A BONAPARTE, SACROST ET A BOYER
Zaj^czek au général en chef Bonaparte^.
(Beni-Souef), le 9 messidor (27 juin 1799).
J'ai rhonneur de vous envoyer le paquet venant du général Priant, ainsi que la copie de la lettre qu'il m'a écrite. Il poursuit Mourad-Bey. Demain je me porte sur Sédiman comme il le désire. Je rappelle le détachement que j'avais en tournée et je fais venir l'adjudant général Boyer avec sa troupe.
Zaj^czek à l'adjudant général Boyer \
(Beni-Souef), le 9 messidor (27 juin 1799) à 8 heures du soir.
Je viens de recevoir la lettre du général Priant qui me mande le 7, à 9 heures du matin, à quatre lieues plus haut que Miniet, qu'il poursuit Mourad-Bey, que ce dernier n'a sur nos troupes que deux heures d'avance. Mourad-Bey est fort de 400 hommes, dont le quart sur des dromadaires, le reste sur des chevaux en mauvais état. Le général Priant me conjure de me porter sur Sédiman. Je marche demain à la pointe du jour. J'aurai avec moi 100 hommes à peu près. J'y appelle le détachement que j'ai en tournée et qui est de 130 hommes et une pièce de trois. Je vous invite, Général, à venir me joindre à Sédiman. Mettez toute la diligence possible. L'oiseau est intéressant à prendre.
Zaj^czek au chef de bataillon Sacrost^
(Beni-Souef), le 9 messidor (27 juin 1799).
Le général Priant me mande à 4 heures au-dessus de Miniet, le 7, à 9 heures du matin, qu'il poursuit Mourad-Bey, que ce dernier n'a que deux heures de marche sur lui, qu'il a 400 Mameluks, dont le quart monté sur des dromadaires et le reste
1 Ms. Oss. 2582.
2 Ms. Oss. 2582.
' Ms. Oss. 2582.
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sur de mauvais chevaux, il me conjure de me porter sur Sédiman. Je marche demain à la pointe du jour avec ce que je puis ramasser dans Beni-Souef. Vous de votre côté, mon cher Commandant, marchez également sur Sédiman. L'adjudant général Boyer se rendra de même. J'espère que vous recevrez cette lettre avant le jour, et que vous partirez aussitôt. Boyer n'a point de pièce.
Zaj^czek au général en chef Bonaparte'^.
(Sédiman), le 11 messidor (29 juin 1799).
Je me suis porté hier sur Sédiman. L'adjudant général Boyer m'y a rejoint. A dix heures de la nuit nous fûmes informés que Mourad-Bey a passé par Toutounné ^ pour ^ aller prendre poste à Garah. C'est une petite oasis dans le sud-ouest du Fayoum. Les Arabes de Geamma que l'adjudant général Boyer a combattus, se sont joints à Mourad-Bey. On dit cette tribu forte de 400 hommes. Une autre tribu de la province de Benhassé, forte de 200 hommes, s'est aussi unie à lui, de manière qu'il a aujourd'hui mille cavaliers. A son passage par Benhassé* et Chanara il a écrit à tous les Arabes de la province pour leur demander des vivres et des chevaux. Il n'a pas eu de réponse. Nous ne savons rien du général Priant, mais il est à croire qu'il ne tardera pas à s'approcher de nous. Garah ^ est à cinq lieues de Sédiman. Nous nous portons aujourd'hui sur Toutounné.
' On ne trouve pas ce nom sur la carte dressée par Jacotin (La Jonquière II. 472, V. 276).
3 Biffé: et a été allé.
* = Behneseh.
^ «Garha» dans la minute.