‹ Les Polynevrîtes Apioliques: Leurs rapports avec les autres variétés de polynévrites par le tri-ortho phosphate crésyle "ginger beer paralysis" (polynévrites phospho-créosotées)Chapitre 10 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Une vue d’ensembie de ces travaux permet de tirer les conclusions suivantes :

1° L’apiol est un produit complexe, variable avec l’origine des graines de persil dont il est tiré, de composition difficile à préciser.

Un deuxième élément augmente encore la difficulté du problème. Ce sont les falsifications qui, à deux reprises, ont déjà touché ce produit.

Cette constitution, complexe et instable, ‘est bien faite pour expliquer le manque de précision dans Jétablissement des caractères pharmaco-dynamiques.

2° Le rôle d’emménaäguogue est le seul adopté par tous les auteurs. On ladministre en capsules à la dose de 0 gr. 25 à 0 gr. 75 par jour et par fractions au momént de l’époque présumée des règles. Le mécanisme de cette action emménaguogue est mal établi.

a) Action prédominante sur le système nerveux central ‘déterminant secondairement les phénomènes de vaso-dilatation ? 7

b) Action sur les parenchymes hépatiques et rénaux déclenchant secondairement des troubles circulatoires ‘‘ qui seraient à l’origine des troubles nerveux et des = HAS ? es etes. arguments sont encore insuffisants Ms is dre parti. :

Les autres propriétés hypotenseur diurétique ne sont que secondaires et inutilisables.

DR

Quant au rôle abortif, pour lequel il est actuellement surtout utilisé, l’expérimentation, les faits cliniques en dehors de toute question médico-légale, suffisent à le condamner.

3° La toxicité de l’apiol a été longtemps considérée comme nulle.

Il est cependant indéniable qu’il est toxique à dose variable suivant que l’on a affaire à l’apiol cristallisé où à l’apiol liquide (apiol officinal du Codex le moins toxique). .

Richaud et Hazard, dans leur précis de thérapeutique et pharmacologie (édition de 1935), résument ainsi cette toxicité :

« L’apiol à haute dose exerce des actions nerveuses d’excitation, ivresse apiolique et hépatiques (ictère urticaire) qui semblent produits par les constituants normaux de l’apiol, et les accidents rénaux (polyurie, hématurie) attribuables sans doute à la présence d’apiine.

À dose toxique (6 à 9 grammes) apparaissent des accidents graves d’hépato-néphrites (ictère, anurie}, azotémie avec des hémorragies de sièges variés, des myoclonies avec chvostéx et hypocalcénie ».

Dans l'ensemble, l’expérimentation et la clinique semblent se rencontrer pour montrer que l’apiol a une affinité particulière pour les parenchymes hépatorénaux.

Quant aux troubles nerveux, certains réalisent un aspect variable et sont généralement au deuxième

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