Anthrop.^ tome I, p
2. D' Komer. Résumés généraux du mouvement archéologique en Hongrie^ Buda-Pest, 1878.
pas de construction protectrice en forme de voûte. Les cendres sont déposées dans de petites cella, ou bien parfois disséminées dans le massif. D'après les observations faites pendant les fouilles, il semble que les cadavres n'ont pas été brûlés sur remplacement même du tumulus. Quant au mobilier funéraire, il se composait de fusaioles, de morceaux de bronze et de fer, de couteaux, d'hameçons, de tessons de poterie.
A Csurgo, dans le comitat de Fejervar, on trouva des tumulus avec chambre en bois, contenant une grande urne cinéraire. Au-dessus de la chambre une voûte en pierres supportait le remblai en terre du tertre. Le mobilier funéraire se composait de fers de lance, de boutons en cuivre, de débris de harnais de cheval ainsi que de pots pleins d'ossements brûlés.
Dans le même comitat de Fejervar, les nombreux tumulus de Patka, dont la hauteur variait de 0'",20 à 1™,30 et le diamètre de 7", 60 à 12 mètres avaient une substructure en forme de four. On y recueillit des urnes, des cruches, des fragments de fibules et de bracelets en bronze, ainsi que divers objets en verre et en fer.
De même espèce étaient les tombelles de Sza'zhalom près de Bakonybel, dans le comitat de Veszprem. Cette nécropole était d'un accès difficile ; on y trouva un mobilier très pauvre, composé seulement de fragments de poterie.
Des tumulus à four se rencontrent également dans le comitat de Zala, près de la Styrie.
Sur la rive gauche du Danube, les sépultures incinérées se retrouvent dans le comitat de Porseny, sur les pentes des Petites Karpates, au sud des monts Javorina ainsi que dans le comitat de Nôgrâd, dans la région montagneuse située sur la rive gauche de l'ipoly, près du point où le Danube change brusquement son cours et, au lieu de se diriger vers l'est, coule vers le sud.
TRIBUS DU RITE DE L'iNCINBRATION 75
D'autre part, nous trouvons encore à l'orient des incinérations dans les massifs montagneux des Karpates et de la Transylvanie. Ce sont : celles du comitat de TUngh, près de la rivière de ce nom, qui descend des Karpates à la frontière de la Galicîe, au nord-est de la Hongrie, ainsi que les tombelles édifiées sur les rives élevées et les plateaux du cours supérieur de la Theiss, au sud-est de TUngh ; celles du comitat de Bihar, dans ces montagnes de même nom où prennent leurs sources la Kôros blanche et la Kôrôs noire, aux confins de la Hongrie et de la Transylvanie, celles, plus à l'est, de la Transylvanie, dans le comitat de Udvarhély, sur les contreforts occidentaux des Karpates aux sources de la rivière Grande Kûkûllo, près de la frontière de la Moldavie, et, dans le comitat de Hermannstadt, sur les pentes septentrionales des Alpes de Transylvanie, au nord-ouest des monts de Fogaras, au débouché du défilé de la Tour rouge.
A Lôcz, comitat de Pozsony (Pressburg), la nécropole était un cimetière contenant des urnes noires et où Ton a recueilli des objets en bronze et en fer, ainsi que de petites poteries et des perles de verre bleu ou vert.
Dans le comitat de Nôgrâd, à Filin, était encore un cimetière à incinération. On y a constaté trois modes d'ensevelissement : 1® on brûlait les cadavres et Ton déposait les restes dans des urnes qu'on recouvrait de pierres ; 2<> on brûlait les corps et on plaçait les cendres dans de grandes urnes que Ton couvrait avec des plats ou qu'on laissait ouvertes, mais à côté desquelles on trouve ordinairement des urnes plus petites; 3° enfin, les restes des corps brûlés étaient déposés dans des urnes, à l'exception de la tête, qui avait été coupée avant la crémation et ensevelie.
On a rencontré encore d'autres cimetières à incinération dans le même comitat; ainsi à Lapujto et aussi à Erdô- Kurth, près de la route qui conduit k Acsa (comitat de Pest).
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Dans celte dernière stati< objets de mobilier ea bro la présence de sqaeletl l'orient.
En Transylvanie, ilexi en pierre. On les rencon ainsi qu'à Tokespaszlâ, d contreforts occidentaux de 0~,3U à 2 mi-tres, leui Dans chacun d'eux, il y i ments, recouverts de gn de l'est à l'ouest, et qui c des morceaux de charboi des Tra^rmenls de poterii mains, jamais d'os d'anii
Les tertres de Kastenl sur les pentes seplentrio sont disposés sur quatn du nord-est au sud-ou 820 mètres. La hauteur ()»,5t) k 2 mètres, leur très.
Au-dessous de pierres sont faites avec des dall cendres mêlées de charb Beaucoup de ces fragmei perses dans le remblai. I urne en terre grise.
Des tombelles à four Tisza, sur les rives élevi Elles contenaient général ossements calcinés et de:
pierre ou en bronze.
De même espèce auss
dans les comitats montagneux de Bihar, sur la frontière de Transylvanie, et de Ungh, sur la frontière de Galicie.
5. Bosnie et Herzégovine , — Les nécropoles de gromilas, c'est-à-dire de tumulus ou plutôt galgals, existent en Bosnie et en Herzégovine ^ Elles sont composées de sépultures à inhumation et à incinération.
Une des plus importantes, celle du plateau de Glasinac, à 50 kilomètres de Sarajevo, comprend environ dix-neuf mille tombelles, de dimensions très diverses, le diamètre de la base variant de 2 mètres à 20 mètres et la hauteur de 0«",25 à S-'^SO.
Trente pour cent environ contiennent des sépultures incinérées. Le mobilier parait appartenir à la civilisation que les archéologues désignent sous le nom de premier âge de fer.
6. Caimiole et Carinthie. — Dans ces provinces on a encore trouvé à la fois les sépultures à incinération et des sépultures à inhumation, ces dernières en petit nombre.
Les nécropoles sont nombreuses ; citons entre autres : celles de Watsch et de Sanct-Margarethen qui semblent les plus importantes ; les tumulus de Landstrass ; les tombeaux à urnes de Zirknitz ; les tertres de Sanct-Veit et de Saint- Marein; les tombeaux à urnes de Lepence; ceux de Santa- Lucia, à Gœrz; de Rosegg, dans la vallée de la Drave; etc.
Dans les nécropoles de Watsch et de Sanct-Margarethen ^, les urnes cinéraires étaient en général recouvertes d'une plaque de pierre et entourées de charbon de bois ; lorsqu'il y avait deux urnes sous une même plaque, l'une d'elles
1. Anthropologie, septembre-octobre 1894 et juillel-aoïil 1895.
2. Die neuesten Graberfunde von Watsch und St-Margarelhen in Krain and der culturkreis der Hallstœtter. Période XL VII. Bande der Denkschriften der mathematischnaturwissenscha/ltichen. Classe der K. Académie^ Wien, 1883. — Rev. arch,, 3° série, r« année, novembre 1883 — S. Reinach. Fouilles dans les nécropoles de Watsch et Sanct» Margareihen en Carniole,
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était vide. Ces nécropoles à urnes < urnenhûgel) ressemblent à celles que Ton a rencontrées dans le Brandebourg, la Poméranie, le Mecklembourg et le Holstein.
Le mobilier funéraire se composait d'armes et de bijoux en bronze et en fer. On y a signalé en outre comme pièces curieuses : 1" un ceinturon de bronze orné de figures au repoussé, cavaliers et fantassins représentés exactement comme ceux de la situle de Bologne; 2** une situle de bronze ornée d'une série de figures au repoussé, dont les motifs sont analogues à ceux observés sur les fragments d'un vase en bronze trouvés à Matrei en Tyrol, sur la situle de Moritzing, trouvée à Botzen dans le sud du Tyrol, sur la situle de Hallstatt et sur la situle de la Certosa de Bologne.
Tous les objets provenant des tombelles de Watsch et de Sanct-Margarethen dénotent une certaine relation entre ces nécropoles et celles des autres localités de la Carniole et de la Carinthie, auxquelles on peut encore rattacher les tumulus voisins de Gmùnd, ceux de Warmbad-Villach et les tombeaux de Tscherberg.
Dans la Basse-C4arniole *, les environs de Briindl^ Rovische surtout, sont parsemés d'un grand nombre de tumulus diversement groupés et d'une hauteur moyenne de 2 mètres à 3 mètres. Les deux rites y ont été en usage. Les sépultures à incinération consistent en caisses quadrangulaires en dalles de pierre, recouvertes par le tertre et contenant de grandes urnes remplies des cendres du défunt, mêlées avec les divers accessoires usités en pareil cas.
En Carinthie, au cimetière de Rosegg, dans la vallée de la Drave, la crémation était l'usage général. Les cendres du mort étaient dans une urne en poterie ou en bronze très mince. Les objets, déposés près de ces urnes, étaient des