‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 106 sur 115 · A MENOU ET A SANSON · texte numérisé non relu

A MENOU ET A SANSON

iment il s'agirait d'ajouter à son tracé ce qui est ponctué sur le plan; on aurait alors un poste retranché, car au lieu de petites croisées on ferait des créneaux et deux batteries aux jangles faisant A. B. avec un petit niagasin blindé. Tout cela {augmenterait la dépense de 5 à 6,000 4= au plus. Encore tous les matériaux, chaux, plâtre, bois, portes, devant être fournis des magasins du génie à Ibrahim-bey où la chaux et le plâtre se^ fabriquent à très bon compte, les dépenses portées au devis estimatif, pour la maçonnerie surtout, seront considérablement diminuées. — Je suis avec respect.

Lazowski.

jLazowski, chef de brigade du génie, au général de brigade Sanson, commandant le génie ^.

Le Caire, 27 messidor an VIII (16 juillet 1800).

J'apprends dans ce moment que vous êtes arrivé*, Citoyen Général; je suis fâché d'être obligé de garder encore la chambre^ je serais allé vous voir.

Pendant votre absence le général en chef m'a donné l'ordre de faire le projet d'un dépôt de remontes pour 500 chevaux à Giza, le citoyen Malus s'en est occupé et j'ai remis au gé- ,néral en chef ce travail, qui monte à 12,000 4= suivant l'estiimation par aperçu, fait par l'officier de la place de Giza. Le Igénéral en chef ne m'a pas fait connaître les dernières intentions à ce sujet, et je n'ai point donné d'ordres pour faire au- (Cun approvisionnement préliminaire à cet ouvrage. — Je vous Isalue.

Lazowski.

1 Arch. h. de la Cru., A. d'Orient, aut.

2 Voir lettre de S an son à M en ou, du 16 juillet 1800: Lui rend compte de la tournée qu'il vient de faire et des postes qu'il a visités dans la basse Egypte (Mit-Gamar, Mansouràh, Damiette, Lesbeh, Boghaz, Dibeh^ Om-Fareg, Salheyeh, Belbeis, Birket-el-Haggi).

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Lazowski, chef de brigade du génie à V armée d'Orient^ au général en chef Menou^.

Au quar. gén. du Caire, le 25 vendémiaire an IX (17 octobre 1800).

Général, j'ai fait connaître sur-le-champ votre mécontentement sur l'inexécution des ordres que vous aviez donnés pour les divers travaux relatifs aux casernements de Boulak 2, et principalement pour ceux de l'oquel ^ d'Ali-bey.

J'ai le regret de ne pouvoir encore moi-même faire ce que je désirerais en de pareilles circonstances, obligé de garder de nouveau ma chambre, par l'opiniâtreté d'une ophtalmie qui me poursuit sans cesse. Croyez bien, Général, que mon désir le plus ardent, et le seul but auquel j'aspire, est non seulement de pouvoir servir de manière à mériter votre estime, mais plus encore de pouvoir rencontrer l'occasion de vous prouver le plus absolu dévouement. Il n'est pas dans mon caractère de pouvoir oublier les marques de bienveillance qu'une fois j'ai reçue, et je vous l'avoue, mon Général, j'ai été bien sensible au doute que vous m'avez paru en témoigner, lorsque dernièrement j'eus l'honneur de vous voir.

Veuillez bien me permettre de joindre à cette lettre, celle que m'adresse, en réponse, le chef de brigade Bertrand, directeur au Caire; n'étant pas au courant des travaux et des fonds que vous avez déterminés pour leur exécution avec le général Sanson, je craindrais en vous présentant, comme de moi, des observations à cet égard, de le faire sous un point de vue différent de celui sous lequel vous avez pu envisager les travaux du Caire en général. — Salut et respect.

Lazowski.

1 Arch. h. de la Gm., A. d'Orient, aut. I

2 Beg., lettre, C. ^ 70. M en ou à Lazowski, 11 octobre 1800: Ordres^

relatifs au casernement du 22^ régiment de chasseurs et d'un des régi ments de dragons venant de Rosette.

' ôkel c. à d. magasin ou lieu de vente.

A MEJNOU 413^

Le général de brigade Zajqczek au général divisionnaire F riant \

A Rosette, le 5 brumaire 2 an IX (27 octobre 1800).

Général, je viens de reconnaître la côte entre Aboukir et Rosette. — La position d'Edkou ^ est à naon avis assez intéressante* pour qu'on y mit un poste. Voici mes raisons:

1 Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut., donation Friant, 1.

2 Répondu le 8 brumaire.

' «Edeon» dans texte original.

* Les instructions données au général Zajqczek par le général Friant (Alexandrie, 19 octobre; 1800). «...L'endroit où l'ennemi pourrait avec facilité effectuer une descente est près d'Edeon où il y a de l'eau et des hauteurs dont il s'emparerait sûrement. Ce point exige la plus stricte surveillance. Le général Zayonchek n'omettra point de faire partir tous les jours à minuit vingt à vingt cinq hommes de cavalerie pour reconnaître les environs de ce village. Il est indispensable que l'officier chargé de cette reconnaissance soit muni d'une longue-vue pour découvrir de loin en mer et prévenir à temps les troupes dç Rosette qui se posteraient avec infiniment de vitesse. Si le débarquement s'effectuait pendant la nuit, il serait ' de toute urgence que la découverte alla à Edkou. On enverra quelques hommes pour allumer le signal qui sera incessamment placé sur le minaret de ce village Le général Z. établira également un deuxième signal

sur la tour d'Abou-Mandour qui correspondra parfaitement a.vec les signaux d'Edkou, d'Aboukir, et ce dernier avec Alexandrie et la tour du Marabou. La découverte aura également soin de prévenir le poste de la maison carrée qui y sera de nouveau remplacé sous quelques jours. Le général Z. verra s'il est possible que le village de Rouse puisse servir de point intermédiaire pour les signaux entre Burlos et Abou-Mandour. — I Enfin si l'ennemi débarquait à Aboukir et qu'il se décida à envoyer un ! fort parti sur Rosette, le général Z. se posterait avec sa cavalerie à la maison carrée en attendant son infanterie et empêcherait que l'ennemi ne I passe la bouche du lac d'Edkou, chose facile à faire, mais il faut se porter î avec une rapidité indisable (il est instant de reconnaître ce point et même jusqu'au lac Madiéh).

«Dans le cas où le général Z. serait forcé de se retirer sur Rosette, il enverra dans le fort Julien deux cent cinquante à trois cents hommes et en donnera le commandement au chef de bataillon sous ses ordres. Restera avec sa cavalerie dans les environs de Rosette et toujours en facQ de l'ennemi en attendant du secours. — Le général Z. est prévenu que le bhogaz sera incessamment fortifié, qu'on achèvera le fort Juhen.... La redoute dans l'île de Farchy sera.... armée, le fort Burlos sera également

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1° De la hauteur qui cache le village on découvre Aboukir d'un côté, le bhogaz de Rosette et la tour d'Aboumandour de l'autre, ainsi que toute cette partie de la mer qui est entre Aboukir 1 et Rosette, au point que ce seul poste, bien surveillé, suffirait pour nous avertir de ce qui se passerait dans cette partie de la côte.

2" Un signal à feu que nous devons placer sur un des minarets de ce village ne peut être confié qu'à la garde des Français.

3° Ce poste favoriserait la communication entre Alexandrie et Rosette, où courent les Arabes.

4" Les patrouilles journalières des 25 dragons, que vous m'avez ordonnées, ruineraient les chevaux, fatigueraient les hommes, abîmeraient l'équipage dans la saison pluvieuse, exposeraient ces détachements aux attaques des Arabes, au lieu qu'un poste fixe à Edkou n'aurait pas tous ces inconvénients.

5*" Personne ne peut répondre de la fidélité des patrouilles, ennuyées de courir, on pourrait quelques fois ne pas aller jusqu'à Edkou et ce serait, peut être, précisément le jour où l'ennemi tenterait une descente.

Toutes ces considérations me déterminent à vous proposer. Général, de permettre que j'établisse un poste de 50 dragons à Edkou.

achevé et armé dans le courant de brumaire et qu'un petit ouvrage doit se faire à la maison carrée ou à Edkou. Ce poste sera excellent. — Sous peu de jours le gén. Z. recevra des instructions sur ce qui regarde les parties commerciales, agricoles et financières de sa province et même sur les cheiks qui nous sont dévoués. Rosette est un pays tranquille. Le gén. Z. surveillera la manutention de la paix, les hôpitaux, les administrateurs, fera arrêter celui qui manquerait de probité.... Il aura également la plus scrupuleuse attention à ce que la ville de Rosette soit de la plus grande propreté. 11 y a quatre canaux qui ont besoins d'être nettoyés et d'en faire écouler les eaux lorsque le Nil sera plus bas. Toutes ces mesures sont de rigueur, rapport à la peste. — Le général Z. correspondra avec le général

en chef au besoin, m'écrira tous les jours il correspondra également

avec les généraux Rampon, Delgorgue et le chef de la 25™^, m'enverra tous les dix jours la situation des magasins de Rosette et des troupes à ses ordres. — J'oubliais de dire.... que les Arabes venaient de temps en temps sous les murs de Rosette piller les bestiaux des habitants. Il est d'une nécessité absolue de les faire repentir de leur audace.... » * «Aboukire» dans texte original.

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