsale est souvent allongée en forme de poil. [1 n'existe pas de rayons filiformes aux pectorales, La couleur est jaune d’ocre avec de grandes taches noires irrégulières. La caudale et l’anale sont bordées de noir.
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Cette espèce est répandue en Malaisie, au nord-ouest de l’Australie, sur la côte de Malabar.
Depuis les cas observés par le D' Collas à Pondichéry et les expériences intéressantes auxquelles il s’est livré pour en déterminer le siège, sa toxicité ne paraît plus douteuse. Les résultats obtenus sur des Poules, semblent prouver, que la tête et les intestins sont les parties les plus dangereuses de l’animal. La chair au contraire serait inoffensive.
CARANGIDÉS
La famille des Carangidés renferme un certain nombre d’espèces plus ou moins toxiques. Ce qui caractérise l’ensemble des Poissons de ce groupe de même que ceux de la famille des Scombridés que nous étudierons tout à l’heure, c’est le facile et rapide développement de toxines de putréfaction dans leur chair.
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Genre Caranx
Chez eux, la ligne latérale, recourbée et nue à sa partie antérieure, est droite et formée de deux boucliers à la partie postérieure. Le préopercule n’est pas dentelé, les deux 6 pi. de l’anale sont séparées de la partie molle par un intervalle. Les écailles sont extrèmement menues.
Caranx crumenophthalmus Bloch (Caranx Plumiert G. V.). — Il n'existe pas de rayons détachés ou prolongés à la dorsale et à l’anale. Les dents de la mâchoire supérieure sont petites et forment une bande étroite. I y en a sur la langue, le vomer et les palatins. La hauteur est contenue 4 fois 1/2 dans la longueur, celle de la pectorale 4 fois. La poitrine est écailleuse, la ligne latérale peu recourbée; les boucliers commencent un. peu en.avant du milieu de la seconde dorsale. Les yeux sont grands. La mâchoire inférieure proémine. L'extrémité de la. supérieure dépasse l’aplomb de l'œil, La longueur du museau est égale au diamètre de l’œil. Souvent il existe une tache operculaire.
D. NIIL:I, 248 26,4, A I1-1,:28 : : Bouc.s1a4t."96,
Cette espèce, comme la plupart de celles de ce groupe possède une aire géographique fort vaste. Elle se rencontre dans tout l'Atlantique intertropical, la mer Rouge, l'océan Indien, la Polynésie.
Caranx Plumieri G. V., qu’on doit y rapporter. porte à la. Havane le nom de € Chicharro » et à la Guadeloupe celui de « Coulirou ». Il est très bon, au dire de l'Herminier, mais parfois il devient vénéneux, ce dont on s’aperçoit à la rougeur sas prennent alors ses os. Das cet état, sa toxicité est telle qu’on, s’en sert pour empoisonner les Rats en les aupoudrant de farine de manioc.
Hill le présente aussi comme suspect. Il sera donc prudent de s’en méfier.
Caranx hippos L. (Caranæ fallax C. V.).-— Les dents dela mâchoire supérieure sont petites et disposées par bandes, Sur
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le bord extérieur on en trouve une rangée de plus grandes; celles de la mâchoire inférieure sont placées sur un seul rang. La hauteur du corps est contenue un peu plus de 3 fois dans la longueur totale, celle de la tête 4 fois, celle de la pectorale 3 fois et 3/4. La poitrine est écailleuse, la courbe de la ligne latérale bien dessinée. La partie droite de la ligne latérale est garnie de plaques et commence sous le troisième rayon de la dosale. La mâchoire inférieure proémine. Le point opereulaire est habituellement indistinct, le sommet de la seconde dorsale noir, la teinte générale jaune.
D'NIT VIN) 498 29 A TI-1 16 où 17:
Bouc. lat. 30 à 36.
Il se rencontre sur les côtes américaines de l’Atlantique, dans tout l'océan Indien et dans la majeure partie du Paci fique.
La fiusse Carangue (C. fallax G. V.) est souvent toxique aux Antilles. Elle est prohibée depuis un temps immémorial à la Havane, où elle porte le nom de «Jurel » et où, dit Parra, elle occasionne fort souvent la (ciguatera ».
Poey remarque que quand elle est suspecte, on le reconnait à ce qu’elle a la tête pleine de Vers. Nousle croyons volontiers, mais 1l n'est sans doute pas toujours nécessaire d'attendre un pareil degré de décomposition pour éprouver ses dangereux effets. D'ailleurs, le fait que la vente de ces animaux pesant moins d’un kilog, est seule permise, les gros individus étant prohibés, pousserait à penser que c’est souvent dans les organes génitaux de l’animal complètement développé qu'il faut rechercher l’origine de sa toxicité.
Quoi qu'il en soit, c’est une espèce fort redoutable, ayant déterminé plusieurs fois des accidents mortels et qu’on devra particulièrement tenir en suspicion.
Corre donne brièvement les caractères distinctifs de cette espèce et d’une autre très voisine qui parait complètement inoffensive, mais que les pêcheurs ne savent pas distinguer, ce qui fait qu’on à mis sur son compte bon nombre de cas imputables à la fausse Carangue.
Caranx carangus G. V. — Dans la Carangue vraie, la hauteur du corps est contenue 3 fois, la longueur de la tête 4 fois