‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 83 sur 115 · A BONAPARTE ET A PRIANT · texte numérisé non relu

A BONAPARTE ET A PRIANT

Le général de brigade Zaj^czek au général Priant^, à Abou-Gandir.

Au qu. gén. de Sédiment 2, le 11 messidor an VII (29 juin 1799) à huit heures du matin.

Général, je suis à Sédiment depuis hier. L'adjudant général Boyer m'y rejoint. Mourad-Bey s'est porté sur Garah, une petite oasis dans le sud-ouest du Fayoum, à quatre lieues de Sédiment. Nous marchons aujourd'hui sur Toutounné pour nous approcher de l'ennemi. Salut et fraternité.

P. S. Depuis votre dernière du 7, à 9 heures du matin, je suis sans aucune nouvelle de votre part.

Je reçois à l'instant votre lettre du 10. Nous savions déjà que Mourad-Bey était à Garah dans le Fayoum. Nous devions nous porter sur Toutounné.

Je pars de suite dans l'espoir de vous y rencontrer.

Je vous salue, Général. Zayonchek.

Le général de brigade Zajqczek au général Priant,

à Garah ^

Au qu. gén. d'Abou-Gandir^, à 5 heures de marche de Medine^, le 11 messidor an VII (29 juin 1799) à quatre heures et demie après-dîné.

Je suis à deux heures de marche de Nezleh^ dans un village qu'il faut nécessairement passer lorsqu'on va de Garah à Nezleh. Les habitants d'ici m'assurent que Mourad-Bey n'est point à Nezleh et qu'au contraire il s'est porté dans la petite oasis qui est à deux journées dans le désert de Garah. Mandez

1 A. h. de la a.

2 Sedment-el-Gebel ou Sédiman.

' Arch. h. de la Gru., A. d'Orient. Citée par La Jonquière V. 281.

* «Abougoudir» et «Abougoudy» dans texte original. 5 Medinet-el-Fayoum.

* «Neslé» dans texte original.

278 ZAJACZEK

nous, Général \ ce qu'il en est, et disposez de nous comme vous le croirez le plus convenable pour l'utilité publique 2. Salut et considération. Zayonchek.

Zaj^czek au général en chef Bonaparte ^

Medine, le 12 messidor (30 juin 1799).

Mourad-Bey nous a échappé. Il a gagné le désert à travers duquel il se propose de descendre la province de Bahiré^ Le général Priant l'a poursuivi jusqu'à Garah, petite oasis au midi du Fayoum. Je m'en retourne demain dans ma province de Benhassé. L'adjudant général Boyer s'y rendra dans quelques jours pour presser le miri. Les habitants de la province du Fayoum étant plus traitables, un détachement de 100 hommes y suffira pour achever le recouvrement des impositions. Le général Friant va donner quelques jours du repos à sa troupe avant que de s'en retourner dans la haute Egypte. Ce petit séjour à Medine est d'autant plus nécessaire qu'il a ôté à Mourad-Bey jusqu'à l'idée de revenir dans le Fayoum.

Zaj^czek au commissaire des guerres Jaquin ^

(Beni-Souef), le 14 messidor (2 juillet 1799).

Je viens de recevoir votre lettre de ce jour. Conformément à vos désirs, à la nécessité du corps je viens d'ordonner à Moal-

1 La Jonquière écrit: Mandez, mon Général...

2 Voir le rapport adressé par le général Friant à Bonaparte, Médinet-

el-Fayoum, le 12 messidor. « Je pris le parti de me rendre à Garah où

j'arrivai à 10 heures du matin (le 11 messidor). Le soir, je me rendis au village d'Abou-Gandir, où je fis ma jonction avec le général Zayonchek et l'adjudant général Boyer, que j'avais instruits de tous mes mouvements et de ceux de l'ennQmi, et qui, par les leurs, ont empêché Mourad de passer par le Fayoum*. (La Jonquière V. 281—3). Voir aussi Corr. V 4245.

3 Ms. Oss. 2582.

* Biffé: Tous les rapports s'accordent qu'il a pris le chemin de Bahireh...

5 Ms. Oss. 2582.

Page 1