Rev. arch., 3« série, tome XXI, mai-juin 1893, p
très aa milieu d'une population qui avait adopté un autre cuite des morts.
Dans la nécropole de Vulci ', les inhumations se rencontrent dans des fosses plus récentes que les fosses primitives et parsuite postérieures aux pozzi où toutes les sépultures étaient incinérées. Les deux rites y apparaissent alors réunis ainsi qu'un fond d'objets qui rappelle le contenu des lombes antérieures. Le passage d'un rite à l'autre semble s'être fait graduellement, sans doute par l'arrivée d'une population nouvelle qui, cependant, n'a pas transformé les coutumes des anciens possesseurs du sol. Mais ici il n'y a pas de doute : les derniers venus ont apporté avec eux les usages de l'inhumation.
Ombrie. — Une nécropole a été découverte dans les environs de Terni, au lieu dit ■ Sant'Agnese ». Elle se compose de tombes à inhumation contenantdes mobiliers funéraires comparables aux bronzes célèbres trouvés à Piediiaco, dans le même territoire de Terni*.
- CoDtinuatiOD de l'étude de-t nécropoles à inhumslioi France. — Espagne. — Afrique. — Syrie.
1. France, — Ardennes, Aisne et Meuse. — Dans ces trois départements on a constaté l'existence de cimetières à inhumation. Creusées dans le sol, les tombes sont garnies de pierres plates. Les squelettes, qui y sont déposés, sont accompagnés d'un mobilier funéraire : armes en fer, ornements en fer, en bronze et en matière schisteuse. Les sépultures présentent des caractères communs avec celles que
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nous retrouvons dans la Marne, dans TAube, dans la Seine, etc.
Dans TAisne, à La Sablonnière et à Chassemy, on a découvert encore des tombeaux où le mort avait été placé, muni de sesarmes et de ses parures, sur son char de guerre. Ce mode d'ensevelissement, que nous avons déjà constaté à Sigmaringen en Wurtemberg, a existé encore en Suisse, dans les tumulus d'Anet, de Groholz et de Grœchwyl ; en Alsace, dans les tombes de la forêt de Hatten ; en Allemagne, dans les sépultures d'Armsheim et dans les tumulus de Dœrth près de Coblentz. Nous aurons occasion de l'étudier plus loin dans les tombeaux de la Marne, de la Côted'Or, etc.
2. Meurthe-et-Moselle, — On a trouvé à Marsal * des squelettes avec torques, brassards et bracelets en bronze. Un des colliers était orné de rosaces d'un émail vert ou bleu et de feuilles d'or.
A Villey-Saint-Étienne, au nord deToul, les sépultures étaient placées au bord d'un talus escarpé qui domine à 40 ou 50 mètres le lit actuel de la Moselle. Cette terrasse est recouverte d'une couche de 0°',60 à 1 mètre de diluvium rouge sableux dans laquelle reposaient les squelettes. Une fosse rectangulaire avait ses parements revêtus de menues pierrailles grossièrement appareillées. Un squelette, orné d'anneaux de bronze, était étendu à 0°*,80 de la surface du sol. On a recueilli encore des torques, des bracelets, des fibules et une pièce de harnachement en bronze. Les anneaux sont creux, cylindriques et sans ornement ; dans l'un d'eux cependant on voit une perle d'un vert bleu foncé avec bande d'émail gris en zigzag.
On a découvert, à Domèvre-en-Haye, un squelette portant des anneaux de bronze aux bras et aux jambes, une
1. Mat. y 3« série, tome III, 18S6, p. 453. Bleicher et Barthélémy : Sur Tâge du broDze et du fer en Lorraine.
libulo, un crochet de ceinturon et un collier composé de rondelles de bronze supportant des perles de verre, une rouelle et une statuette ; à cùté du corps, on recueillit un tesson de poterie, un fragment de bois et une tête de clou ou d*épîngle en fer.
On connaît plus de cent tumulus sur le plateau boisé qui sépare la Meurthe delà Moselle, entre Toul et Nancy K Cestombelles du plateau de Haye sont presque toutes construites en pierres sèches ; elles sont généralement circulaires, quelquefois elliptiques. Leur hauteur varie de O°940 à 3 mètres; les matériaux ont été entassés avec soin et nulle part on ne rencontre ni dallage sur le sol, ni appareillage de blocs au centre.
Dans l'un d'eux, haut de 2", 50 et ayant 12 mètres de diamètre, on a trouvé neuf squelettes étendus sans orientation et séparés les uns des autres par des lits de moellons. Chaque individu était accompagné d'un vase toujours brisé. L'un d'eux portait au bras gauche un bracelet en bronze ; au niveau de la clavicule du même côté, un anneau de même métal ; enfin, une tige de fer très oxydée partait du pariétal gauche, passait devant la bouche et rejoignait un petit anneau en fer placé au-dessus de Toreille droite. De nombreux morceaux de charbon étaient placés sur le corps, surtout vers la partie gauche du bassin.
. Citons encore, dans le département de Meurthe-et-Moselle, les tumulus de Diarville ^ où Ton a trouvé, à côté d'ossements humains, un torque, un anneau à quatre rayons ou rouelle, des bracelets, des anneaux de jambe et une jolie petite hachette en jadéite de couleur verte. Dans une de ces sépultures, le cadavre reposait sur un dallage fait de pierres brutes posées à plat et était recouvert par un dallage de même genre. Les ossements étaient en partie détruits: