‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 98 sur 115 · AU GÉNÉRAL PRIANT · texte numérisé non relu

AU GÉNÉRAL PRIANT

Tamyé, là ils se sont partagés, la moitié de ces cavaliers est entrée dans la province de Beni-Souef, et l'autre a filé vers le Kaire. — Aucune nouvelle de Mourad-Bey, ce qui me détermine d'attendre vos ordres ici. Garak i est très mauvais pour vivre, on a beaucoup de peine pour y faire venir des provisions. Ce maudit Mourad-Bey nous fait perdre du temps et retarde la perception du miri. Salut et dévouement. Zayonchek.

Le général de brigade Zaj^czek au général divisionnaire

Priant ^.

Au qu. gén. de Miniette, le 3 brumaire an VIII (25 octobre 1799)

Général, hier au soir, cinquante mamelouks ont paru devant Tamyé, ils ont pris le chemin de la province de Beni-Souef du côté de Zaoué*. Ce que vous me mandez par rapport de Mourad-Bey, m'a été rapporté cette nuit, avec cette différence, que l'on a ajouté que Mourad-Bey a déjà passé le Nil, à la hauteur (d')el Scher-Fiah^, village qui a pour scheik ce noir qui nous a paru si attaché à ce bey.

Dois-je toujours rester à la même position? je croierais que dans ce moment-ci celle de Medine comme centrale serait meilleure, surtout si Ali-Kachef s'avise de quelque tentative. D'ailleurs si vous croyez à propos de laisser ici les 60 hommes que vous m'avez envoyés dernièrement, alors en formant deux détachements qui courraient après le miri, je contiendrais tout le pays. J'attends vos ordres à ce sujet.

Je garderai les 14 scheiks jusqu'à ce que vous n'ayez décidé. Je croierais cependant qu'il serait nécessaire d'en relâcher un ou deux pour maintenir la police du village qui est en entier sans chef. Salut et dévouement. Zayonchek.

* Garaq.

' Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut., donation Priant, 8. » El-Zawieh.

* Probablement El-Cherawiéh, entre El-Zawieh et Beni-Souef,

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Le général de brigade Zaj^czek au citoyen Reynier^

agent français ^

Au qu. gén. de Miniette, le 3 brumaire an VIII (25 octobre 1799). Citoyen, je viens de faire une bévue, et je suis le premier à vous en faire l'aveu. Accoutumé à la nullité des agents qui vous ont précédé, je me suis adressé directement au citoyen Poussielg'ue, comme je le faisais par le passé. Voici l'affaire. Un village de Fayoum, nommé Maniât 2, a été taxé au Caire à deux cents pataquès de plus qu'il n'a payé autre fois de miri. Lorsque le détachement y fut envoyé, les paysans se sauvèrent; c'est un village pauvre et entouré de désert, l'habitant s'en évade très facilement. Après un mois d'absence ces paysansveulent revenir, mais à condition qu'ils ne payeront que 300 pat. comme autre fois. Je les ai envoyés au Kaire, au lieu de vous les envoyer^. Je conviens que cela n'est pas en règle^ mais je me suis oublié, ce qui ne m'arrivera plus. Selon moi il faut diminuer le miri à ce village ou on n'en aura rien*. Jevous salue. Zayonchek.

Le général de brigade Zaj^czek au citoyen Reynier, agent français du 2 arrondissement de la Haute Egyvte ^

Au qu. gén. de Medine, le 14 brumaire an VIII (5 novembre 1799).

Citoyen, je faciliterai autant que je pourrai les observation»

du citoyen Nectoux. Je vous envoie la feuille de paye des ja-

* Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut. 2 «Maillet» dans l'original.

^ E. Poussielgue, contrôleur des dépenses de l'armée et administrateur général des finances de l'Egypte, au gén. de br. Zayonchek. Au Kaire, le 11 brumaire an VIII (2 novembre 1799): «Je partage votre avis... relativement au village de Maniât. Donnez des ordres pour que les habitants rentrent dans leurs foyers, en les assurant qu'ils ne payeront que 300 pataquès au lieu de 500. Veuillez bien en prévenir le c. Reyniert.

* Voir la réponse de L. Reynier (Beni-Souef, 5 brumaire): Trouve naturel qu'il se soit adressé directement à l'administrateur général des finances. Proposition de lever provisoirement le miri dans le village en question, sauf à l'imputer sur celui de 1214'. Avis que ceux d'El-Hamen, d'Efnou, Eminié ont acquitté leurs impôts. Ordre donné pour la vente de grains et de bestiaux inutiles vu la pénurie du trésor. [Registre Z. p. 19).

* Arch. h. de la Gu,, A. d'Orient, aut.

AU CITOYEN REYNIEK 341

nissaires de Fayoum. Il y a deux mois qu'ils n'ont pas été payés. Le cap. Cahiole de la 88°''' en a passé la revue au défaut d'un commissaire. Veuillez bien faire ordonnancer leur paye par le citoyen Poussielgue. Le divan de Fayoum n'a pas été payé non plus depuis deux mois et demi i. Il faudrait également que cette dépense soit ordonnancé par l'administrateur générale J'ai l'honneur de vous saluer. Zayonchek.

Le général de brigade Zaj^czek au citoyen Reynier, agent du 2 arrondissement de la Haute Egypte^.

Au qu. gén. de Medine, le 16 brumaire an VIII (7 novembre 1799).

Je presse tant que je puis la perception du miri, mais cela va lentement malgré mes efforts. Je vous envoie la note des villages qui ont payé partie en argent et partie en bestiaux que nous avons de la peine à vendre. Il n'y a que 2000 pat, en argent. Vers le 19 ou le 20 je vous enverrai tout celui qui pourra encore rentrer. Toute fois, nous serons bien heureux si de tout le miri que cette province doit, nous pouvons en tirer dix mille pataquès. Il y a des villages qui ont totalement déserté, et je doute que les habitants rentrent de sitôt. J'ai l'honneur de vous saluer. Zayonchek.

1 L. Reynier, agent français du 2« arrondissement, à Beni-Souef, au général de brigade Zajaczek, à Medine. 35 brumaire VIII: Remercîments de la protection accordée au membre de la Commission des arts Nectoux. Avis que les états du divan et des janissaires ont été envoyés au Caire pour obtenir leur solde. Présume que les nouvelles qu'on vient de recevoir d'Europe changeront la position de l'armée. Attend avec impatience des fonds pour en envoyer au Caire {Begistre Z. p. 25).

Voir: Voyage dans la Haute Egypte, au-dessus des cataractes; avec des observations sur les diverses espèces de séné qui sont répandues dans le commerce — par H. Nectoux, membre de la Commission des sciences et arts d'Egypte, (Paris 1808) p. 4

2 E. Poussielgue à Reynier, agent français du 2^ arrondiss. Au Kaire, 19 brumaire an VIII (10 novembre 1799) : «Je vous renvoie ordonnances pour le mois de vendémiaire an VIII, les états du divan et (de la) compagnie de janissaires des provinces de Fayoum et Beni-Souef («Bahualfé»)».

» Arch. h. de la Gw., A. d'Orient, aut.

Le général de brigade Zajqczek au citoyen Reynier, agent du 2 arrondissement de la Haute Egypte^.

Au qu. gén. de Medine, le 17 brumaire an VIII (8 novembre 1799).

Je vous envoie, Citoyen, la copie de la lettre que le citoyen Poussielgue m'a écrite au sujet du village Maniat-Gaytem, j'ai remis l'original à Moallem Ibrahim comme une pièce justificative qu'il doit produire en rendant ses comptes. Je vous salue-

Zayonchek.

Le général de brigade Zaj^czek au citoyen Reynier, agent français du 2 arrondissement de la Haute Egypte^.

Au qu. gén. de Medine, le 19 brumaire an VIII (10 novembre 1799).

Citoyen, Moallem Ibrahim, un des intendants cophtes de Fayoum, porte à Beni-Souef tout l'argent que nous avons pu ramasser. S'il réussit à toucher aujourd'hui tout celui qu'on doit pour des bestiaux qu'il a vendus, il remettra au payeur 5,038 pat. 41 parats. Vous verrez dans les états ci-joints tous les villages qui ont payé, ainsi que tous ceux qui n'ont pas pu nous satisfaire. Neuf mois de courses et de poursuite continuelle doivent nous convaincre de l'impuissance totale des dits villages. Les habitants préféreraient-ils une vie vagabonde à la tranquillité domestique s'ils étaient en état de pouvoir se la procurer? Ignorant nos usages, ils nous fuyent au lieu de venir nous demander du soulagement. Cependant si nous ne leur en offrons pas de nous mêmes, tous ces villages seront perdus, leurs habitants deviendront en grande partie voleurs, et la République en sera pour une partie de son revenu. Mon avis serait. Ci. toyen Agent, que vous portiez le gouvernement à faire déclarer aux dits villages qu'on leur fait grâce de ce qu'ils doivent, et que leur impôt pour l'avenir sera réglé d'une manière juste et proportionnée à leurs facultés, c'est le seul moyen pour leur faire réhabiter leurs domiciles. Deux de ces villages ont déjà

1 Arch. 11. de la Gu., A. d'Orient, aut.

A REYNIKR

obtenu cette faveur du gouvernement, qui sont Moutont et son arrondiss. et Maniât- Gaétan. Tâchez de la procurer aux autres, car il n'y a pas de force humaine qui puisse en tirer ce qu'ils doivent. J'ai l'honneur de vous saluer.

Outre le miri, l'intendant doit vous apporter 800 pat. ou 1000 de l'imposition forcée sur Ag-ouine.

Au nombre des villages qui ont tout payé se trouvent Biyahme et Naulifé, dont le premier a fourni 124 pat. et l'autre 132 de plus qu'ils ne payaient ci-devant, mais c'est en enlevant leurs bestiaux que cela a été arraché.

Je vous prie de me renvoyer Moallem Ibrahim de suite parce que nous avons encore à tirer des chevaux et des armes.

Zayonchek.

Lazowski, chef de brigade du génie, directeur des fortifications de l'arrondissement de Damiette, au général du génie Sanson^.

Lesbé, le 22 brumaire an VIII (13 novembre 1799).

Vous avez eu raison de penser, Général, que l'accroissement successif de la flotte ennemie devant le boghaz m'a retenu à Lesbé et ne m'a pas permis de me rendre aux postes d'Omfarege ^ et de Tinet conformément à votre ordre du dix neuf vendémiaire (11 octobre).

L'attente de l'événement qui est arrivé ^ et dont vous connaissez l'heureux effet '^ nous avait forcé de redoubler l'activité pour mettre la place autant que possible à l'abri d'un coup de main; il nous avait aussi obligé à quelques ouvrages extraordinaires sur la rive droite du Nil, ainsi que vous le verrez par la situation des travaux faits depuis vendémiaire jusque vers la fin de brumaire, que vous recevrez incessamment, de manière

* Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut.

2 Om-Fâreg et Tineh (bouche et château) sur la carte de Jacotin. 8 Le débarquement des Turcs au 1 novembre.

* Voir: Rousseau 106, 116. Corr. XXX, 105 — 6. Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français de 1792 à 1815, par une société de militaires et de gens de lettres (Paris, Panckoucke, 1819), XII, 32-3.

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que tous nos moyens ont été indispensablement employés ici. Je ne vous ai donc point envoyé l'arg-ent que vous réclamiez pour la direction du Caire, et j'ai d'autant moins pu en faire passer à El-Arich que le payeur n'a pas même encore acquitté l'ordonnance de 16,000 4= pour vendémiaire, et que j'ig-norais jusqu'où pouvoir aller, vu l'obstination que paraissait mettre l'ennemi de vouloir descendre sur ce point.

Malus m'ayant apporté 3,000 =j= pour organiser nos transports, j'ai complété cette somme jusqu'à 4,000 4=, et je les ai fait passer sur-le-champ à El-Arich. jusqu'à ce que le payeur me mette à même de faire mieux. Mais je vous le répète, on nous doit encore 5,000 =|= de vendémiaire et nous n'avons rien reçu de l'ordonnance de brumaire, de manière que, si on ne vient pas à notre secours d'une manière quelconque, nous serons encore obligés une fois de suspendre les travaux, dans un moment où, d'après les renseignements que nous avons reçus en parlementaire, l'ennemi veut reprendre sa revanche aussitôt qu'il aura réparé ses pertes.

La somme que vous avez destinée à nos transports sera remplacée aux premiers fonds que je toucherai, et j'employerai au lazaret celle que vous avez limitée et envoyée. Dans ce moment nous construisons de nouveaux fours à Damiette et nous réparons des écuries pour 200 chevaux. Les quartiers demandent aussi de fortes réparations avant l'hiver. Les fours de Lesbé tombent en ruines et les approvisionnements de siège que l'on vient de faire ici dans cette dernière circonstance, exigent sans plus différer que l'on mette en état les magasins ou pour mieux dire les masures données pour en servir.

Cette dernière affaire vient de nous faire sentir l'importance de la tour de la rive gauche du Nil, au-dessous de Lesbé; nous venons de faire sauter celle de la rive droite qui était en mer et dont les Turcs s'étaient emparée. On peut faire un excellent poste de la tour de gauche qui a été trop négligée jusqu'à présent. Elle peut être disposée à peu de frais de manière à pouvoir servir d'une retraite assurée à tous les postes que l'on enverra le long de la côte vers Burlos ou dans le bas delta, elle remplira provisoirement le but d'une tête de pont, et conservera la communication d'une rive à -l'autre avec Lesbé; elle obligera l'ennemi à un siège préliminaire à celui

de cette place, s'il ne veut pas être pris à revers dans ses attaques.

La place de Lesbé ^ est totalement fermée en maçonnerie, tous les revêtements sont à la hauteur à laquelle premièrement •on les avait fixés. Je vous observe cependant que toutes les parties que j'ai terminées, je (les) ai fait(es) sans retraite intérieure, c'est-à-dire qu'en observant le même talus, j'ai continué le mur sur son entière épaisseur, de manière que nous pourrons avec peu de dépense donner trois pieds de hauteur de plus au revêtement de la place, lorsque nous ferons le délîlement. Nous plaçons sous peu de jours nos portes et nous avons commencé le glacis au nord, du côté de la mer, mais m on ne nous laisse pas tous les prisonniers Turcs qui sont ici au nombre de 600 environ, ce sera une besogne interminable, le peu de ressource que nous offre le pays, par la mauvaise volonté du divan qui ne veut prendre aucune mesure pour fournir et nous assurer des ouvriers, le peu de fonds dont

* Voire Mémoire sur la place de Lesbé; sans date et non signée, classée aux archives de la Guerre dans le dossier du mois janvier 1800. «Lesbé a été fortifié d'après un arrêté du générai Bonaparte. Après la révolte de Damiette et Mansoûrah, peu de temps, tous les ouvrages devaient être faits avant l'entrée de l'armée en Syrie, dans l'espace de trois mois.... Cette place qui peut avoir 7 à 800 toises de développement, est située sur la rive droite du Nil, dans une langue de terre basse et étroite, à 500 toises •du lac Menzaleh vers l'orient, à 2,000 toises de la mer vers le nord et à 2 slieues environ de Damiette au sud. En hiver le Nil, soutenu généralement par la grosse mer, déverse ses eaux dans les prairies et rivières qui environnent Lesbé et n'en forme qu'un marais, de manière que pendant 'Cette saison il serait presque impossible d'y ouvrir la tranchée, et pendant l'été on ne pourrait y approfondir les travaux d'un siège de plus de deux pieds «ans trouver l'eau. L'autre rive du Nil en face de la place est plus élevée, elle est formée par les dunes qui limitent le désert à l'extrémité norde du delta.... Lesbé était environné, comme la plupart des villes et bourgs de si'Egypte, de monceaux de décombres et de cendres qui formaient dans le tracé des ouvrages pour le remblai naturel d'une partie des terres pleines -et des glacis. Les fortifications exécutées jusqu'à présent consistent du côté de la mer, du lac et de Damiette en un corps de remparts de 8 toises d'épaisseur et de 13 pieds de relief, revêtu en maçonnerie de briques sur cinq pieds d'épaisseur aux fondations avec un talus d'un pouce par pied jusqu'au sommet sans contrefort....

La garnison peut être réduite à 800 Français; on pourrait composer le surplus de Grecs de Damiette jusqu'au nombre de 1800 s'il est possible».

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nous pouvons disposer pour la grande quantité d'ouvrages encore à faire, rend le séjour de tous les Turcs prisonniers que nous avons ici indispensable, si on veut finir une place qui entre les mains des Turcs nous serait d'autant plus funeste qu'ils trouveraient dans le pays autant de facilité pour l'achever promptement que nous en trouvons peu par notre excessive civilité.

Je vous ferai passer le plutôt possible avec les états, les^ plans généraux et particuliers de tout ce qui nous reste à faire sur l'extrémité de cette bouche du Nil; depuis plus de vingt jours nous sommes obligés de courir à droite et à gauche et n'avons pu nous occuper avec un peu de suite du travail debureau. — Salut et amitié.

Lazowski.

P. S. Je ne vous parle pas des ouvrages particuliers d'Om— Fâreg, de Tineh et des deux redoutes des environs de Da-^ miette dont vous avez ordonné l'exécution. Dans ma premièrelettre je vous soumettrai quelques réflexions à ce sujet, je vousobserve simplement dans celle-ci que nous n'avons plus de bois, que le pays nous fournit à peine en maçon et en charpentier de quoi terminer très lentement Lesbé, et que le glacisdont la masse est énorme, puisqu'il faut s'élever de 12 pieds au-dessus de la plaine, suivant la plongée du parapet, deman-^ derait 2,000 paysans de corvée que dans tout autre pays nous aurions au premier ordre, lorsqu'ici nous ne pouvons pas en avoir régulièrement 100 par jour, en bien payant pour servir les maçons, etc. ^

^ Sanson à Kleber, au Caire, le 30 brumaire an VIII (21 novembre). «Je vous envoie copie d'extrait d'une lettre que je viens de recevoir du chef de brigade Lazowski, en date du 22 de ce mois, afm de vous mettre» à même de juger de la position où se trouvent les fortifications de Lesbéh et de ses environs, et des difficultés que l'en éprouve dans le retardde la remise des fonds. Je vous prie de vouloir bien donner des ordres au payeur général....»

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