‹ Les populations primitivesChapitre 129 sur 150 · Strabon. Géogr,, XVI · texte numérisé non relu

Strabon. Géogr,, XVI

2. Strabon. Géogr,, XVI, 17. Diodore de Sicile : Bibl. hxsL, III, 32.

â8i LES POPULATIONS PRIMITIVeS

Perses * et les Lacédémoniens ^. Il assurait mieux la conservation des corps que le dépôt dans des cercueils, dans la. terre ou entre les dalles souvent disjointes d*un tombeau creusé dans le sol et recouvert par un tumulus ; en revanche, il était très coûteux et à la portée seulement des rois et des personnages riches et puissants. Les détails donnés par Hérodote ' et par Diodore de Sicile ^ prouvent que les opérations de Tembaumement étaient délicates et même dangereuses pour ceux qui les exécutaient; elles exigeaient remploi de substances spéciales et, même dans le cas où elles étaient le plus simplifiées, elles duraient un temps si long (soixante-dix jours), que leur emploi pour tous les défunts de TËgypte était impossible. Il est probable que pour le plus grand nombre la cérémonie funèbre consistait dans rinhumation.

Nous savons, en effet, que les lois défendaient aux Égyptiens de brûler leurs morts parce que le feu était un animal féroce qui dévore tout ce qu'il peut saisir et qui, après s'être rassassié, meurt lui-même avec ce qu'il a consumé. Elles n'autorisaient pas non plus d'abandonner aux bêtes les corps morts *.

Pour l'Égyptien, dit-on, l'homme se composait d'un corps et d'un double, second exemplaire du premier mais fait d'une nature moins dense que la matière corporelle. Afin de vivre dans l'autre monde, le double avait besoin d'un corps lui servant de support. On essayait de retarder la destruction de ce dernier par les pratiques de l'embaumement, mais par précaution, et, pour le cas où la momie serait anéantie, on donnait au corps des suppléants, statues de pierre ou de bois. On assurait ainsi au double une exis-

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