‹ Les populations primitivesChapitre 121 sur 150 · Strabon. Géogr., XV · texte numérisé non relu

Strabon. Géogr., XV

dans la chambre sépulcrale un lit en or, une table chargée de coupes, un cercueil également en or et une quantité de belles étoffes et de bijoux précieux enrichis de brillants. Plus tard le mobilier funéraire fut complètement pillé, à Texception du lit et du cercueil qu'on s'était contenté de briser après avoir déplacé le corps.

Les autres exemples d'inhumation chez les Perses ne sont pas rares. Citons seulement les funérailles d'Artachée, qui avait présidé aux travaux du canal du Mont Athos et celles de Masistius, général de cavalerie, tué par les Athéniens dans un combat avant la bataille de Platée ^

4. Chez les Hébreux, Tunique mode de sépulture était rinhumation. Cet usage est mentionné par Tacite* : « Corpora condere quam cremare ». Le Talmud signale comme une pratique païenne celle de brûler les morts. Cependant, il semble, d'après certains passages de la Bible, que plusieurs fois les corps des rois furent solennellement brûlés.

Ainsi auraient été célébrées les funérailles de Saiil '\ tué par les Philistins. Les habitants de Jabès-Galaad auraient brûlé son corps et enseveli ses os dans la forêt de Jabès.

De même, dans les Paralipomènes ^, on lit, au sujet d'Asa, roi de Juda : « Et on l'ensevelit dans un tombeau qu'il avait fait en la ville de David, et on le mit dans son lit couvert d'aromates et de parfums composés avec un art infini et on le brûla avec un grand appareil ». Cette traduction du texte primitif, ne peut être acceptée toutefois sans discussion ainsi que celle des divers passages de la Bible concernant l'incinération. Ces passages manquent de clarté et sont d'ailleurs interprétés différemment par les Septante qui em-

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