Appien. Histoire romainCf L. Ibérique
quelques tribus plus énergiques ont refusé sans doute de subir une domination étrangère ; elles ont reculé lentement. Nous les voyons presque au contact des Celtes sur les sommets de la Gaule pyrénéenne, dans le pays basque et à Test de la vallée de TAude. Elles émigrent, d*une part, en Espagne où elles deviennent aux temps historiques la race connue sous le nom d'Ibères, occupant le bassin de Tocéan Atlantique et les rivages de cette mer extérieure. Elles franchiront, si elles ne l'ont pas traversé déjà, le détroit de Gibraltar, et nous les retrouverons en Afrique.
2. Les tribus, rejetées à Test, occupent les côtes de la Méditerranée et s'étendent de Port-Vendres à Gènes. Elles seront confondues plus tard avec les Ligures, et leurs hardis navigateurs aborderont dans les Baléares, la Corse, la Sardaigne et même la Sicile.
Cette dernière hypothèse semble, en effet, être encore justifiée par les textes.
Les anciens donnaient aux Ligures différents noms ; ils les appelaient Lygies, Lyguriens, Lygiens, Ligustins. Ils ne les confondaient pas avec les Celtes. Strabon * dit que ces deux peuples étaient de race différente, quoique se rapprochant beaucoup par leur manière de vivre. On distinguait aussi les Ligures des Ibères, puisque Festus Aviénus prétend que le lit du Rhône séparait la terre ibérienne des rudes Ligyens :
hujtis (Rhodani) alveo
Ibera tellus aique Ligyes asperi Iniersecuntur;,, ..
. Cette limite, toutefois, n'est pas reconnue par Scylax de Caryanda qui, dans son Périple, écrit qu'entre les Ibères et le Rhône se trouve une population mêlée de Ligyes et d'Ibères. Suivant lui, c'est à partir du Rhône que se