FASTES
Le souci de la clarté nous a obligé, en traitant la question des fériés (p. 113, sqq.), à réserver pour un moment plus opportun Tétude du calendrier, ou liste des jours fastes et néfastes {Fasti)^ qui en est le corollaire indispensable.
Le calendrier romain n'avait pas pour but d'apprendre aux citoyens la succession des saisons et Fépoque de leur retour annuel, mais de leur tracer les devoirs religieux qui leur incombaient à certains jours. C'était le tableau des fêtes ordinaires et extraordinaires, fixes ou mobiles. quiim|)osaient àVEtat et aux particuliers le chômage exigé par la théologie pontificale. Le calendrier, ainsi conçu, ne pouvait être réglé que par le collège des Pontifes et échappait par sa nature à tout autre contrôle. Les besoins de l'agriculture étaient satisfaits par un calendrier naturel fondé sur les observations populaires ; la succession des magistrats formait une sorte de calendrier politique que la société civile remaniait à son gré ; mais tous les citoyens devaient attendre en silence les révélations que les Pontifes leur dispensaient avec mesure, sans chercher à en pénétrer le secret et sans autre pensée que celle d'y conformer leurs actions.