II. Par., XVI
TRIBUS DU HITE DE l'iNHUMATION 275
ploient rexpression générale exsoça « enlèvement, transport » et qui n'admettent pas qu'on ait brûlé les morts.
Citons à l'appui de cette thèse ce qui est dit des funérailles de Joram *.
« Il mourut donc de cette horrible langueur et le peuple ne Tensevelit point selon la coutume^ brûlant son corps avec des parfums, comme les corps de ses ancêtres.
« ..... On Tensevelit dans la ville de David, mais non pas dans le sépulcre des rois. »
On peut supposer, d'après cela, que l'interprétation des traducteurs n'est pas exacte et que Ton ne brûlait pas le corps du défunt, mais seulement les parfums qu'on accumulait près du cadavre du prince au moment de son enterrement.
L'incinération semble, d'ailleurs, n'avoir été admise que pour faire disparaître les restes de grands coupables et comme une purification. C'est ainsi que Josias, marchant dans les voies de David, purifia Juda et Jérusalem des hauts lieux, des bois profanes, des idoles et des statues ; il fit détruire les autels de Baal et brûla les os des prêtres sur leurs autels -.
Quelle que soit la confiance que l'on accorde aux exceptions que nous venons d'énumérer, il semble hors de doute que les rites funéraires, adoptés par les Hébreux depuis la plus haute antiquité, furent ceux de l'inhumation. Il suffit, pour s'en convaincre, de parcourir les différents livres de la Bible.
Abraham ensevelit sa femme Sara ^ dans le caveau de Macphélah qu'il avait acheté d'Éphron, Lui-même fut enterré au même lieu *.