‹ Les Poissons VénéneuxChapitre 5 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis plus de deux ans déjà, attaché au laboratoire d’herpétologie et d’ichthyologie du Muséum d'histoire naturelle de Paris, en qualité de préparateur, nous nous sommes plus spécialement consacré à l'étude des Poissons.

Dans un certain nombre de voyages tant sur les côtes de France “que dans divers pays d'Europe, rotamment en Grèce, nous nous sommes principalement occupé de recherches zoologiques, parmi lesquelles nous n’avons pas manqué de faire une large place à cette intéressante classe de Vertébrés.

L'inestimable avantage inhérent à nos fonctions actuelles qui nous permettait de puiser dans les incomparables collections qui nous étaient confiées, d’y consulter sur place des exemplaires d’une extrême rareté et plus d’une fois, les types uniques des illustres naturalistes qui ont fait la gloire de l'établissement scientifique de premier ordre, auquel nous avons le grand honneur d’appartenir, nous a conduit à penser que, privilégié de la sorte, nous pouvions faire profiter de ses ressources les voyageurs et les marins, ou simplement les curieux, en traitant un sujet digne à un égal titre de fixer l'attention du naturaliste et du médecin.

Depuis longtemps, en effet, les médecins de marine ont insisté sur l'importance de la reconnaissance des Poissons, dont l’ingestion est suivie de divers accidents. © Nulle partie de la toxi- « cologie, dit Fonssagrives, n’intéresse autant l’hygiène mari- « time que celle relative aux Poissons constamment ou acciden-

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