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Mat., 3* série, tome 1, 1SS4, p

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était placée une autre inhumation. Le squelette était disposé sur un char, dont le plancher était doublé d'une armature en fer, sur laquelle étaient tracées des rainures parallèles pour empêcher le guerrier de glisser. On trouva encore un mors en fer, une rosace applique en bronze, un casque en bronze avec dessins géométriques au repoussé, une bague et une œnochoé en bronze. Enfin, en avant de la roue droite du char était le corps d'un sanglier, montrant, passé entre les côtes, un long couteau de 0"45 de longueur, avec poignée en os sculpté longue de 0"*15.

Le cimetière des Varilles, commune de Boën (Marne), a donné prés de 300 inhumations dont plusieurs à char; Tune d'elles renfermait 3 squelettes inhumés sur le même char; un homme entre deux enfants. Le mobilier se composait : d'armes, épées et poignard en fer, avec fourreaux en bronze d'un côté, et en fer de l'autre; d'un collier avec perles de corail ; de torques ; de plusieurs mors de cheval ; d'un bouclier en bois serti dans du fer, etc. Une autre sépulture à char a été trouvée à Yandemange. Une sépulture inhumée, découverte au mont Goûtant, commune de Fontaine-sur-Coole, a donné des anneaux de jambe et des bracelets en bronze ainsi qu'un grand brassard en bois d'if.

A 300 mètres environ de Mareuil-le-Port, entre la route de Paris et la Marne, on a découvert des tombes à inhumation*. Près des squelettes, plus ou moins détériorés, on a trouvé : un torque de 0°*,i3 de diamètre portant comme ornementation une tète d'oiseau; un bracelet en bronze formé. 4^ quatre parties allectant la figure d'un ovale et dont chacune est terminée par un relief en forme de boule; deux fibules en bronze de forme allongée ; une pendeloque en bronze; des fragments de poterie; un couteau en fer; une

1. Bull, arch., 1884, p. 66. J. de Baye : Cimetière gaulois de Mareuille-Port (Marne).

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petite épée de 0*,60 de longueur; des anneaux en bronze; des lances et des javelots en fer, etc.

4. Seine-et-Marne. — La ferme de Montapot est située près du petit village de Salins, à 5 kilomètres deMontereau. On y a découvert, dans un tumulus et autour de ce tertre, de nombreuses sépultures à inhumation ^ Les squelettes du tumulus semblaient avoir été placés en cercle autour du centre du monument, ensevelis à quelques centimètres dans la craie qui forme le fond du sol, et recouverts sur toute leur longueur soit par quelques grosses pierres soit par un grand nombre de petites. Le remblai de terre avait été accumulé au-dessus de cette couverture.

Les cadavres avaient aux bras des bracelets et aux jambes des anneaux; quelquefois, près de la tête, de grandes épingles, longues de 0",06 à 0°»,i5 et un torque ; tous ces objets en bronze portaient une ornementation de cercles concentriques. On a trouvé également une fibule k boudin et des bagues en fer.

Enfin, on a recueilli aux environs de la station une épée en fer, munie d'une soie, large et tranchante des deux côtés ; quoique privée de la pointe, elle avait encore, sans la soie, 0",58 de longueur.

Sur le territoire de la commune de Cély, à une faible distance de la limite des deux départements de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise, près de la route qui conduit de iMelun à Milly, on a constaté l'existence d'un cimetière antique. Les fouilles ont mis à jour des sépultures inhumées qui avaient été déposées dans des fosses creusées dans un sablon assez compact ^.

1. Mat., 2^ série, tome VIII, 1877. p. 241. E. Chouquel : Tumulus et sépultures ^^auloiseâ à Montapol (Seine-et-Marne).

2. J.-J. Champollion-Figeac. Cimetière Qaulois de Cély (Seine-et- Marne). Notice des fouilles faites d'après Tordre de PEmpereur en l'année 1860.

Les inhumations avaient eu lieu selon la pente naturelle du sol et avaient été probablement signalées aux populations antiques par la forme donnée au terrain. Un escarpement d'une certaine hauteur, fait de main d'homme, avait, en effet, contribué à donner à la colline la forme d'un grand tumulus; mais cet aspect avait depuis longtemps disparu.

L'examen de l'emplacement de ce tertre semble prouver que les populations qui l'ont érigé avaient pour coutume de déposer leurs morts près d'une voie de communication. Le tracé de la route de Melun à Milly remonte évidemment à une haute antiquité.

La cérémonie funèbre avait consisté à placer le corps couché sur le dos dans une fosse dont les dimensions moyennes étaient : longueur, 1™,90; largeur, 1 mètre; profondeur, 1™,25. Le fond de l'excavation était couvert d'une couche de pierres en calcaire siliceux et poreuses, de moyenne grosseur (0",20 en tous sens), de formes irrégulières, mais unies et polies comme des cailloux roulés. On rencontre encore des matériaux semblables sur un terrain sablonneux et élevé, situé à un kilomètre du cimetière.

C'est sur ce lit pierreux que le mort avait été déposé. On n'a pu constater s'il avait été enterré avec ou sans vêtement; on n'a trouvé sur lui que des colliers, des bracelets en bronze et quelques fibules difformes et rongées par la rouille.

Le cadavre avait été ensuite recouvert par le sablon extrait de la fosse et par des pierres de grès du pays, placées une à une sur les diverses parties du corps. La plus grosse de ces pierres accessoires reposait sur la face du défunt, atteignant parfois son cou et même sa poitrine. De cette disposition des matériaux de remplissage, il était résulté que la partie inférieure de la face avait été tellement dépri-

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niée depuis le bas du nez, que les ossements, faisant corps avec le sablon durci, ne présentaient plus^ au moment des fouilles, aucune forme humaine. On n'a pu recueillir que des fragments.

Une nouvelle couche de pierres en calcaire siliceux était la dernière enveloppe des cadavres. Le sablon en recouvrit les interstices et la formation de la terre végétale permit la croissance de quelques arbrisseaux qui firent disparaître les dernières traces extérieures des tombeaux.

L'enceinte explorée avait une longueur de 40 mètres de Test à l'ouest, et une largeur de 10 mètres du nord au sud. Dans ces limites, les fosses avaient été creusées suivant des directions variables ; mais le plus grand nombre étaient dirigées du sud au nord. En général, elles ne contenaient qu'un seul mort; cependant l'une d'elles renfermait le squelette d'un homme de grande taille et celui d'un enfant en bas âge. La main droite du père reposait encore sur la tête de son enfant; représentation touchante qui prouve k la fois, pour ces temps reculés, Taffection paternelle et la croyance en une autre vie où le fort saura protéger le faible qu'il aime.

Dans une autre tombe, il y avait des ossements épars près d'un squelette encore entier. Plusieurs crânes, emboîtés l'un dans l'autre, formaient une pile, placée dans un des coins de la fosse, vers les pieds du squelette. Étaitce la dernière trace de sacrifices humains faits en l'honneur du chef disparu?

Les ossements recueillis étaient secs, sains et blanchis, mais de faible épaisseur. Les crânes, en particulier, n'avaient pas plus de 5 millimètres d'épaisseur. Les objets trouvés étaient surtout des bijoux, colliers et bracelets, tous en bronze.

5. Seine et Seine-et-Oise, — Dans la presqu'île de Saint- Maur, près de la Marne, dominée par les hauteurs de Cham-

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pigny, de Chennevières et de Créleil, on a rencontré un cimetière antique *.

Toutes les sépultures étaient à inhumation. Les tombes avaient été creusées dans le sol à une profondeur de 0",70 à i mètre; leur longueur variait de 2 mètres à 2™,20 et leur largeur de 0",70 à 0",80. Dans la plupart, les parois du fond avaient été garnies de pierres plates, posées de champ, sans ciment^ sur une hauteur de 0",30 à 0™,40. Les squelettes étaient étendus diversement sur la couche de sable blanc, la face tournée vers le ciel, et recouverts d'un rang de grosses pierres plates; leur orientation était variable, mais beaucoup avaient la tète au sud.

Le mobilier funéraire ne comportait pas de vases, mais se composait de bracelets en bronze, en fer ou en matière schisteuse, de fibules en fer. Les armes (épées avec ceinturon, en fer, umbos de bouclier, lances, etc.) étaient celles des cimetières des environs de Châlons-sur-Marne et de Reims. Les guerriers de Saint-Maur-les-Fossés étaient les frères de ceux dont on a retrouvé les sépultures dans les départements de la Meuse, de TAisne, de FAube et des Ardennes.

Des sépultures fouillées à Asnières (Seine-et-Oise) ont encore donné un mobilier identique.

6. Vosges i — Dans la forôt d'Ambacourt ^, canton de Mirecourt, il y a huit tertres, hauts de 0°*,40 à 0°*,70, larges de 12 à 15 mètres. Dans Tun d'eux, on a trouvé un vase noir, sans ornement, dans lequel était une pierre de 0",20 de long, sur 0,04 de large, en calcaire du pays, affectant la forme d'une hache, pointue d'un côté et tranchante de l'autre. C'est une arme votive.

1. Rev. arch.y 3' série, tome XI, mai-juin 1838, p. 323. Abel Maître : Cimelière gaulois de Saint-Maur-Ies-Fossés.

2. Rev, arch., 3« série, tome XV, mars-avril 1890. Léon Morel : Tiimulus de Diarville et d'Ambacourt.

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Dans 1 arrondissement de Neufchâteau, on a constaté l'existence de tumulus en différents endroits : à Martigny- |ps-(îerbonvaux, où Ton a recueilli une rouelle, à Suriauville, à Martigny-les-Bains et à Sauville, où Ton a trouvé des fragments d*anneau en lignite.

A Chaumousey, canton d'Épinal *, on a découvert un tumulus avec sépultures à inhumation, accompagnées d'un mobilier composé de : couteaux et lame de silex; torques de bronze et de fer; fibules en bronze et en fer; pendeloques, bracelets, anneaux d'oreille, boutons, etc., en bronze. A côté d'un des cadavres était le squelette d'un cheval.

7. Haute-Marne. — Le département de la Haute-Marne possède, dans ses différents arrondissements, de nombreuses sépultures à inhumation.

Non loin de Sauville et de Martigny-les-Bains (Vosges), se trouve la commune de Breuvannes (arrondissement de Langres) où l'on a découvert un casque en bronze et des boucles d'oreille de même métal qui rappellent des objets semblables rencontrés dans les sépultures inhumées de la Marne ^,

Les environs de Langres ont donné lieu à des observations analogues.

A Attancourt ^, on a recueilli, dans un tumulus, des armilles, des bracelets, des fibules, des torques, des pointes de flèche, le tout en bronze.

Des tertres s'élèvent encore au lieu dit « Charmey » près d'un ancien chemin allant de Prauthoy à Montsangeon *.

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