A FRIANT, NOBLE ET A DES AI X
Les dragons devant partir pour le Caire et ne se trouvant pas tous montés, je nne suis forcé de leur donner deux de mes chevaux pour ne pas encourir le blâme de la négligence. Je vous en préviens, Citoyen, afin que vous pensiez de me donner deux chevaux de ceux qui sont à percevoir dans le Fayoum.
Zajqczek au général Desaix^.
(Beni-Souef), le 19 messidor (7 juillet 1799).
J'ai reçu la lettre que vous m'avez (fait) l'honneur de m'écrire le 14 de Taha, et conformément à vos ordres j'ai instruit le général en chef de son contenu.
Mourad-Bey a quitté sa position de Raïan. Avant hier il était à Barmacha, village situé au bord du désert à deux ou trois lieues plus haut que Fechn. Hier il s'est porté sur Meçourah qui est à la hauteur de Fechn. Le général Friant croit qu'il n'a fait ce mouvement que pour favoriser sa jonction avec ceux des siens qui descendent de la haute Egypte. Ce général s'est décidé à garder le poste Garah dans le Fayoum et m'engage à me porter sur Fechn. J'y envoie le chef de bataillon Sacrost avec 200 hommes, c'est à dire avec tout ce que j'avais de disponible.
Zaj^czek au général Friant '^,
(Beni-Souef), le 19 messidor (7 juillet 1799).
Je vous envoie la copie de la lettre que le général Desaix^ vint de m'écrire^. Vous trouverez dans le même paquet trois lettres 5 à votre adresse. La nuit du 18 au 19, une partie de Mameluks au nombre de 100 hommes a passé par Sédiman.
1 Ms. Oss. 2582.
2 Ms. Oss. 2582.
' «Friant» dans la minute.
* Celle du 14 messidor.
5 Celles du 13, 14 et 15 messidor (La Jonquiere V. 284—6).
Ils ont tenu le chemin de la province de Gizeh. Du reste, je n'ai rien de nouveau.
Zajqczek au général en chef Bonaparte^.
(Beni-Souef), le 20 messidor (8 juillet 1799).
J'ai l'honneur de vous envoyer la copie de la lettre du général Priant 2. J'ai reçu celle de l'état-major général en date du 17. Le mouvement que vous m'y commandez étant subordonné aux ordres que je pourrais recevoir du général Priant, je ne puis me porter dans Atfieh ^ vu que j'occupe par un détachement de 200 hommes le point de Pechn et que je m'y porte incessamment, moi-même, aussitôt que la caisse aura été embarquée sur La Vénitienne. La somme que je vous envoie est de 65 mille livres.
Zaj^czek au général Desaix^.
(Beni-Souef), le 20 messidor (8 juillet 1799).
Le général Priant me mande dans sa lettre du 19 qu'il se porte sur Mansoura ^. Il désire en même temps que je renforce la garnison de Medine. Je m'y porte moi-même avec 40 hommes n'ayant pas davantage de disponibles, un détachement de 200 tirés de ma garnison se trouve à Pechn.
1 Ms. Oss. 2582.
2 Voir La Jonquière V. 293. De Medinet-el-Fayoum, 19 messidor, Priant donne à Zayonchek avis de son mouvement pour joindre Desaix. In fine: «Je laisse ici votre pièce de 3 avec environ 80 hommes. Aussitôt que vous me saurez passé à El-Meçourah, je vous invite à envoyer ici du renfort avec les moyens d'évacuer les malades».
' Berthier à Zaj^czek, 17 messidor VII (5 juillet). «L'intention du général en chef est que vous fassiez une course du côté d' Atfieh pour seconder le général Rampon qui part demain du Caire, si le général Priant ne l'a pas faite. L'exécution de cet ordre est cependant subordonnée à ceux que vous recevrez du général Priant qui pourraient lui être dictés par la conduite de Mourad-Bey et par intérêt majeur de le poursuivre sans relâche». — [Arch. de la a.). Voir Corr. V. 4244, 4245, 4253.
* Ms. Oss. 2582.
5 El-Meçourah.