Idem, p
3. Di un Sepolcrelo etrusco scoperlo pressa Bologna, Bologna., 1855. — Iniomo ad altri settnniuna tombe del sepolcreto etrusco, etc. Bologne, 1856.
TRIBUS DU RÎTE DE L*INCINÉRATÎON 99
sées dans une urne enfouie au milieu d'un trou creusé dans le sol. Quelquefois ce récipient était placé dans une cella faite de cailloux et de dalles de grès, de cailloux seuls ou de dalles seules.
Les urnes cinéraires étaient, en général, de couleur noire; elles portaient des ornements, et, fait caractéristique, elles n'avaient qu'une seule anse. Elles contenaient une petite quantité d'os humains, surmontés de fragments d'objets et étaient recouvertes par une espèce de coupe en argile, grande, profonde et n'ayant qu'une seule anse.
Le vase, ainsi préparé, avait été placé sur une couche de cendres de couleur noire, dont on avait enlevé les gros morceaux de charbon. Sur cette aire, constituée sans doute des portions les plus précieuses du bûcher, on retrouve des objets en bronze, en fer, en ambre, en os, en argile, probablement des présents offerts au défunt pendant ses obsèques. Enfin, quelques ossements d'animaux provenaient du repas des funérailles dont une partie de la vaisselle avait été abandonnée près de la sépulture.
L'analyse chimique a révélé encore la présence, dans les cendres, de substances résineuses et oléagineuses qui avaient été répandues sur le bûcher.
On trouva des tombes de même espèce a Bologne même *, dans la commune de Liano, au sud-est de la même ville, et à Pontecchio, le long du Reno. Des sépultures à incinération furent également rencontrées près du bourg de Bazzano à l'ouest-nord-ouest de Bologne et près du Reno à Marzabotto.
L'antique Felsina (Bologne) semble donc avoir été le centre d'une vaste nécropole dans laquelle les anciens habibitants du pays déposaient leurs morts après les avoir brûlés.