‹ Les Polynésiens: leur origine, leurs migrations, leur langageChapitre 28 sur 79 · TI · texte numérisé non relu

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alla S3 fixer entre larivière Wanganui et Kapiti(i). Elle se composait, d*aprës Thompson, d'environ 2.500 personnes, et elle commença par refouler les Ng'ati-Kahungunu de cette côte jusqu^à Rangitikei.

Rauparaha s*allia à elle et il put continuer, avec plus de succès, les guerres faites par sa tribu seule à toutes celles des environs .

Mais, dans le même temps que les Ngati-Rakaua, c'est-àdire vers 1832, dix ans après la venue de Rauparaha dans le Détroit, se présentèrent également les Ngati-Awa, chassés de Taranaki (New-Plymouth) par les Waïkato : ils commencèrent par chasser les Ngati-Kahuogunu jusqu'à Wairarapa (Baie Palliser), et s'emparèrent de leurs terres.

Ce fut à cette occasion que les tribus Ngati-Tama et Ngati- Motunga, qui étaient fixées à Waïrarapa, se décidèrent à émigrer aux îles Chatham, à Taide d'un bâtiment anglais. Ajoutons qu'en 1840, les Ngati-Awa occupaient les terres qui avaient appartenu autrefois aux Rangitane et aux Kaitahu et, à en juger par les restes de Pa de ces tribus, elles devaient, dit Dieffenbach, être très nombreuses.

Les traditions ne disent pas à quelle époque exacte ces deux dernières tribus avaient été expulsées ; mais il est certainement facile d*en fixer la date à quelques années près, grâce à ce que l'on sait touchant l'époque de la venue, en 1822, de Rauparaha dans le Détroit. Or, c'est en 1830, que le récit écrit de son fils le fait se transporter avec sa troupe à Kaïkoura, près de la péninsule de Banks, pour venger la mort de Tepahî, tué en 1829 par le chef des Ngaitahu, Tamai-Haranui, alors qu'il était son hôte dans son Pa de Kaiapohia. On sait que Rauparaha affréta, dans ce but, le navire anglais VElisabeth, capitaine Stewart (2). Il est donc probable que l'émigration des Ngaïtahu n'avait eu lieu que quel ques années auparavant.

Ajoutons que Rauparaha ne mourut que le 27 novembre

(1) Taylor, p. 323, fait de Rauparaha le chef des Ngatl-Rakawa, et il le fait naître à Maungautatari vers 1770.

(2) Voir Taylor, p. 323.

LES POLYMÉSlENâ. 371

1849, c'est-à-dire vers V&ge de 80 ans, après avoir été retenu prisonnier par les Anglais pendant 15 à 18 mois pour le punir de son massacre d'Européens à Waïrau et de ses menées contre la colonisation. On dit qu'il s'dtait fort adouci avant de mourir.

LES GUERRES DE RAUPARAHA DANS l'iLF DU MILIEU.

Récit écrit par le fils de Rauparaha qui, étant tout jeune, accompagna son père (1) :

c Le motif de la gu^re que nous allâmes faire sur l'autre tie fut la malédiction de Rerevraka, le chef de Kaikoura (the Lookers-on de Cook). Ce chef se vantait de fendre le ventre de Rauparaha avec la dent d'un poisrson. La renommée de la valeur de Rauparaha était allée jusqu'à Kaikoura, d'joù Ton disait que Rerewaka se servait de la malédiction Niho-Manga(2).

«Quand cette malédiction fut connue de Rauparaha, il partit avec ses canots pleins de combattants pour aller attaquer Kaikoura. Bientôt Rerewaka fut tué, un grand nombre de ses hommes périrent avec lui, et ceux épargnés furent faits esclaves.

« Après le combat, un de nos chefs, nommé Te Pehi, insista pour aller à Kaiapohia (le lieu oii est établi Ganterbury) pour avoir un patu^pounamu des hommes de cet endroit : un parti d'environ cent hommes composa cette expédition, laissant le corps d*armée à Kaikoura. Ces cent hommes firent tout le chemin par terre et atteignirent Kaiapohia le 4« Jour (3).

« A leur arrivée à Kaiapohia, Te Pehi et i es amis furent invités à monter au Fa pour recevoir quelques cadeaux de pierre Pounamu. Mais Te Rauparaha, craignant quelque perfidie, conseilla à Te Pehi de ne pas aller dans le Pa, s*il

(I) ShorUand, South. Dist., p. 253.

(8) Niho^ dent ; manga^ espace de poisson ; tnango, requin.

(8) Kaiapohia «t Kaiapoe (Baie Pégase) de la carte anglaise dû Thompton. \^

ne voulait pas Atre tué. Son avis était d'échanger des fusils pour du PounaiDu en dehors des défenses.

c Néanmoins Te Pehi n*était pas persuadé,car il avait l^un ami nommé Tamai-Haranui qui! avait connu autrefois à Port-Jackson ; pi bien que lui et ses amis entrèrent dans le Pa et y passèrent une nuit. Mais aussitôt que le jour se fit, ili« furent jugés et vingt d'entre eux, tous hommes de distinction, furent tués sur place. Les autres s'échappèrent en sautant par dessus la palissade et s'enfuirent vers le corps d*armée.

« Maintenant quel était le nombre des hommes du Pa. qui prirent part à cet acte? S*ils avaient osése montrer, on aurait pu obtenir un paiement par une bataille ; mais ils ne voulurent pas se montrer. G*est pourquoi le parti de guerre retourna vers le corps d'armée laissé à Kaikoura, et tous s'en retournèrent à Kaputi.

€ Quand on fut arrivé à Kaputi, on commença à discuter pour savoir quel serait le c paiement » pourj Te Pehi et les autres. On résolut de rendre perfidie pour perfidie, meurtre pour meurtre. Cette détermination prise, nous restâmes tranquilles pendant un an.

c A la fin de ce temps, parut un navire et Rauparaha dit au chef du navire : « Veux-tu te charger de me conduire c avec mes hommes à Wangaroa pour frapper là un coup ? « Ton paiement sera du lin, assez de lin pour charger ton € navire.» Cette proposition fut acceptée par le chef du navire : si bien qu'après avoir pris cent quarante guerriers, il fit voile de Kaputi, et après trois jours, mouilla à Wangaroa (1).

c Alors, par le stratagème suivant, on prit au piège Tamai- Haranui, le chef des Ngaitahu : on lui envoya un message, comme de la part du chef du navire, l'invitant à venir à bord pour échanger quelques barils de poudre. Tamai- Haranui, pensant que le message était véritable, vint immédiatement, amenant sa femme et sa fille avec lui. Mais il ne fut pas sitôt sur le pont qu'on le saisit et le mit aux fers. Immédiatement après les 140 descendirent à terre

(1) Pour Ilnkr.ron.

I^S POLYNÉSIENS. c7j

pour attaquer la tribu Wang^aroa. Après avoir détruit tous les établissements de cet endroit, tué ou chassé les habitants dans les montagnes, ils retournèrent sur le navire avec leurs prisonniers et appareillèrent.

c Pendant que le navire était à la mer, Tamai-Haranui et sa femme étranglèrent leur fille ; car la femme et la fille avaient été laissées déliées ; et personne ne s*en aperçut que la fille ne fut tout à-fait morte. Quant au chef et à sa femme, ils furent conduits à Otaki et remis à la femme de Te Pehi, qui se nommait Tiaia. D'Otaki, ils furent menés à Waitohu pour être mis à mort. Six femmes, toutes personnes de rang, tuèrent Tamai-Haranui et sa femme ; ayant d*abord fait un trou dans leur cou, elles burent leur sang, afin d'obtenir une satisfaction complète. Gela fut fait parce que Tamai* Ilaranui était un meurtrier.

c Après la mort de Tamai-Haranui, nous restâmes plus d'un an à Kaputi. Et alors nous allâmes de nouveau faire la guerre dans la même contrée. Ce fut le 3* mois, vers la saison où le fruit du Karaka est rouge, que Ton mit les canots à l'eau, et quand nous arrivâmes à Kaiapohia, les patates avaient acquis tout leur volume.

• Kaiapohia était un Fa très fort, entouré de trois côté.n par un marais ; le côté qui n*était pas défendu par le mar.iîs rétait par des poteaux. De ce côté, il y avait trois plans percés d'ouvertures pour les fusils. Il y avait aussi deux fois cinq cents hommes dans le Pa. Quand ces hommes regardaient la force de leur position et Tabondance des provisions pour soutenir leur force, leurs cœurs étaient pleins de vantaries. De sorte qu'ils criaient dans leur dialecte : E tama^ haramai ra^ kia komatia o koutou ihu ki roto i Taratu; Venez ici, camarades, et nous enterrerons vos nez dans Taratu.» Taratu était le nom du lac.

€ Pendant trois mois ce fut en vain qu'on assiégea le Pa. De sorte que nos anciens se réunirent eu conseil pour tracer un plan qui permit de le prendre promptement.

c Nos chefs s'occupent sérieusement des places qui sont difficiles à prendre d'assaut. C'est seulement le plus habile qui peut indiquer la méthode la plus convenable de prendre

les places les plus fortes. (Tétait la supériorité de Raaparsha. Il était à la fois brave et habile à inventer des stratagèmes de guerre.

€ Très bien alorj. Les vieillards s'assemblèrent en conseil. Quelques-uns des ehefs furent d'avis de faire un Eahupapa, ou bouclier (défe*i8e} assez large pour 20 hommes qui le .pousseraient devant eux sur le Pa. On le commença aussitôt ; mais quand i) fut fini, on le trouva mauvais, et on IV bandonna à cause de cela. On proposa immédiatement de creuser des tranchées en zig-zag dans le sol afin d'approcher autant que possibM du Pa. Tout le monde l'adopta, parce que c'était la méthode convenable, et le creusement fut commencé sans délai ; trois tranchées furent creusées : Tune était l'ouvrage des Ngatitoa ; une des Ngati-A.wa ; et la troisième des Ngati-Raukawa. L'ouvrage du creusement des tranchées avait été ainsi divisé, afin de distinguer la valeur de chaque tribu.

« Quand les tranchées furent arrivées presque auprès des meurtrières, on suspendit le creusement, et tous les hommes allèrent couper de^ broussailles et de la fougère pour mettre le feu au Pa. Ils travaillèrent ferme pour faire des balles de Manuka {podocarpus excelsus), et ils les laissèrent aussi proche que possible des meurtrières, jusqu'à ce qu'il y en eût un tas élevé.

c Dans le même moment, les hommes du Pa pensèrent à mettre le feu au Manuka, afin de le brûler de suite et d'empêcher que les déf-îuseurs eussent à en souffrir. Dès que le premier beau jour fut venu, alors qu'il n'y avait pas le moindre souffle de vent, ils se dirent : « C'est le moment de « mettre le feu au tas ; car il fait beau, et le Manuka que nos « ennemis ont accumulé sera bientôt consumé. >

• Au contraire, notre intention était d'aborder le premier grand vent qui soufflerait droit vers l'extrémité du Pa, et de mettre alors le feu aux broussailles, pour que la flamme fût portée vers la palissade et la brûlât.

« De sorte que, le jour suivant, au lever du soleil, pendant que nous étions à prendre notre premier repas, les hommes du Pa mirent le feu en jetant des cendres à travers les

meurtrières, d'où ils tiraient sur nous, et bientôt le Manuka commença à brûler.

c Mais dès que le feu fut aperçu, nos chefs crièrent d'assaillir immédiatement le Pa, si bien que tous les six cents hommes se levèrent : pas un ne pensait à la mort ; et, pressant gaiement leur nez contre celui de leur femme ou de leur enfant, ils s'élancèrent aussitôt résolument à la mort ; car le Manuka brftlait, et nous craignions qu'il ne se consumât en vain hors du Pa. Alors chaque homme prit une charge de Manuka et s*avança vers une meurtrière, se retirant chaque fois qu'il voyait un fusil tourné contre lui, puis recommençant jusqu'à ce qu'il eût bouché la meurtrière. Deux hommes se dirigeaient à la fois sur chaque meurtrière, de sorte que si l'un d'eux venait à être tué, Tautre pouvait la boucher.De cette manière, toutes les meurtrières furent bouchées, et les broussailles étant jetées à toucher la palissade, celle-ci prit feu aussi.

« Alors le cœur des guerriers se réjouit, et ils entonnèrent on Ngeri pour étouffer les gémissements des blessés, et empêcher que rien n'interrompit le combat. Ainsi les six cents ensemble se mirent à chanter leur Ngeri national (!)•

(I) Ce Ngeri est le Ngeri national des tribus Ngatt-Raukawa et Ngaitoa. Nous avons donné la traduction de Shortland. En voici les IMToles indigènes :

Awkea (pour ahea) tou ure ka riri ?

Awhea tou ure ka tora ?

E ! kei te tai ka wiwi,

E ! kei te tai ka wawa,

Tukua te ihu

Ki te tama iti.

Me pehea ?

Ka kite koe^

I nga puke waka manamana ;

A te toa haere noa.

Ka riro ! E rongomai hiti !

Ln mois wiwi et wawa sont supposés représsnter par leur son le brait du flot sur la plage.

M. Shortland fait remarquer quela traduction ne donne qu'une idée incomplète de Ténergie du texte, et nous eroyons devoir noui-méme Mrs rtmarquer, à ce sujet, que If mot ure est rendu par valeur» cou-

370 I^ES POLTXESIE3CS.

Quand tous foaki que votre valeor t'emporte.

Quand vous Toukx que ivtre Taleor soît foHc;

Qoand la mer muncure, quand la mer gronde;

Diles adieo ^approdaci fotre nei de)

A Too enfants.

Car que pooTes-Toos faire de plos ?

Vous Toyei oomme,

l>e même que 1rs hauts pics des montagnes.

Le braie mardie en aTanL

Us cèdent, ils oèdeat ! 6 Renommée !

« Le son de ce Ng^ri nous donna on noaTean eoorage. Mais quand les N^tabu, c^est-à-diie les hommes du Fa, Fentendirent et qu'ils Tirent en même temps le feu qui biAlait leur palissade* ils furent pris de panique. De sorte que leur Pa fut pris d'assaut, et la plus gnrande partie de ses défenseurs furent tués ou faits escIaTes.

c Quelque temps après ces événements, nous, les Ngati- Toa, partîmes seuls de Kapiti. dans le but d*aller attraper des canards du paradis à Te Karaka (cap Campbell.) Et pendant que nous étions à Wairau, attendant le calme pour nous rendre agréablement à f e Karaka, notre prêtre eut un songe dans la nuit. Dans ce soog-e, il entendit une voix lui cbantaiU ces paroles :

Eei Wairau ia ; Kei WaUiardkeke ka tumaucitu, « Il est maintenant à Wairau ; il restera à Waiharakeke. » « Les bommes de la nuit, c'est-à-dire les esprits, clian* talent ce cbant.

rage, mais qull signifie littéralement /^nti, et qu*il est employé îd au figuré.

Nous ajouterons qu'il y a peu de mots jouant un si grand rôle que le mol ure dans les chants traditionnels des Maori, de même que ceux des autres Polynésiens et, sans parier de Te-Ure-Nui, le fi!s de Manaia, et de plusieurs autres applications «le a*, mot, nous câtcfous ici une réponse de Maori qui faisait toujours rire le narrateur, dit Shortland, quand il avait Toccasioa d en parler.

Turangatao se sauvait |»our éviter la raort d ennemis plus forts, et sa femme essayait de le retenir en lui disant : «0 Turangatao, reviens au moins pour m*aider à sauver nos enfants • ; mais sans s*arrMer,il se contenta de lui répondre : « He tamariki hei te matamaia o te ure, E pari ana te tai o te kotittga;» « Oh ! quant aux enfants, j*en puis faire assez (j en ai la source), le courant de la vie est À floL »

€ Alors le prâtre se réveilla, et répéta les paroles qu*il avait entendues ; et, croyant que c était un mauvais présage, il nous conseilla de ne pas penser à aller à Te Karaka, si nous ne voulions pas être tués par les Ngaitahu.

« Mais Te Rauparaha dédaigna Tavis du prôtre et ne voulut pas l'écouter. De manière que nous mîmes h la voile, lei uns dans un canot, et les autres dans quatre canots, le nom bre de tous les équipages montant à quarante hommes. Nous qui étions dans le canot, nous fûmes les premiers à atteindre la côte et à débarquer. Mais comme nous remarquâmes des traces de pieds sur le rivage et quelques feuilles fraîches de chou sauvage çà et là, nous avançâmes avec précaution, Te Rauparaha à la tôte, mon frère aîné après et dix autres sui* vont. Nous n'arrivâmes pas loin de la porte sans reconnaître quelques-uns des hommes du parti ennemi, se tenant en embuscade. Ceux-ci, dès qu*ils se virent découverts, se précipitèrent sur nous.

c Alors Te Rauparaha ramassa une grosse pierre pour a laucer au premier de la bande. L*homme hésita; et si nous avions seulement été un peu plus nombreux, nous serions retournés combattre avec eux, quoiqu'ils fussent plus de cent. Mais comme nous n'étions que dix, nous nous enfuîmes vers notre canot. Le canot fut atteint, il flotta aussitôt sur la mer; nous sautâmes à bord; mais, dans la précipitation, les pagayes furent laissées à terre, car elles avaient été mises SOQS la quille du canot pour aider à le mettre & Te au.

« Si bien que lesNgaitahu arrivant lestement, saisirent le canot par l'avant et commencèrent à le lialer à terre.

c Alors, voyant qu'il n*y avait pas d'autre moyen d'échapper, nous sautâmes dans la mer et nous nageâmes vers l'un descanot:iqui venait justement d'arriver et qui attendait à peu de distance. Nous arrivâmes tous saufs à bord ; mais, le canot étant trop lourdement chargé par l'augmentation de notre poids, il fut en danger d'aller au fond; c'est pourquoi nous jetâmes quelques esclaves par dessus bord pour l'alléger, et nous préparer à combattre l'ennemi.

c Dans le même moment, les Ngaitahu se servaient des pagayes et nageaient pour nous poursuivre. Ils ne purent ce-

Sn LBS POLTNiSISNS.

pendant approcher très près de nons, car qnand ils virent que nous nous disposions à reprendre, si c'était possible, le canot à Tabordage, ils retournèrent k terre.

€ Quant au prêtre qui avait fait le rôve, il tomba dans lei mains des Ngaitahu, et fut tué sur la plage. C'est pourquoi nous reconnûmes tous que^ce rôve était vrai. Le prâtre st nommait Te Raho. •

La suite du récit raconte comment ils furent poursuivis par les guerriers Ngaitahu aussi loin que GIoud7-bay(Wairau?), où ils s^arrétèrent en envoyant un canot, dans la nuit, de l'autre côté du détroit, pour demander du secours. Le secours arrivé, une escarmouche sans résultat décisif eut lieu ; mais les tribus dû Sud, ne voulant pas risquer un engagement, profitèrent d'un vent favorable pour mettre tous leurs canots à Teau, pendant la nuit, et retournèrent dans leurs pays.

Grâce à la rapide expansion du christianisme, la guerre ne fut jamais renouvelée par aucun parti, et quelques années plus tard, les deux fils de Rauparaha allèrent,en missionnaires de paix, prêcher l'évangile à chaque tribu qui avait tant souffert de leur père et de ses guerriers.

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