RD: BG
sonde vésicale
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La déficience fonctionnelle du rein gauche est donc très nette. On porte le diagnostic de tumeur probable du rein gauche.
Intervention le 21 mars 1923. Néphrectomie gauche. Le rein est augmenté de volume. A la partie supérieure du bassinet on trouve une tumeur molle, d'aspect placentaire, de dimension d’une mandarine très finement granuleuse.
L'examen histologique (Kogan) démontre les caractères d’un polype banal sans transformation maligne.
Le malade revient neuf mois après, pour hématurie. La cystoscopie montre que le sang vient bien de l'uretère laissé en place, à l'orifice duquel on voit une toute petite frange polypeuse.
Nouvelle intervention le 19 décembre 1923.
1° Taille vésicale élargie. Dissection de l’orifice urétéral gauche. Ligature de l’uretère qui est refoulé dans l’espace périvésical. Fermeture et drainage de la vessie.
Fermeture de la brèche vésicale en un plan au niveau de Ja résection ce l’uretère.
2° Lombotomie sur l'ancienne cicatrice. Refoulement du péritoine. Isolcment facile de l’uretère qui est enlevé en entier.
A la coupe de l’uretère, on trouve trois polypes dans sa lumiere.
L'examen histologique manque. Le malade n'a pas été revu ensuite, il est décédé six mois après sans qu'on ait pu savoir s'il présentait de nouvelles récidives locales.
Ogs. XIX (/nédite). — Due à l'obligeance du D' Michon.
M. Ernest L..., entre le 24 juin 1924 pour hématurie totale importante avec caillots. La cystoscopie montre que la vessie ne contient ni calcul ni tumeur. Les 2 méats urétéraux sont indemnes.
Cathétérisme urétéral bilatéral : Pas de rétention pyélique.
Examen fonctionnel : Déficience très nette du rein gauche.
Première série :
Volume en une heure, en ce , 57 52 LréepamNtre RER NS en. 0 925 DYAIES
Unéerdé Die RP ER ES Ce 0518 0,130
F0. 1 € Deuxième série :
Volume en une heure, ene.c. . . . . . . . 60 40 ÉTAIT CPP RP 8 3 Urceencunetheures EE USD 0,120 Coustante re 20 MORE Re 220 »
Ürée sanguine en gr MO ON D 02 »
On attend un peu l’amétioration de cette constante.
Le 16 juin :
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Opération le 25 juin 1924.
Néphrectomie gauche; rein volumineux, facilement extériorisé. Bassinet très dilaté, on est en présence d’une uro-hématonéphrose importante.
Bassinet incisé. Tumeur du volume d’un œuf, à large implantation. Parenchyme rénal non envahi par la tumeur.
L'uretère, sectionné dans sa portion lombaire, est d'apparence normale.
Le reste de l’uretère est donc laissé en place.
Examen histolopique : Epithélioma papillaire.
Suites opératoires : normales.
Le malade sort cicatrisé le 19 juillet 1924.
Revient Le 23 mai 1925 (dix mois après) pour récidive de l’hématurie.
Cystoscopie : Orifice urétéral droit normal.
Orifice urétéral gauche masqué par une masse volumineuse allant jusqu’au col, non villeuse mais mamelonnée. K — 0,115.
Intervention : Longue incision lombo-iliaque. Libératiou facile du bout supérieur de l'uretère, continnée dans la fosse iliaque et le petit bassin jusqu’à la corne vésicale. On arrive {avec difficulté) à réséquer cette corne vésicale et la tumeur qui s'y implante.
Large drainage du petit bassin et de la fosse iliaque.
Examen de la pièce. L'uretère est envahi dans sa portion lombaire et iliaque, dilaté dans ses 7 centimètres inférieurs et la masse néoplasique vésicale est la continuation de cet envahissement urétéral. Mais la paroi vésicale est infiltrée par le néoplasme, et il ne s’agit pas d’un bourgeon pédiculé faisant saillie par le méat urétèral dans la vessie. L’anatomie pathologique manque. Le malade est sorti de l'hôpital le 1°" août 1925, six semaines après, cicatrisation lente. Revient le 6 février 1926 et sort de nouveau le 9 mars (probablement pour récidive-des hématuries).
Retour le 15 novembre 1926.
Mort le 19 décembre 1926 pour récidive locale vésicale et pelvienne et cachexie progressive.
O8s. XX. — M. Marion (/ournal d’ Urologie, septembre 1922)
M. G..., quarante-cinq ans, est opéré en 1918 à Lille par le professeur Carlier : néphrectomie gauche pour hématuries répétées; on trouve des
polypes multiples du bassinet, Après l'opération le professeur Carlier prévient le malade qu'il faudra peut-être plus tard enlever l’uretère parce qu'il a constaté quelques polypes dans la partie supérieure. S'il ne l'avait pas enlevé immédiatement, c'était pour ne pas prolonger l'opération.
En 1918, des hématuries reparaissent qui trouvent leur explication dans des polypes vésicaux que M. Carlier supprime par la taille; plusieurs polypes existaient, paraît-il, au niveau de l’uretère gauche.
En 1919, nouvelles hématuries ; à la cystoscopie, nouveaux polypes vésicaux. C’est à ce moment que le professeur Carlier adresse le malade au professeur Marion afin qu'il détruise les polypes par les voies naturelles. Depuis avril 1919 jusqu'en mars 1922, de nouvelles greffes vésicales situées tantôt à droite, tantôt à gauche, ont été fulgurées à différentesreprises, ainsi que la partie inférieure du conduit urétéral. Trois mois aprèsle D' Marion retrouve, au niveau de l'orifice urétéral gauche, un assez gros polype, qui ne s'est certainement pas développé en trois mois mais qui, formé dans l’uretère, a dû brusquement forcer la barrière cicatricielle créée à l’orifice urétéral par la fulguration du conduit.
Il conseille alors au malade de se faire enlever l’uretère, cause de ses réinoculations constantes.
Intervention le 17 juillet 1922 (M. Marion).
1° Excision de l'orifice urétéral par taille vésicale et libération de la partie pelvienne basse du conduit.
2° Incision iliaque et ablation de l’uretère en entier.
L'uretère, avant son ouverture, apparaît augmenté régulièrement de volume sur toute sa longueur. Son diamètre, suivant les points, est celui du pouce ou du médius. La consistance de ce cylindre est molle. A l'ouverture, on constate que de haut en bas l’uretère est tapissé de bourgeons confluents, ne laissant entre eux aucun intervalle de paroi urétérale saine.
Examen histologique, pratiqué par M. Kogan, montre qu'il s’agit de petits papillomes bien caractérisés, les franges forment d'innombrables petits polypes recouvrant toute la surface urétérale.
Os. XXI. — M. Marion (Bull. et mém. Assoc. d'Urologie, 1923).
M. B..., quarante-quatre ans, a présenté trois hématuries en six mois; il entre salle Civiale en juillet 1921.
Les urines sont troubles. La palpation rénale négative. |
Néphrectomie gauche le G juillet 1921 avec urétérectomie partielle.
Rein volumineux. Polypes du bassinet ayant oblitéré l’uretère, petits polypes de l’uretère.
Un an après, nouvelle hématurie.
A la cystoscopie, polypes de la vessie. |
Le 25 novembre 1922 : Ablation par taille d'un très gros polype pédiculé, implanté largement près de l’orifice urétéral droit, et d’un petit polype
adjacent. | Microscopiquement : Début de transformation maligne. Six mois après une cystoscopie de contrôle montre de nouveaux polypes vésicaux.
Le 12 mai : Urétérectomie.
a) Taille vésicale, fulguration de nombreux petits polypes, l'orifice urétéral
rauc êtr uvé.
gauche ne peut être roux
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b) L'uretère est cherché dans l’espace latéro-vésical et trouvé gros comme le pouce.
c) Excision de la vessie dans la zone urétérale gauche : la plaie est fermée au catgut et la vessie fermée partiellement.
d) Incision latérale oblique pour découverte de l'uretère iliaque qui est dégagé jusqu’à son extrémité supérieure très adhérente.
A la coupe : Papillomatose de la moitié inférieure de l’uretère.
Examen histologique : Papillomes en voie de transformation maligne.
O8s. XXII. — Scholl, 1917.
Néphrectomie et urétérectomie partielle gauche.
Un an après : ablation par taille d’un polype vésical avec l’orifice urétéral.
Le malade est mort quatre ans après ; de multiples greffes vésicales avaient été traitées par la fulguration et le radium.
Os8s. XXIIT. — Scholl, 1919.
Homme, quarante-neuf ans. Hématurie venant du rein gauche.
Néphrectomie avec ablation de 10 centimètres d’uretère dilaté, rempli de caillots.
Premièrerécidive : Douze moisaprès, fulguration de deux papillomes vésicaux.
Seconde récidive : Huit mois après, on trouve un polype de l’orifice urétéral gauche.
L'urétérectomie totale fut pratiquée à ce moment, dix-huit mois apres la néphrectomie.
Troisième récidive : Quatre mois après, une greffe sur la paroi vésicale latérale gauche. Plusieurs applications de radium et fulgurations furent pratiquées ultérieurement.
Histologiquement : Il s'agissait de papillome en voie de transformation épithéliomateuse.
O8s. XXIV. — Scholl, 1919.
Homme, trente-six ans. Hématuries depuis deux ans. Fulguration d’un petit polype de l’orifice urétéral gauche.
Néphrectomie gauche et urétérectomie partielle; on trouve le bassinet rempli d’un papillome malin et on enlève le bout inférieur de l’uretère le même jour. Nouvelles récidives vésicales huit mois après : ablation d'un polype par taille. Application de radium. Il s’agit d’un polype en voie de transformation maligne.
Ops. XXV..— Scholl, 1920.
Homme, quarante-cinq ans. Hématuries depuis quatre ans. Ablation de polypes vésicaux par taille. Deux mois après, récidives : néphrectomie et urétérectomie gauche. Mort neuf mois après.
L'examen microscopique à montré qu'il s'agissait d’épithélioma papillaire de même type histologique sur les trois organes.
O8s. XXVI. — Mac Cown, 1920 (Journ. of American Medic. Assoc.).
Femme, cinquante-huit ans. Hématuries récidivantes.
Cystoscopie : Papillome de l’orifice urétéral droit; destruction. Histclogiquement bénir, ;
Ultérieurement, néphrectomie droite avec urétérectomie partielle : il s’agit d'un papillome du bassinet sans extension profonde. L'uretère semble normal.
Récidive trois mois après : hématuries ; nouveau polype de l'orifice urétéral droit fulguré.
Urétérectomie totale secondaire, un an et demi après la première opération : uretère rempli de masses papillomateuses. Histologiquement bénignes.
Os. XXVIT. — Scholl, 1922.
Homme, quarante-huit ans. Hématuries. Polypes de vessie récidivants.
Néphrectomie et urétérectomie partielle. Il s'agissait de papillomes malins du bassinet et de l’uretère.
Urétérectomie totale cinq mois après, avec résection de la corne vésicale; papillomes malins dans l’uretère.
Oss. XXVIIIL. — Kraft, 1922 (Zeitschrif. f. Urol.).
Homme, trente-six ans. On pose le diagnostic de tumeur probable du rein droit en raison des hématuries venant du côté droit, des douleurs, de la déficience fonctionnelle du rein droit.
Au cours de la néphrectomie on sent dans le bassinet une tumeur molle, l’uretère paraît intact. Il s'agissait d’un gros polype remplissant le calice inférieur, dont l'examen microscopique montre la bénignité.
Deux ans après, on trouve dans l'urine de nombreuses cellules épithéliales et la cystoscopie montre un petit polype du volume d’une noisette implanté sur l’orifice urétéral droit.
Urétérectomie totale : Par voie iliaque, après fulguration du polype vésical. L'uretère enlevé, très épaissi, rénitent, est tapissé de nombreux papillomes, surtout daus son tiers moyen. Les caractères histologiques sont ceux de la tumeur primitive : papillome typique.
Oss. XXIX. — Brütt, 1922 (Zeë. Urol. Chir.).
Homme, cinquante-quatre ans. Hématurie rénale droite depuis neuf mois.
Diagnostic : tumeur du rein droit.
Néphrectomie : l’uretère paraît normal.
Pièce : Hématonéphrose avec un gros polype frangé, implanté sur le bassinet, bouchant presque l'orifice de l’uretère. Histologiquement bénin.
Récidive, deux ans après : hématuries répétées, grosse anémie, douleurs lombaires droites, avec cordon urétéral perceptible.
Cystoscopie : Polype vésical implanté sur l’orifice urétéral droit.
Urétérectomie totale : Papillomatose diffuse, histologiquement bénigne comme la tumeur primitive.
Ogs. XXX. — Stevens, 1923.
Homme, soixante-dix ans. Traité pour polypes vésicaux, depuis plusieurs années.
Néphrectomie : Papillome bénin du bassinet du volume d'une noix, uretère d'aspect normal.
Récidives multiples vésicales et urétérales.
Fulguration d’un polype orificiel, puis de nouvelles greffes vésicales. A subi en plusieurs années sept fulgurations et six applications de radium. L'auteur regrette que l’urétérectomie totale n'ait pas été pratiquée.
mn
Os. XXXI. — Ettore (/1 Policlinico, 1924).
Femme, soixante-trois ans. Hématurie rénale. Diagnostic : cancer du rein. Néphrectomie droite. Un polype du volume d’une noix à pédicule mince implanté dans le bassinet.
Histologiquement suspect de transformation maligne.
Récidive un an après : hématurie, polype frangé de l'orifice urétéral droit.
Urétérectomie totale : Papillomatose du tiers inférieur. Les greffes papillomateuses sont nettement en voie de transformation néoplasique.
O8s. XXXII. — Hryntschak-Blum, 1925.
Hématurie depuis deux ans et demi. Tumeur rénale gauche.
Néphrectomie (hématonéphrose avec gros papillome pyélique; uretère normal). Histologiquement : papillome bénin.
Récidive. Cinq ans après : nouvelles hématuries. Fulguration d'un polype sortant par l’orifice urétéral gauche. Nouvelle hématurie un an après.
Urétérectomie totale luretère épaissi rempli de masses papillomateuses).
O8s. XXXIIT. — Smith Gilbert, 1925.
Femme, soixante-un ans. Hématurie et douleurs lombaires.
Cystoscopie : papillomes vésicaux multiples, un polype sort de l'orifice urétéral droit.
Néphrectomie : papillome malin du bassinet avec début d'extension au parenchyme rénal.
Six mois après, récidive des hématuries.
Urétérectomie avec résection de la corne vésicale (uretère épaissi rempli de papillomes), papillomes bénins ?
Os. XXXIV. — Bissel (Surg. Gyn. Obst., mars 1995).
Femme de trente-un ans. Hématurie très importante, une transfusion du sang a dû être pratiquée avant l'intervention.
Néphrectomie droite le 9 mai 1923, avec ablation de 5 centimètres d’uretère. Polype du bassinet.
Récidive de l'hématurie huit mois après. La cystoscopie montre une masse papillomateuse encerclant complètement l'orifice de l’uretère droit. Cathétérisme impossible.
Urétérectomie totale par voie transpéritonéale avec ablation de la corne vésicale.
Oss. XXXV. — Stricker, 1926 (Archio. {. Klin. Chir.).
Malade, quarante-neuf ans. Hématuries répétées depuis un an. Rien à la cystoscopie. Intervention, le rein apparaît normal, une néphrotomie est pratiquée, ne donne aucun résultat, l'exploration au doigt du bassinet est négative. L'issue d'un petit fragment de tumeur décide seule la néphrectomie : tumeur papillomateuse du bassinet, dont l'histologie démontre la bénignité.
Récidive six mois après. Hématurie, papillome de l’orifice urétéral gauche fulguré.
Urétérectomie décidée à la suite de nouvelles greffes urétéro-vésicales. L'uretère est gros comme le pouce, adhérent au péritoine, on enlève en même temps la corne vésicale. Il s’agit ici d’une véritable papillomatose diffuse de l'uretère, histologiquement bénigne, comme le polype primitif du bassinet.
O8s. XXXVI. — Haslinger (Vienne, 1926).
Femme, soixante-dix ans. Hématurie rénale droite.
N éphrectomie malgré l'aspect extérieur normal du rein, un papillome bénin typique implanté dans un calice.
Récidive cinq mois après : nouvelles hématuries; on sent dans le flanc droit un gros cordon dur qui répond à l'uretère et on voit dans la vessie une tumeur à grosses franges ulcérées siégeant près de l’orifice urétéral droit.
Urétérectomie totale d’un uretère double, avec résection de la corne vésicale droite. Les deux conduits sont dilatés, remplis d’un liquide sanglant, épais ; leur abouchement vésical est comblé par la tumeur villeuse.
O8s. XXXVII. — Dozsa, 1995.
Homme, trente-huit ans. Hématurie rénale droite depuis deux ans.
Cystoscopie : un papillome, volume lentille à l’orifice urétéral droit.
Pyélographie. Calice supérieur seul injecté, dilaté. Disparition des calices moyen et inférieur.
Déficience rénale droite.
Diagnotic posé : tumeur papillomateuse du bassinet.
Intervention : 1° juillet 1925. Néphrectomie.
Pièce : gros rein. Bassinet complètement rempli par une tumeur papillaire sous tension, à large base d'implantation, mais ne semblant nulle part envahir le parenchyme rénal. Calices remplis par les villosités. Uretère d'aspect normal.
Histologiquement : Les premières coupes examinées donnent l'aspect de p apillome bénin typique, mais en certains points il semble y avoir irrégularité des cellules de revêtement. D'autres examens ont prouvé la malignité certaine.
Guérison après fulguration du polype de l'orifice urétéra]; trois mois puis six mois après, cystoscopie de contrôle.
Nouvelle fulguration d’un papillome orificiel droit. Depuis, c'est-à-dire un an après, plus de récidive.