CONCLUSIONS
1° Le diagnostic des polypes du bassinet est extrêmement difficile, car ses manifestations cliniques se confondent avec celles des tumeurs du rein.
Seule la pyélographie, lorsqu'elle montre des déformations du bassinet ou des calices, si elle est en rapport avec les données cliniques, peut nous être d’un précieux secours pour essayer de diagnostiquer le polype du bassinet avant l'intervention.
2° Les polypes du bassinet, quelle que soit leur variété histologique (papillome bénin ou épithélioma papillaire), doivent être considérés comme des tumeurs malignes, de par leur évolution clinique et pour deux raisons :
a) La fréquence des greffes à distance, dans l’uretère ou la vessie, comme le démontrent nos observations, greffes qui nécessitent l’ablation secondaire de l’uretère ;
b) Leur transformation maligne possible et qu’il faut toujours soupconner malgré les examens histologiques qui peuvent être en défaut.
3 Leur pronostic doit donc toujours être réservé, le polype du bassinet le plus bénin pouvant par ses complications ultérieures évoluer comme un cancer.
4° Il faut donc instituer un traitement logique : en même temps que la néphrectomie, pratiquer l’ablation complète de l’uretère chaque fois que l’état général du malade le permet.
L'urétérectomie secondaire a ses indications précises.
Les récidives vésicales seront traitées par taille ou électro-coagulation.
Diagnostic précoce et opération complète peuvent seuls permettre d'obtenir des guérisons durables et définitives.
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