‹ Les populations primitivesChapitre 130 sur 150 · Hérodote. Hist., Hl · texte numérisé non relu

Hérodote. Hist., Hl

tence prolongée doQt les chances de durée étaient encore augmentées par la multiplication des représentations du corps. Pour le pauvre, dont les héritiers n'étaient pas assez riches pour faire la dépense d'un embaumement^ il y avait une consolation si Ton enfouissait avec son corps un double matériel. Le respect qu'on avait pour les morts ne permet pas de douter qu'il en fut ainsi. On sait que la caution la plus sacrée qu'un débiteur pouvait donner à son créancier était les corps de ses parents défunts. La plus grande infamie et la privation de sépulture attendaient celui qui ne retirait pas un tel gage K

Les Éthiopiens embaumaient aussi leurs morts ^; mais certains d'entre eux renfermaient les cadavres dans des cercueils de terre cuite et les enterraient autour des temples ^ Le serment prononcé sur ces tombeaux était pour eux le

plus solennel.

Remarquons que ce mode de sépulture dans des jarres en terre cuite a été observé dans les fouilles exécutées dans la région transcapienne et qu'il s'est retrouvé encore à Sfax en Tunisie. La même coutume existait aussi aux îles Baléares *.

7. Les sépultures inhumées ont été reconnues par les archéologues en Tunisie et en Algérie, dans le Sahel, les Hauts-Plateaux et le Sahara. C'est de là sans doute que le même rite s'est propagé dans les provinces méridionales de l'Espagne apporté par les navigateurs de la Méditerranée qui l'avaient déjà imposé aux habitants de plusieurs lies.

Parmi ces dernières, la Crète s'étendait comme une large barrière transversale à l'entrée de l'Archipel, du côté du sud; Là s'étaient groupés des peuples d'origine différente

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